OnzeMondial
·3 février 2026
« Il a un peu perdu le mojo », une légende de l'OM pique De Zerbi

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·3 février 2026

Le cas Roberto De Zerbi ne cesse de faire parler autour de l'OM. Et les critiques sur sa gestion viennent aussi de légendes du club.
Après le nouveau raté de l’OM face au Paris FC, Eric Di Meco, ancien latéral gauche du club vainqueur de la Ligue des champions 1993, ne cache pas son exaspération dans les colonnes de la Provence. Pour lui, la responsabilité première revient aux joueurs : « Moi, je fais partie de ceux qui pensent que la première responsabilité, quand ça va bien ou quand ça va mal, c’est les joueurs. Après, bien sûr, il y a le coach. » Mais il n’épargne pas non plus Roberto De Zerbi, pointé du doigt pour ses choix et son management : « Le coach, on a l’impression qu’il a un peu perdu le mojo. »
Di Meco souligne que le turnover constant et les changements fréquents perturbent la stabilité de l’équipe : « Dans les compos qui ont beaucoup changé depuis le début de la saison, il y a un vrai débat. Moi, je pars du principe, surtout pour les défenseurs, que plus tu joues souvent avec les mêmes coéquipiers, plus tu adoptes des automatismes. Surtout quand tu passes à 4 ou à 5, quand tu te connais bien, c’est plus facile. » Di Méco insiste sur la nécessité de mettre en place une base solide et stable : « Honnêtement, De Zerbi fait beaucoup de turnover parce qu’il veut garder tout le monde impliqué dans le projet. Mais aujourd’hui, un joueur qui n’est pas titulaire, s’il passe cinq matches sur le banc, il sort du projet et il boude ? »
L’ancien champion rappelle aussi que la mentalité doit primer, surtout dans les moments cruciaux : « Ce n’est pas trop dans l’ADN du club. Même les années 90, il y avait ça au minimum. On n’a pas gagné tous les matches, mais on répondait présent. » Et de souligner la responsabilité individuelle : « Le mec, s’il ne se bat pas sur le terrain, s’il ne court pas, c’est parce que l’entraîneur n’a pas fait ce qu’il fallait… Non, c’est le joueur qui n’a pas fait ce qu’il fallait. »
Di Meco met aussi en garde sur l’importance des dirigeants : « Je les ai trouvés très nerveux. Normalement, quand tu es dirigeant, tu dois amener un peu de tranquillité quand tu sens qu’il y a de la nervosité. » Et il rappelle le poids du maillot : « Tu as la chance d’avoir un stade de 67 000 places, plein à tous les matches… Tu as une responsabilité quand tu portes ce maillot-là. Et surtout, ta responsabilité, assume-là. » Le reflet clair du sentiment actuel des supporters.
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