OnzeMondial
·2 mars 2026
"Il fallait le surprendre" ... Zidane revient sur sa panenka dingue face à Buffon

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Zinédine Zidane est revenu sur sa panenka en finale de la Coupe du monde 2006 face à Gianluigi Buffon. Un geste à l'instinct.
Le 9 juillet 2006, Zinédine Zidane réalisait une panenka totalement dingue en finale de la Coupe du monde face à l'Italie. Dans des propos accordés à L'Equipe, Zizou est revenu vingt ans plus tard sur ce geste inattendu. Pour lui c'est simple, il fallait surprendre Gianluigi Buffon, qui le connaissait par cœur : "C'est un geste différent. Mais il fallait que je le fasse car il y a "Gigi" Buffon en face. Il me connaît trop. Je le connais aussi. Il fallait le surprendre et, dès que je prends le ballon, je sais que je vais faire ça" raconte-t-il.
Il poursuit : "Quand je tirais les penalties, je frappais de la droite vers la gauche. Je fermais le pied. D'ailleurs, "Gigi" plonge tout de suite à droite en finale. Je me dis qu'il faut que j'innove, que j'invente quelque chose par rapport à lui. Si je rate, ce n'est pas grave car il restait du temps derrière (il marque à la 7e minute). J'aime ce que j'ai fait."
Un geste spontané qui le résumait tellement bien : "En général, je faisais tout à l'instinct, avec le cœur, je ne calculais pas. C'est pour ça que le foot est aussi génial. Il faut que ce soit spontané pour créer. Les gens aiment ça, la folie, la création, quand il se passe des choses. Tu rates, tu réussis. Ce n'est pas grave. L'important est de créer des émotions."
Et alors qu'il est pressenti pour reprendre la suite de Didier Deschamps l'été prochain, le natif de Marseille s'est remémoré d'autres moments sous la tunique bleue, notamment la première au Stade de France : "Je me souviens : le 28 janvier 1998. Je me rappelle de tout. J'aurais pu jouer ce match pendant des heures même s'il faisait un froid terrible. (Il insiste) Je me souviens de tout : l'Espagne, en face, qui est invaincue depuis quatre ans, Andoni Zubizarreta, le maillot bleu, moi qui marque ce premier but, le terrain gelé... Mais ce n'est pas grave."
L'inauguration de l'enceinte dionysien, un moment de pur bonheur : "On est tellement heureux d'être là. Même si ça faisait mal aux pieds. J'aurais joué sur du carrelage ce jour là ! C'est trop génial. Je joue comme si j'étais dans le quartier avec les copains. (Il souffle) J'aimerais que ça ne s'arrête jamais. Tout était beau. C'était aussi le destin. Il y a tellement de choses qui se mélangent aujourd'hui quand on connaît la suite."
Un stade où il sera sacré champion du monde quelques mois plus tard : "Ce sont des grands souvenirs qui en appellent d'autres avec les copains. J'en ai encore les frissons... C'est là que l'histoire commence, qu'elle va s'écrire. 1998, ça part de là. Six mois plus tard, on est Champions du monde dans ce stade. Le lendemain du Brésil, j'ai compris que ma vie ne serait plus pareille. C'est sûr : l'équipe de France a changé ma vie."
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