« Il faut faire comme en 1974 »… les supporters VIP de l’Italie réclament la révolution après le fiasco belge | OneFootball

« Il faut faire comme en 1974 »… les supporters VIP de l’Italie réclament la révolution après le fiasco belge | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Calciomio

Calciomio

·27 septembre 2026

« Il faut faire comme en 1974 »… les supporters VIP de l’Italie réclament la révolution après le fiasco belge

Image de l'article :« Il faut faire comme en 1974 »… les supporters VIP de l’Italie réclament la révolution après le fiasco belge

Comme le raconte La Stampa, la défaite contre la Belgique n’a pas seulement plombé le début de l’Italie en Nations League. Elle a aussi déclenché un débat sur l’état de la sélection et la méthode de Roberto Mancini. Alors que le nouveau-ancien sélectionneur avait promis du renouvellement, l’Italie alignée à Rome n’a guère montré de nouveaux visages. Le jeune Alessandro Romano, seul titulaire de 20 ans, a même vécu une première extrêmement compliquée. Face à cette situation, plusieurs personnalités italiennes réclament déjà un changement de cap radical.

L’écrivain Sandro Veronesi va jusqu’à demander à Mancini de reproduire le grand ménage effectué après le Mondial 1974 : « Il faudrait faire comme en 1974, lorsque le sélectionneur Bernardini, après le désastreux Mondial en Allemagne, s’est séparé de monstres sacrés comme Rivera, Mazzola et Riva pour s’appuyer sur les jeunes qui ont ensuite formé l’Italie championne du monde. Aujourd’hui, la situation est encore pire, puisque nous ne sommes plus allés à la Coupe du monde depuis trois éditions. Mais Mancini doit trouver les talents potentiels et les faire jouer. Je refuse de croire que les Italiens ne savent plus jouer au football… »


Vidéos OneFootball


Le chanteur Biagio Antonacci, lui, insiste sur la formation : « L’Italie a du talent, mais nous devons recommencer à le cultiver. Investir dans les centres de formation, faire confiance aux jeunes et privilégier la technique et la créativité plutôt que la puissance physique et la tactique. Le talent ne manque pas, nous devons apprendre à le faire grandir. »

Un discours auquel Maurizio De Giovanni ajoute une critique beaucoup plus directe de la stratégie actuelle : « Il aurait été plus intéressant de garder Baldini comme sélectionneur parce qu’il aurait eu les bonnes motivations et qu’il sait travailler avec les talents potentiels. Miser sur les anciens, à plus forte raison sur des anciens qui ont déjà déçu, n’a aucun sens. Puisqu’il fallait perdre, autant faire jouer les jeunes pour véritablement commencer un nouveau cycle. Contre la Belgique, je n’ai pas vu de renouvellement, mais une parfaite continuité avec la médiocrité précédente. »

Tous ne réclament toutefois pas une révolution immédiate. L’entrepreneuse Lavinia Biagiotti appelle à la patience : « Rome ne s’est pas faite en un jour. Une grande sélection a elle aussi besoin de temps pour construire son jeu, son identité et sa confiance. Je crois dans la valeur du travail, de l’équipe et dans la capacité à toujours recommencer sur une page blanche. Soutenons les Azzurri : les plus beaux défis se gagnent ensemble. »

L’ironie résume peut-être le mieux l’ambiance. Piero Chiambretti rappelle que l’hymne italien affirme que « l’Italie s’est réveillée » : « Donc soit nous changeons l’hymne, soit nous changeons l’équipe, mais l’Italie finira par se réveiller. »

Entre appel à la révolution, défense de la formation et invitation à patienter, un constat rassemble ces voix : après trois Mondiaux manqués, l’Italie ne peut plus se contenter de reproduire les recettes du passé.

À propos de Publisher