« Il est presque inutile de souligner les significations de ce match » : il y a 30 ans, l’Italie jouait à 13h30 dans un Sarajevo en ruines, un stade criblé de balles et une banderole qui disait tout | OneFootball

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·29 mars 2026

« Il est presque inutile de souligner les significations de ce match » : il y a 30 ans, l’Italie jouait à 13h30 dans un Sarajevo en ruines, un stade criblé de balles et une banderole qui disait tout

Image de l'article :« Il est presque inutile de souligner les significations de ce match » : il y a 30 ans, l’Italie jouait à 13h30 dans un Sarajevo en ruines, un stade criblé de balles et une banderole qui disait tout

Le 6 novembre 1996, la Bosnie et l’Italie se retrouvaient pour la première fois au stade Kosevo de Sarajevo. Un match historique, joué à 13h30, à l’heure du déjeuner, pour une raison simple : le stade n’avait pas d’éclairage. Trente ans après, ce souvenir reste gravé dans les mémoires.

Quatre ans après la fin du long siège de la capitale bosniaque, le football reprenait ses droits dans un stade rempli de 40 000 spectateurs. Le grand écran du Kosevo, criblé de balles, avait été recouvert d’une banderole sobrement titrée « Merci les Azzurri ». Depuis les tribunes, les envoyés spéciaux de l’époque pouvaient voir les collines en partie transformées en cimetières.


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Le commentateur Bruno Pizzul avait posé les mots justes dès l’ouverture de sa présentation : « Il est presque inutile de souligner les significations de ce match qui vont bien au-delà du fait sportif et footballistique. »

Avant la rencontre, la sélection italienne, alors dirigée par Arrigo Sacchi, avait rendu visite à l’hôpital psychiatrique de la ville, apportant des dons aux jeunes patients. Sacchi avait confié : « Nous voulons apporter de la sérénité à ces gens. Jouer à Sarajevo après quatre ans signifie que l’on revient à la normale. »

Sur le terrain, la Bosnie l’emportait 2-1. Salihamidžić, futur joueur de la Juventus une décennie plus tard, ouvrait le score, Chiesa égalisait, avant que Belić ne donne la victoire aux Bosniaques. Un résultat que Pizzul qualifiait d' »inscrit dans les annales ».

Ce match restera également comme la dernière rencontre de Sacchi sur le banc de la sélection italienne. Quelques semaines plus tard, il démissionnait, laissant sa place à Cesare Maldini, alors entraîneur des espoirs. Un cycle se terminait, un autre commençait, dans les ruines encore fraîches d’une ville en reconstruction.

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