Girondins4Ever
·3 février 2026
[Interview G4E] Daouda Leye : “Tu es considéré comme un club de Ligue 1, tu as un terrain de Ligue des Champions et tu dois jouer en National 2”
![Image de l'article :[Interview G4E] Daouda Leye : “Tu es considéré comme un club de Ligue 1, tu as un terrain de Ligue des Champions et tu dois jouer en National 2”](https://image-service.onefootball.com/transform?w=280&h=210&dpr=2&image=https%3A%2F%2Fgirondins4ever.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2024%2F09%2FPapy-Leye.webp)
In partnership with
Yahoo sportsGirondins4Ever
·3 février 2026
![Image de l'article :[Interview G4E] Daouda Leye : “Tu es considéré comme un club de Ligue 1, tu as un terrain de Ligue des Champions et tu dois jouer en National 2”](https://image-service.onefootball.com/transform?w=280&h=210&dpr=2&image=https%3A%2F%2Fgirondins4ever.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2024%2F09%2FPapy-Leye.webp)
Avant la rencontre entre les Girondins de Bordeaux et les Voltigeurs de Châteaubriant, comptant pour la 17ème journée du championnat de National 2, nous nous sommes entretenus avec Daouda Leye, entraîneur de cette équipe. Un échange très agréable avec une personne qui aime le football et qui donne beaucoup à son club depuis tant d’années. Avec lui nous évoquons le début de saison et le changement d’entraîneur, le mercato, les Girondins, les favoris, le match à venir et bien d’autres sujets…
Vous avez été joueur aux Voltigeurs de Châteaubriant entre 1993 et 1998, dirigeant jusqu’à 2007, à la tête de l’équipe première entre 2018 et juin 2025 puis de nouveau depuis septembre 2025. On peut dire que ce rôle de manager vous colle à la peau ?
Je suis arrivé au club, on était en DRH donc on a construit petit à petit. On arrive à un très, très haut niveau du championnat de France. Maintenant, c’est un club qu’on a construit avec d’autres, petit à petit, avec nos moyens et donc on essaie de pérenniser le club au niveau de la National 2. On y arrive depuis 6 ans. C’est de plus en plus compliqué. Il y a beaucoup de clubs avec beaucoup de moyens, avec des joueurs de très haut niveau. Donc nous, on fait notre petit bonhomme de chemin et puis on essaie de survivre, comme dirait l’autre, tous les ans.
Vous aviez fait venir Michel Audrain pour occuper le poste en tout début de saison. Finalement il n’aura eu que trois matchs à la tête de l’équipe en championnat, pour trois défaites. Est-ce que ce n’était pas un peu trop tôt pour prendre une telle décision ?
Non, ce n’est pas ça. La décision venait de Michel en fait. Je pense que Michel n’était pas calibré par rapport à tout ce qu’il a connu, son vécu, par rapport au club comme le nôtre. C’est un tout petit club. Michel a connu le très haut niveau, même le très très haut niveau. Après, même à Avranches, c’était Avranches, avec des installations, avec un club qui était longtemps en National. Donc, il n’a pas les mêmes standards que nous. Nous, on n’a pas les mêmes standards. Après, il n’a pas mesuré, pourtant je lui avais expliqué au début que c’était compliqué. On a quand même essayé de faire des efforts par rapport à lui. On s’entraînait le soir et puis on a mis les entraînements le midi avec l’accord des employeurs. On a essayé de mettre les choses, mais le fossé était très énorme entre ce qu’il a connu et nous, ce qu’on est. C’est un tout petit club de campagne avec les moyens dont on dispose. On doit s’adapter tous les ans. On a perdu beaucoup de joueurs, comme tous les ans. Des joueurs qui sont partis en National donc, il fallait reconstruire. Tous les ans, on avait l’habitude. Il y a des choses qu’on acceptait et qu’on connaissait parce que ça faisait longtemps qu’on était au club. On savait que ça allait se passer comme ça. Mais pour Michel, quand on a connu certaines choses, c’est difficile d’accepter certains dysfonctionnements, des joueurs qui n’étaient pas qualifiés. Ce n’était pas simple pour lui, c’est une certitude. Mais je pense que la décision ne venait pas de nous dans un premier temps. Je pense qu’il y avait trop de différences entre lui et ce qu’il a vécu, ce qu’il est, ce qu’il veut et notre club.
Vous n’aviez pas d’autre alternative que de reprendre la tête de l’équipe ?
Vous savez, quand on arrive dans un championnat de National 2, on commence une saison avec trois défaites, là, on s’est dit que je connaissais le club, les rouages. Je pouvais accepter certaines choses. On allait perdre du temps à aller chercher un autre coach puisqu’il allait s’adapter. Moi, j’étais là. J’ai participé aussi… On a choisi la facilité. La facilité, c’était moi, c’était pour gagner du temps et puis, en quelque sorte, le président n’a même pas cherché. Ce n’est pas que le président, il y avait beaucoup de personnes qui ont poussé pour que je reprenne très vite. Moi, j’avais fait le tour. Ça faisait 30 ans que j’étais là. J’ai repris l’équipe en 2008, mais j’étais là depuis 93. Ça permet de gagner du temps parce que je connaissais tous les coins et les recoins du club. Je connaissais toutes les personnes, je connaissais tous les bénévoles, je connaissais tous les éducateurs. Ça permettait de gagner du temps et je connaissais aussi le fonctionnement, surtout le fonctionnement du club. Ça permet d’avoir des raccourcis.
Au mercato estival il faut dire que vous avez perdu des joueurs comme le gardien Téva Gardies, les défenseurs Augustin Pascaud et Tristan Grippon, le milieu Loris Dupont ou encore votre buteur et fils Babacar Leye…
L’année d’avant, c’était pareil. Là, vous parlez de ces joueurs-là, il y en a d’autres. L’année d’avant, c’était pareil, l’autre année avant, c’était pareil. On sait, on a fait le choix de prendre des jeunes joueurs en devenir, de les bonifier. Et quand on les bonifie, forcément, les autres clubs viennent les chercher, même des clubs de National 2. Maintenant, on a des joueurs qui sont partis en National. Avant, on avait des joueurs qui étaient partis au FC Nantes, d’autres qui sont partis à Brest un peu avant. Là, on vient de perdre Nabil Homssa qui signe à Montpellier. Donc voilà, on sait. Après, quand on arrive, tu perds ton capitaine, tu perds ton gardien, tu perds toute ta colonne vertébrale sur une saison, tu changes de coach… Forcément, quand tu viens, tu dois faire un recrutement avec les moyens dont on dispose. Nous, à la limite, on attend le mercato des autres parce qu’on contacte des joueurs, des bons joueurs. Mais dès qu’il y a une concurrence, on ne les a pas. Souvent, quand on commence la saison, l’effectif n’est pas au complet. Là encore, c’était un flux fort parce qu’on a perdu, entre ce qu’on a recruté en début de saison au mois de juin et ce qu’on a aujourd’hui, il y a sept joueurs de moins. Il y a six joueurs qui sont partis, plus Nabil qui vient de partir. Mais ça, il faut être dans le club, connaître le club pour comprendre. Il y en a d’autres qui ne vont pas le comprendre. C’est dur parce que c’est un championnat qui est très compliqué. On sait très bien que c’est le coach qui prend. Maintenant, moi, avec l’expérience que j’ai, l’âge que j’ai, je suis là pour rendre service au club, pour combler, pour amener le plus haut possible. Mais ça, moi, je peux l’accepter. Je peux comprendre que d’autres ont du mal à l’accepter.
![Image de l'article :[Interview G4E] Daouda Leye : “Tu es considéré comme un club de Ligue 1, tu as un terrain de Ligue des Champions et tu dois jouer en National 2”](https://image-service.onefootball.com/transform?w=280&h=187&dpr=2&image=https%3A%2F%2Fgirondins4ever.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2025%2F02%2FICONSPORT_239854_0131-2048x1365.jpg)
(Photo by Loic Cousin/Icon Sport) – Photo by Icon Sport
Du côté des Girondins, c’est 80% de l’effectif qui a été modifié. Vous avez pu suivre leur mercato ? Qu’en pensez-vous ?
Ils ont fait le choix, je pense, de ça. Même quand on a écouté ses déclarations en fin de saison (à Bruno Irles), on savait très bien qu’il allait faire ça, prendre des joueurs qui connaissaient la National 2 à chaque étape. Et puis là, on a l’impression qu’il a essayé de construire sur des bases solides, ne pas dépendre des individualités. Il a beaucoup travaillé sur le collectif et puis là, on le voit. Maintenant, ce qui est compliqué avec Bordeaux, c’est toujours pareil. On peut être un très bon joueur et arriver là et peut-être perdre ses moyens parce qu’il y a une pression énorme. Il y a un public qui est là. Le football, ce n’est pas que le ballon, ce n’est pas que les jambes, il y a aussi la tête. Il y a aussi l’environnement, il y a tout ça qu’il faut prendre en compte. C’est pour ça que c’est doublement compliqué pour eux parce que non seulement il faut être bon sur le terrain, il faut être bon parce que tu es attendu partout. Sur le terrain, tu es attendu par le public, tu as la presse qui est partout, tu passes même sur les chaînes de Ligue 1. Tu es considéré comme un club de Ligue 1, tu as un terrain de Ligue des Champions et tu dois jouer en National 2. C’est très compliqué mais c’est comme ça. Il faut qu’ils assument le statut qu’ils ont.
Finalement Babacar Leye est parti en National à Villefranche, alors qu’il avait été approché par les Girondins. Est-ce que vous savez pourquoi cela ne s’est pas fait ?
Non, ce n’est pas que ça ne s’est pas fait. Le problème, c’est que comme on disait, à un moment donné il avait des doutes, il avait envie. Après, il était sous contrat. Il était sous contrat, il a des rapports privilégiés avec le président parce qu’il l’a vu naître, c’est pratiquement son deuxième père. Après, ils ont eu une discussion et suite à la discussion, il a pris la décision de rester. Mais il y a eu un vrai doute dans sa tête au moment où il y avait ce contact-là.
Villefranche est venu l’été dernier et finalement ça lui fait franchir un palier de plus.
C’est vrai qu’il a été beaucoup freiné par les blessures, après quand il est en forme… Là encore, en début de saison c’était un peu plus compliqué. Là, il revient, c’est un peu mieux. C’était important qu’il parte d’ici, qu’il parte loin, parce qu’il n’est jamais parti loin de chez nous. Il était tout le temps à Nantes ou chez nous. Maintenant, il doit faire son chemin. Il faut lui souhaiter qu’il s’adapte là-bas, qu’il réussisse et qu’il reste en bonne santé.
Depuis le début de la saison votre équipe alterne entre les séries négatives et positives. Vous avez encore des petits réglages à effectuer avec cet effectif qui a encore évolué ces dernières semaines ?
Les réglages, c’est tout le temps parce qu’on a une équipe extrêmement jeune. Quand on voit l’équipe, notre attaque, sur les trois attaquants, ils ont 18 ans, 19 ans et 20 ans donc c’est très jeune. Nabil Homssa avait 23 ans, il vient de partir, il faut le remplacer. On a nos jeunes joueurs derrière, le week-end dernier, il y a deux gamins qui ont été titulaires et qui ont 18 et 19 ans aussi. Donc forcément, il y a des hauts et des bas. On a toujours existé sur les gros matchs. Mais après, on a toujours été sur des petites erreurs, sur des petites fautes d’inattention, sur ce qui arrive tout le temps. On me dit que c’est des détails mais il n’y a pas de détails dans le foot. Un détail qui te fait gagner un match ou qui te fait perdre un match, ce n’est pas un détail. Donc, je n’aime pas qu’on parle de détails dans le foot, il n’y en a pas, ça n’existe pas. Maintenant, c’est des petits trucs, c’est des manques d’attention. On peut être à la hauteur, faire jeu égal mais à la fin, quand on se retourne contre ces gros matchs-là, il ne nous manque pas grand-chose. À La Roche, on ne doit jamais perdre. On a fait l’un de nos meilleurs matchs contre La Roche. À Bayonne, c’était exactement la même chose. A Avranches la dernière fois c’était pareil. On fait un partout alors qu’on a fait l’une de nos meilleures premières mi-temps. Souvent sur des fautes d’inattention, sur des fautes de jeunesse, mais ça, c’est parce qu’on a une équipe extrêmement jeune. Forcément, on aura des réglages. On aura, comme vous dites, des petits trucs. Sauf que là, il faut reconstruire autre chose parce qu’on perd une pièce maîtresse. Mais on en a l’habitude sauf que là, c’est au mercato d’hiver. Et ça, c’était la première fois. On a toujours réussi à garder nos joueurs sur le mercato. Là, c’était vraiment à trois jours de la fin du mercato. Pour se retourner, ce n’est pas évident.
Du côté de Bordeaux les derniers matchs ont été un peu plus compliqués avec un nul à Montlouis, une défaite aux Herbiers et une victoire en toute fin de match à Granville. Vous vous attendez à quel style de match ?
Là, ils ont la pression. Ils ont une pression supplémentaire parce que là, ils sont passés deuxième. Après, l’année dernière, une fois qu’ils étaient passés premiers, ils avaient tout perdu. Maintenant, est-ce que ce n’est pas le meilleur rôle qu’ils ont ? Parce que dans ce championnat il reste longtemps. Est-ce que ce n’est pas le meilleur rôle ? Ils n’ont pas la pression d’être leaders. Parce qu’on a bien vu l’année dernière, dès qu’ils étaient premiers, c’était très compliqué. Là, ils sont deuxième ils sont en position d’attente. On a bien vu l’année dernière avec Saint-Brieuc, personne n’attendait qu’ils soient là. Ils se sont cachés et puis, à la fin, sur la dernière ligne droite ils sont sortis et ils ont mangé tout le monde. Maintenant, encore une fois s’ils supportent la pression, c’est ce qu’ils ont l’air de faire… Quand ils décident de monter d’un cran, quand ils sont menés, on voit bien que quand ils décident de mettre la deuxième, la troisième, la quatrième, la cinquième (sourire), ils la mettent. Quand ils la mettent, il y a beaucoup de rythme, beaucoup d’intensité, beaucoup de qualité. Maintenant, comme je disais, le championnat est très compliqué. Je vois Bayonne, c’est une super équipe. Là, ils viennent de perdre à Saint-Malo. Quand on va à Saint-Malo, ils enchaînent tous les matchs. Tout le monde s’attendait aux Herbiers qui allaient bousculer tout le monde, on voit bien que c’est un peu compliqué en ce moment. Donc, c’est un championnat très compliqué où tout le monde peut battre tout le monde et je pense que le verdict n’est pas pour maintenant.
![Image de l'article :[Interview G4E] Daouda Leye : “Tu es considéré comme un club de Ligue 1, tu as un terrain de Ligue des Champions et tu dois jouer en National 2”](https://image-service.onefootball.com/transform?w=280&h=187&dpr=2&image=https%3A%2F%2Fgirondins4ever.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2025%2F01%2FICONSPORT_239854_0135-2048x1346.jpg)
(Photo by Loic Cousin/Icon Sport) – Photo by Icon Sport
Vous allez aborder ce match retour samedi et vous avez donc pu jouer tous les prétendants à la montée. Quelle équipe vous a fait la plus forte impression ?
Pour moi, c’est Bayonne. Sur les matchs que j’avais observés, dès le début, j’ai dit « Waouh ! ». Que ce soit dans le jeu, que ce soit dans leur faculté à s’adapter et à domicile. Le problème, c’est qu’ils ont du mal à l’extérieur, surtout qu’ils viennent de perdre un des éléments qui leur faisait beaucoup de bien, Legendre. Contre nous, c’est vrai qu’on n’a pas à rougir. La Roche, ils maîtrisent leur sujet depuis l’année dernière. Aujourd’hui t’as quand même Bordeaux. Je pense qu’offensivement, avec la variété qu’ils ont sur le plan offensif, c’est très très costaud. Maintenant, je pense qu’il y a un problème d’équilibre par moments dans leur équipe, entre l’animation offensive et l’animation défensive. Dès que le ballon est en haut, c’est très très fort, ça peut faire mal dans tous les sens, à droite, dans l’axe, à gauche. Mais après, dès qu’on sort du premier pressing ils peuvent être en difficulté. Des fois, ils prennent des buts, ils se mettent en danger. C’est là où peut-être que La Roche… La Roche, ça ne prend pas beaucoup de buts. Ils sont capables de faire des différences, c’est plus régulier et même dans un même match, c’est surtout ça. Des fois, on a l’impression que Bordeaux, c’est une équipe qui réagit au lieu d’agir. Mais c’est une très très belle équipe avec des sacrés bons joueurs.
Pour Châteaubriant quel est l’objectif pour cette deuxième partie de saison ?
Déjà, continuer de faire progresser les gamins individuellement, collectivement, sur le plan tactique, sur le plan mental aussi parce que souvent, c’est là-dessus. C’est très jeune, les gamins, il y en a certains qui n’ont jamais joué en N2 donc il faut qu’ils appréhendent ce que c’est. On ne fait pas de complexe, on joue notre jeu, on sait qui on est, quel club on est. A partir du moment où tu sais qui tu es, tu fais avec ce que tu as. On ne joue pas avec nos désirs, on joue avec nos moyens.
A l’aller Bordeaux s’était imposé 3-1 sur votre pelouse. Même si l’entraîneur était Michel Audrain, vous étiez présent. Qu’avez-vous retenu de cette rencontre ?
Qu’on a mené 1-0 (rires). Qu’on a mené 1-0 et que sur ce match-là, je me rappelle, on n’avait pas tenu la distance parce que je pense qu’on a eu sept crampes dans la deuxième mi-temps. On avait explosé en deuxième mi-temps sur le plan physique donc voilà. On avait fait une première mi-temps qui était cohérente où on mène 1-0. Après ça n’avait rien à voir, on n’avait pas tout le monde. C’était le début du championnat, un début de championnat très compliqué. On avait Les Herbiers en premier match, on avait Avranches en deuxième, on avait Bordeaux en troisième. Pour nous, pour Michel, avec une équipe qui n’était pas prête, ce n’était pas un début de saison rêvé. Maintenant on a pu prendre des points sur les matchs d’après. Des points qu’on ne méritait peut-être pas. On a perdu des points qu’on méritait mais ça, c’est le championnat.
La force de frappe de Bordeaux est impressionnante, mais c’est en défense que c’est devenu un peu plus fébrile avec plus de buts encaissés. Est-ce sur cela que vous allez jouer ?
Non… Il faut qu’on se concentre sur nous-mêmes, qu’on redevienne solides parce que c’est là-dessus… Quand je suis arrivé, il fallait qu’on travaille les bases. Mais le problème, c’est que les jeunes joueurs, une fois qu’on a travaillé la base et qu’on veut plus travailler sur tout ce qui est l’animation offensive, tout d’un coup, on oublie les fondamentaux défensifs parce qu’on ne sait pensait plus qu’à attaquer, avoir le ballon. Alors que pour bien utiliser le ballon, il faut l’avoir. Donc il fallait qu’on retravaille. On se base sur notre animation défensive, aujourd’hui. Reprendre un peu des bases solides, travailler sur la solidité, surtout. Après, on verra parce que là, on a été trop fragiles sur les derniers matchs, je trouve. Sur les matchs de prépa, déjà où on prend des buts qu’on ne doit pas prendre. On a des jeunes joueurs qui rentrent dans l’équipe, et surtout derrière. Donc, il faut beaucoup travailler là-dessus. Après, à Bordeaux on verra comment ça se passe. Mais là, on se concentre sur nous-mêmes, de reprendre les bases solides, retravailler ça, les fondations, les fondements comme on veut et puis après, on verra. Mais là, pour l’instant, on se concentre sur la base défensive parce que je trouve qu’on n’est pas assez solides.
![Image de l'article :[Interview G4E] Daouda Leye : “Tu es considéré comme un club de Ligue 1, tu as un terrain de Ligue des Champions et tu dois jouer en National 2”](https://image-service.onefootball.com/transform?w=280&h=187&dpr=2&image=https%3A%2F%2Fgirondins4ever.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2024%2F09%2Fe406bf24a761f11321a328c60bd15637.jpg)
Photo by Hugo Lerat
Est-ce que vous aurez toutes vos forces vives pour le match de samedi ou avez-vous des blessés ?
Non, non, non. Là, pour l’instant, il y a tout le monde. Il y a Clarence Kegongo qui était blessé mais normalement il doit revenir. Il y avait Diallo qui était suspendu le dernier match et normalement il doit revenir. On verra bien, mais il y a une semaine à faire. Ça va bien se passer.
Quelles seront les clés du match ?
D’être solide (rires). D’être solide, déjà, de contenir tout le monde parce qu’il faut qu’on vire à droite, il faut qu’on vire à gauche. On a l’impression que ça penche à gauche mais dès que ça penche à droite ça va à 2000 à l’heure. Et puis, avec les deux attaquants, ça peut permuter. Devant, ils sont extrêmement complémentaires. Puis, ils ont un milieu qui est capable de ferrailler, ils sont capables de mettre le bleu de chauffe. Quand ils décident de toute façon de mettre l’accélérateur, c’est très compliqué de les arrêter. Donc, c’est d’être très solide, d’être très concentré, de ne rien donner parce que ça va aller très vite. Puis avec un public avec eux, il faut résister le plus longtemps possible. C’est comme ça. Mais on sait que c’est un bon match à jouer de toute façon. Pour un club comme le nôtre, des joueurs comme nous, c’est agréable on ne va pas se cacher. C’est de bons matchs à jouer.
Surtout qu’il y a encore des joueurs de votre effectif qui vont découvrir, finalement, le Stade Atlantique.
C’est sûr, c’est plus de la moitié (sourire). Il n’y en aura pas beaucoup qui étaient là l’année dernière. Sur les 11, ce qui est sûr c’est que tu en as 3 ou 4 qui étaient là l’année dernière. Donc, forcément, ils vont découvrir ce qu’est un stade de Ligue des Champions.
Que peut-on vous souhaiter pour la suite et la fin de la saison ?
Qu’on prenne des points, le maximum possible, le plus tôt et qu’on se sauve encore une fois en National 2. C’est notre objectif. Aujourd’hui, c’est d’en laisser trois derrière et continuer de faire progresser les gamins. Continuer de prendre du plaisir aussi et qu’on puisse jouer ces matchs-là. On parle de Châteaubriant un peu partout. Encore une fois, toute la semaine on va découvrir que Châteaubriant c’est avec un T et pas avec un D. Quand on parle de Châteaubriant, tout le monde pense que, des fois, on écrit avec un D. Là cette semaine, on aura les honneurs de la presse. Après, on va découvrir qu’il y a un autre Châteaubriant qui s’écrit avec un T à la fin et pas avec un D.
Un GRAND MERCI à Daouda Leye pour sa disponibilité et pour sa franchise.
![Image de l'article :[Interview G4E] Daouda Leye : “Tu es considéré comme un club de Ligue 1, tu as un terrain de Ligue des Champions et tu dois jouer en National 2”](https://image-service.onefootball.com/transform?w=280&h=187&dpr=2&image=https%3A%2F%2Fgirondins4ever.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2024%2F08%2FChateaubriant-FCGB_OK.png)








































