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·8 mars 2026
Hoarau raconte l’effet Ibrahimovic : un mélange de vestiaire, de respect et de résignation

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·8 mars 2026

Dans un entretien accordé à L’Equipe, Guillaume Hoarau, 42 ans, ancien avant-centre du Paris Saint-Germain, est revenu sur l’empreinte laissée par Zlatan Ibrahimovic dans le vestiaire parisien. L’ex-attaquant français y décrit moins une frustration personnelle qu’une forme de lucidité apaisée face à un joueur qu’il jugeait tout simplement au-dessus. Il est le joueur le plus fort avec lequel il a évolué.
« Quel est le joueur le plus fort avec lequel vous avez évolué ? Zlatan Ibrahimovic. Il m’appelait Ziggy Marley, comme le fils de Bob. Une fois, il vient me voir sous la douche : « Toi, t’arrives, tu chantes ton reggae et tu ne fais jamais la gueule. Comment c’est possible ? ». J’aurais pu bouder car je ne jouais pas. Mais c’est Ibra, il n’y a pas de mal à se dire : « Là, je ne peux pas lutter ». C’était une bête physique et c’était très fort techniquement. J’aurais aimé être cinq minutes comme lui. »
Dans ses mots, Hoarau ne cherche ni à réécrire l’histoire ni à forcer un regret de façade. Il raconte au contraire une cohabitation marquée par l’évidence du very high level, celui qui coupe court aux états d’âme et remet chacun à sa place. L’anecdote du surnom “Ziggy Marley”, puis cette scène sous la douche, donnent au souvenir une couleur très vestiaire, presque tendre, loin du cliché du concurrent amer.
Ce que dit surtout Hoarau, c’est qu’Ibrahimovic imposait un tel mélange de puissance, de technique et de présence qu’il devenait inutile de se raconter des histoires. Il y a dans ce récit une admiration franche, mais aussi une forme de fatalisme sain : parfois, dans un effectif, il ne s’agit pas d’être mauvais, seulement d’être tombé sur un monstre du jeu.









































