Calciomio
·7 juin 2026
« Il incarne l’un des plus beaux parcours de réhabilitation et de valorisation du football italien » : retour sur l’incroyable saison de Federico Dimarco

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·7 juin 2026

Comme le raconte Ultimo Uomo, Federico Dimarco incarne l’un des plus beaux parcours de réhabilitation et de valorisation du football italien récent. Lorsqu’il se présente au rassemblement estival de l’Inter pour la saison 2021/22, sa carrière semble encore appartenir au schéma classique des jeunes talents italiens : prometteur dans les sélections de jeunes, notamment avec l’Italie U19 où il marque 4 buts sur coup franc lors de l’Euro 2016 perdu en finale, mais ensuite balloté entre prêts et incertitudes tactiques. Passé par la Serie B, la Serie A et même le championnat suisse, il peine à trouver un rôle stable, notamment en raison de son profil atypique : doté d’un excellent pied gauche mais jugé trop petit pour défendre à quatre et pas assez athlétique pour jouer piston dans un système à cinq.
Sous Antonio Conte, il n’entre pas dans les plans du système en 3-5-2 et est prêté à l’Hellas Verona, où il progresse sous Ivan Jurić puis Igor Tudor, au point d’être parfois utilisé comme défenseur central gauche. À son retour à l’Inter, son avenir semble encore incertain, mais le départ de Conte change la donne. Simone Inzaghi le convainc lors de la préparation estivale et fait de lui un élément central de son dispositif offensif. Dimarco devient alors l’un des principaux moteurs de l’Inter, contribuant à une période marquée par un Scudetto et deux finales de Ligue des champions.
Même après le départ d’Inzaghi et l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Christian Chivu, beaucoup imaginaient une saison plus difficile pour lui, en raison d’un rôle très spécifique façonné par son ancien coach et d’une fin de saison précédente physiquement compliquée. Pourtant, Dimarco réalise une saison exceptionnelle, battant tous les records offensifs pour un défenseur en Serie A. Il termine notamment avec 18 passes décisives, établissant un nouveau record du championnat, dépassant celui du Papu Gómez, pourtant joueur offensif.
Son influence dépasse largement les chiffres. Il est décisif dans des moments clés, comme en finale de Coupe d’Italie où un de ses centres provoque l’ouverture du score contre son camp, ou lors d’un match crucial contre le Torino où il délivre deux passes décisives, dont une sur corner. L’Inter devient d’ailleurs la meilleure attaque du championnat et bat le record de buts sur corner, avec 18 réalisations sur phase arrêtée, domaine dans lequel le pied gauche de Dimarco joue un rôle déterminant.
Mais réduire Dimarco aux coups de pied arrêtés serait réducteur. Il marque également dans le jeu, notamment contre le Napoli dans un choc important, et affiche une série impressionnante entre la 17e et la 27e journée avec 4 buts et 8 passes décisives. Il termine la saison avec 7 buts et 18 passes décisives, confirmant son rôle central dans le titre de l’Inter.
Même si Lautaro Martínez finit meilleur buteur, Dimarco apparaît comme le joueur le plus influent du collectif champion. Depuis son retour décisif en 2021, il cumule 21 buts et 42 passes décisives sous le maillot nerazzurro, une trajectoire que peu auraient pu anticiper. Son parcours pose une question plus large : combien d’autres joueurs au profil similaire pourraient encore exploser s’ils trouvaient enfin le bon contexte tactique ?







































