OnzeMondial
·17 juin 2026
Iran - États-Unis en 16e, le scénario dingue qui ferait flipper Trump et la FIFA

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·17 juin 2026

Si les États-Unis terminent deuxièmes de leur groupe et l'Iran deuxième du sien, les deux nations se retrouveront face à face le vendredi 3 juillet à Dallas. Un scénario sportif rendu possible par le tableau de la compétition, mais géopolitiquement explosif dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran.
C'est sans doute un scénario qui est redouté par la FIFA, un Iran - États-Unis en 16e de finale. Le deuxième du groupe G affrontera le deuxième du groupe D en 16e de finale. Le groupe D, c'est les États-Unis, le Paraguay, l'Australie et la Turquie. Le groupe G, c'est la Belgique, l'Égypte, l'Iran et la Nouvelle-Zélande. Après la première journée, les États-Unis sont premiers de leur groupe avec 3 points. S'ils lâchent du terrain et terminent deuxièmes, et que l'Iran, actuellement dans le haut du classement du groupe G après son nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande, s'en sort deuxième également, le scénario se concrétise. La FIFA le sait depuis le tirage au sort de décembre. Elle espère sans doute que le football en décide autrement.
L'Iran a boycotté le tirage au sort à Washington en décembre, après que les États-Unis ont refusé de délivrer des visas à plusieurs membres de sa délégation. Avec le conflit déclenché par les frappes américano-israéliennes sur l'Iran le 28 février, Téhéran a entretenu jusqu'au bout le doute sur sa participation au mondial. L'équipe a finalement foulé le sol américain la veille de son premier match, après des semaines de bras de fer. Trump, lui, a envoyé des signaux contradictoires, il a affirmé que l'équipe iranienne était la bienvenue, tout en qualifiant le pays de "fortement affaibli".
Le plus symbolique, c'est l'absence totale de fans iraniens dans les tribunes. Aucun quota de billets n'a été attribué à la fédération iranienne. Les supporters de la Team Melli ne peuvent donc pas se rendre au stade. Lors du premier match face à la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, des centaines de manifestants issus de la diaspora iranienne s'étaient donné rendez-vous autour du SoFi Stadium pour crier leur opposition à la République islamique. Un Iran – États-Unis en 16e de finale à Dallas sans un seul supporter iranien en tribune, voilà une image que ni la FIFA ni personne ne saurait ignorer.
Les deux pays se sont déjà croisés sur un terrain de Coupe du monde. En 2022 au Qatar, les États-Unis avaient battu l'Iran 1-0 en phase de groupe, dans un match sous très haute tension. Une revanche après la victoire iranienne au mondial 1998 en France.
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Si Dallas venait à se confirmer le 3 juillet, ce serait la troisième rencontre entre les deux nations en Coupe du monde, et de loin la plus chargée politiquement. La Team Melli vise une première qualification pour la phase à élimination directe de son histoire. Elle aurait alors choisi le pire adversaire possible pour y arriver.
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