« J’ai senti de la confiance », Rémy Boissier explique son arrivée à l’Amiens SC | OneFootball

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Le 11 Amiénois

·14 juillet 2026

« J’ai senti de la confiance », Rémy Boissier explique son arrivée à l’Amiens SC

Image de l'article :« J’ai senti de la confiance »,  Rémy Boissier explique son arrivée à l’Amiens SC

Arrivé cet été avec l’étiquette de joueur d’expérience, Rémy Boissier n’a pas mis longtemps à prendre ses marques au sein d’un Amiens SC parti d’une page blanche. Séduit par la cohérence du projet samarien, le milieu de terrain savoure une cohésion de groupe déjà naissante. Entre rigueur physique, reconstruction collective et ambition de retrouver la Ligue 2, découvrez ses premières impressions dans notre entretien exclusif.

Rémy, comment se passe votre intégration à l’Amiens SC ?

Pour l’instant, ça se passe très bien. L’équipe a été renouvelée, il y a plein d’arrivées, beaucoup de nouveaux joueurs. On essaie tous d’apprendre à se connaître. Le staff fait en sorte que l’on fasse des activités communes pour que l’on gagne du temps sur la cohésion du groupe. Tout se déroule plutôt bien, on est tous contents d’être là, moi le premier.


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Vous faites partie des joueurs les plus expérimentés de ce groupe, vous possédez l’un des plus gros CV. Avez-vous le sentiment d’être investi d’une mission particulière ?

Oui, c’est sûr. Quand on a un peu d’expérience comme ça, on doit encadrer le groupe et faire partager son vécu. Maintenant, il n’y a pas de pression particulière. Le club et le staff l’ont dit : on repart d’une page blanche. Chacun doit donc trouver sa place, et si je peux aider à ce que tout le monde s’intègre au plus vite en donnant des conseils, en faisant en sorte que chacun se sente bien et joue à son meilleur niveau, je le ferai. Mais il n’y a aucune pression excessive, que ce soit de la part du staff ou de moi-même.

Vous étiez auparavant dans un autre projet ambitieux, à Valenciennes. Pourquoi rejoindre l’Amiens SC ?

J’étais en fin de contrat avec Valenciennes. Amiens est venu très tôt. D’après ce que j’ai compris, ils ont anticipé pour tous les joueurs qu’ils ont choisis et je trouve que leur approche a été excellente. Cela m’a conforté dans l’idée de signer ici. J’ai senti de la confiance envers moi, mais aussi envers le groupe qu’ils ont construit et envers chaque joueur qu’ils ont voulu recruter. Ils ont joué carte sur table avec moi, comme avec tous les autres. C’est vrai que lorsque l’on discute entre nous dans le vestiaire, on ressent qu’il y a eu un discours cohérent. C’est pour cela que la plupart des joueurs ont signé.

Sur la mentalité et sur l’état d’esprit, ils ne se sont pas trompés. La cohésion de groupe est venue tout de suite. Rémy Boissier, milieu de terrain de l’Amiens SC.

Ce n’est pas simple de repartir de zéro ou est-ce finalement un avantage, tout le monde étant sur un pied d’égalité ?

En fait, il y a une alchimie qui se fait vite, très vite même. On est d’ailleurs un peu impressionnés par cela, car le collectif a pris très rapidement. Je pense que c’est lié à ce que je disais sur la cohérence du discours du staff : ils savaient exactement quel style de joueur et quelle mentalité ils voulaient. On voit que sur la mentalité et sur l’état d’esprit, ils ne se sont pas trompés. La cohésion de groupe est venue tout de suite.

Quand on sait que la vie de groupe en National est primordiale dans ce championnat, on peut se dire que c’est prometteur pour la saison à venir…

Je ne sais pas si c’est la prémisse d’une bonne saison, mais en tout cas, c’est la prémisse d’une équipe qui ne va rien lâcher, qui va représenter les valeurs du club et de la ville. C’est ce que le staff et la direction voulaient. Ce que je vois depuis le début, ce sont des joueurs qui se donnent à fond à l’entraînement, qui ne lâchent rien dans les exercices, surtout en ce moment où l’on est dans une période axée sur le physique et le foncier. On ne nous fait pas de cadeaux et personne ne baisse les bras. C’est comme cela que je vois une équipe soudée, qui a envie de réussir ensemble. Peut-être que tout ne fonctionnera pas tout de suite, mais en tout cas, on ne lâchera pas et on donnera le meilleur de nous-mêmes pour représenter les valeurs d’Amiens dès le début.

C’est aussi un message lancé aux supporters. Il faudra peut-être du temps pour que tout s’aligne ?

Quand les choix et le discours sont cohérents, il n’y a pas lieu de s’alarmer. Maintenant, c’est sûr que le football ne se fait pas en claquant des doigts. Ce n’est pas avec le plus gros budget ou les meilleurs joueurs du monde que tu réussis forcément une saison, on l’a bien vu à tous les niveaux. C’est une équipe qu’il faut construire, sur et en dehors du terrain. En dehors, il n’y aura pas grand-chose à redire, car les mentalités, le choix des hommes et les valeurs que l’on veut représenter font l’unanimité. Maintenant, il faut que la mayonnaise prenne sur le terrain. Cela va peut-être prendre un peu de temps, même si cela peut aussi marcher directement. On sait qu’avec la mentalité des joueurs, on saura traverser les périodes difficiles.

Vous sortez de deux saisons en National avec une équipe de Valenciennes qui était programmée pour jouer les premiers rôles et qui n’a pas vraiment rempli les objectifs. Quels enseignements en avez-vous tirés ?

Il y a des déplacements compliqués et des équipes difficiles à manœuvrer. La page Valenciennes est tournée. Je préfère me consacrer pleinement à Amiens plutôt que de parler du passé. En plus, Amiens est aussi un club qui va être attendu. Il y aura des moments compliqués qu’il va falloir surmonter en équipe. Sur ce point, je n’ai pas trop de doutes. Et quand je dis équipe, j’englobe aussi le staff et la direction, parce que le discours est cohérent à tous les niveaux et tout le monde va tirer dans le même sens.

Ce championnat est difficile, mais si on arrive à bien vivre ensemble, on va faire de belles choses. L’enseignement que j’ai pu tirer de ma carrière, c’est qu’au fil des clubs, on apprend à connaître les gens et on prend forcément des leçons. C’est à moi d’essayer de donner le meilleur de moi-même et d’apporter un maximum d’informations positives à chacun des joueurs pour qu’on avance ensemble.

Ces dernières saisons, l’Amiens SC a vu le lien avec son public se distendre. Comment appréhendez-vous cette nécessité de récréer un sentiment d’envie ?

C’est sûr qu’après une saison compliquée, il y a une cassure. Maintenant, le public amiénois a toujours répondu présent. J’ai des souvenirs précis pour être venu ici en tant qu’adversaire : il y a toujours eu pas mal de monde au stade. C’est à nous d’inverser la tendance, on le sait. Le discours de la direction est allé dans ce sens. Il faut reconstruire pour que le groupe représente dignement les valeurs d’Amiens. Si les gens se reconnaissent à travers nous et qu’ils sont fiers de nous voir jouer, il y aura plus de monde au stade et les résultats vont forcément suivre, cela fera un effet boule de neige. Le but, c’est de ne pas parler du passé, de faire notre bonhomme de chemin, de représenter les valeurs du club, et les choses iront dans le bon sens.

C’est crucial de reconstruire pour ensuite prétendre à monter. Et si on peut gagner et monter dès cette année, on ne s’en privera pas. Rémy Boissier, milieu de terrain de l’Amiens SC.

Que pouvez-vous apporter à votre nouvelle équipe ?

Tout simplement, je pense que je suis un joueur qui ne lâche rien, qui essaie de donner le meilleur de lui-même pour ses partenaires et pour ce qu’il représente sur le terrain. Je dirais tout simplement que je suis un soldat pour le club auquel j’appartiens, c’est tout.

Même si le club ne veut pas afficher d’ambitions tout de suite, on imagine que vous aimeriez bien retrouver la Ligue 2 avec l’Amiens SC…

Bien sûr, de toute façon, on ne va pas se priver d’une montée. Mais comme la direction l’a dit, il y a des priorités. La priorité absolue, c’est de reconstruire parce qu’on est pratiquement tous nouveaux dans le club, à l’exception de Thomas Monconduit, qui va avoir un rôle très important parce qu’il connaît parfaitement la ville, l’état d’esprit et l’ensemble du club. Il arrive à nous transmettre toutes ces valeurs-là. C’est crucial de reconstruire pour ensuite prétendre à monter. Et si on peut gagner et monter dès cette année, on ne s’en privera pas, c’est clair et net.

Tous propos recueillis par Romain PECHON et Benjamin HERMEL

Crédits photo : Daniel Derajinski/Icon Sport

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