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Lucarne Opposée

·11 avril 2026

Japon – J.League 2026 : Kashima et Kobe en tête

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La mi-saison du tournoi de transition de J1 League est déjà là. Voici un bilan d’un mois de mars très riche.

Kashima déroule

Leader de la conférence Est avec une petite marge de sécurité, Kashima a conservé la dynamique du titre de 2025, et la recette du succès qui va avec. Le duo Yuma Suzuki et Leo Ceara a inscrit neuf buts en autant de rencontres, aidé par un milieu performant et complet, qui change selon l’adversaire. Derrière, le retour de blessure d’Ikuma Sekigawa permet à Kim Tae-hyeon de souffler. Le Sud-coréen a parfois des difficultés à enchaîner les matchs de haut niveau, et commet des erreurs. Sur le côté gauche, Shuhei Mizoguchi, vingt-deux ans, s’est installé et performe, malgré un relatif désintérêt des scouts et médias. Et la recette du succès est peut-être aussi là. Les Antlers ne font pas particulièrement parler, comme si leurs résultats étaient devenus banals dans l’imaginaire collectif. Il reste pourtant bien des enjeux d’ici la fin de cette 100 Year Vision League J1. Il faut assurer la qualification en finale en tenant les deux poursuivants éloignés, et des places en Coupe du Monde se jouent. Pas pour Yuma Suzuki, boycotté par Hajime Moriyasu, mais pour Tomoki Hayakawa, bien installé comme numéro deux en équipe nationale, mais dont la place n’est pas encore assurée avec les récentes performances de Taishi Brandon Nozawa et Kosuke Nakamura. Les Antlers ont mal débuté le mois d’avril avec deux points perdus à Mito dans le derby d’Ibaraki. Un simple accident ?


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Deux clubs tokyoïtes en embuscade

Derrière Kashima, si les jeux ne sont pas mathématiquement faits, la tendance se dessine pour le podium de la conférence. Le FC Tokyo est deuxième et retrouve la joie de jouer le haut de tableau, après des années à errer dans le ventre mou. Le club a maintenu cet hiver sa confiance en Rikizo Matsuhashi, et ça paie. L’ancien entraîneur de Niigata a trouvé une formule qui fonctionne, tout en s’autorisant un gros turnover. Seul Sei Muroya a été titularisé à chaque match, lui qui retrouve enfin sa forme d’antan, après de grosses blessures. Matsuhashi a également enfin lancé la carrière du milieu Kyota Tokiwa, et relance Hayato Inamura, prêté par le Celtic où il ne jouait jamais. La confiance et la sérénité globale est aussi propice à faire confiance à des jeunes de la formation. Divine Chinedu Otani et Yuta Sugawara ont ainsi fait leurs débuts en professionnel. Mais les bons résultats du club et des joueurs ne doivent pas eclipser quelques problèmes encore flagrants, notamment en matière de régularité. Le FC Tokyo reste assez imprévisible, à l’image de l’attaquant Kein Sato, homme du match face à Machida le 1er avril, alors qu’il enchaînait les matchs compliqués. Le FC Tokyo conserve cependant une plus grosse maîtrise que Machida, qui a su prendre les points quand il fallait pour être troisième, mais qui se retrouve très souvent en difficulté dans ses matchs. Zelvia a l’excuse d’être encore en lice en Asian Champions League, mais le club emmené par Go Kuroda n’a gagné aucun de ses matchs par plus d’un but d’écart. Là où il a déjà perdu deux fois trois à zéro. Devant, le départ d’Oh Se-hun a fait du bien, permettant à Shota Fujio de retrouver du temps de jeu à son poste, en doublure de l’australien Tete Yengi. Un front offensif qui fonctionne plutôt bien, mené évidemment par Yuki Soma, souvent aidé par Erik, déjà buteur à cinq reprises. Mais c’est derrière que Machida a du mal. Ibrahim Dresevic et Daihachi Okamura sont parfois en difficulté, et ont plus de mal cette année à compenser leurs lacunes grâce à leur engagement et leur qualité athlétique. Mais de toute façon, ce n’est pas ce tournoi de transition que vise Zelvia, mais plutôt la coupe continentale.

Deux promus accrocheurs

Huitième et dixième, c’est presque mal payé pour les deux promus en J1 de cette conférence Est. Surtout pour Mito, huitième mais à quatre points du quatrième. HollyHock, que beaucoup voyaient être le punching-ball de la zone avec son effectif inexpérimenté pour la J1, est au contraire très dur à manœuvrer. Deux points pris face à Kashima, un face à Tokyo et Machida ; le club d’Ibaraki ne compte que trois défaites. Et arrive encore à enchaîner malgré la blessure de Chiriro Kato, l’homme du début de saison, blessé depuis mi-mars. Le jeu mis en place par Daisuke Kimori est simple, ne révolutionne rien, mais est très bien appliqué. Les doutes persistent cependant sur la qualité à certains postes, notamment dans le but, avec un Konosuke Nishikawa pas toujours très régulier. La dixième et dernière place est tenue par le JEF United, mais le club de Chiba n’a pas à rougir. L’effectif est sûrement le plus faible de J1, Est et Ouest confondu, mais Yoshiyuki Kobayashi arrive à en tirer beaucoup, notamment devant. En témoigne la récente victoire contre le Tokyo Verdy, quatrième, ou celle contre Reysol dans le derby de Chiba. On ne peut pas occulter les gros problèmes défensifs et les performances aléatoires du gardien Tomoya Wakahara, mais le JEF reste au contact des clubs devant lui.

Urawa toujours en difficulté

Les semaines passent, les matchs aussi, mais Urawa ne change pas. Une équipe qui peut être magnifique et très attractive à voir jouer pendant vingt minutes, avant de s’effondrer toute seule. Depuis le début de saison, les Reds n’ont pas sorti un match, pas même une mi-temps complète. Contre Kawasaki, les débuts de période sont réussis, mais Urawa décline de plus en plus, puis tente de réagir trop tard. L’impact d’Ado Onaiwu peine à se faire sentir, ce qui est d’autant plus regrettable qu’il a mis le jeune Renji Hidano sur le banc, malgré un début de saison réussi pour lui. Maciej Skorza est dépassé, et retombe dans ses travers de la saison dernière en faisant jouer Yoichi Naganuma latéral gauche, avec peu de succès. Matheus Savio n’a toujours pas son rendement de Reysol, et Shusaku Nishikawa, bientôt quarante ans, doit encore sauver les meubles. Tout est à reconstruire dans ce club qui ère sans but depuis trop longtemps. Mais la situation convient visiblement à une direction hors des réalités et qui a toujours privilégié le copinage à la compétence.

Kobe en forme

Une première place en championnat, une qualification en quarts d’Asian Champions League, et neuf matchs sans défaite toutes compétitions confondues pour le Vissel. Un vent de fraîcheur arrive avec l’allemand Michael Skibbe, épaulé par l’ancien entraîneur de Shimizu, Tadahiro Akiba. Le tandem s’est contenté d’adapter le travail de Takayuki Yoshida, en le perfectionnant. Le bloc est plus haut et du pressing est mis en place, souvent initié par Yosuke Ideguchi, qui fait un excellent début de saison. Kobe est peut-être un peu plus poreux derrière, mais Daiya Maekawa et Shuichi Gonda sont en forme. Ce Vissel s’adapte aussi davantage à ses adversaires, avec un important renouvellement des hommes à chaque match. Skibbe s’appuie sur une vingtaine de joueurs, tous avec un bon niveau. Le Vissel a certainement la meilleure profondeur de banc de J1. Le retour de blessure de Takahiro Ogihara a également apporté davantage de sérénité au milieu de terrain. L’ancien joueur des Marinos est aussi un excellent tireur de penalty. Le tout permet au Vissel d’être compétitif sur les deux tableaux. Les objectifs sont clairs depuis février : remporter la 100 Year Vision League. Mais surtout remporter l’ACL.

Le nouveau Nagoya

Petit à petit, Micha fait son nid. Le coach autrichien a redonné à Nagoya une âme perdue depuis longtemps, affaiblie par Ficcadenti et achevée par Hasegawa. On retrouve beaucoup d’éléments du jeu prôné par Petrovic depuis son arrivée au Japon, avec notamment cette volonté de se projeter collectivement vers l’avant, et par conséquent une relative fragilité défensive. Certains joueurs manquent encore un peu de repères et ne sont pas au niveau où on les attend. C’est le cas de Tomoki Takamine, qui est un peu en difficulté au milieu, et qui est régulièrement replacé en défense centrale. Grampus manque clairement d’un central gaucher et d’un milieu créatif pour pouvoir espérer dominer davantage, mais cette troisième place reste encourageante. Puis revoir des joueurs aussi brillants que Yuya Yamagishi et Katsuhiro Nakayama à un tel niveau peut justifier quelques erreurs défensives.

Un Gamba stabilisé

Mois très riche pour le Gamba Osaka, qui doit gérer l’Asian Champions League Two en parallèle du championnat. Mais Jens Wissing prend petit à petit ses marques et trouve son rythme. Le club de Suita est parfois très pauvre dans son jeu, et peut passer à côté de certains matchs. C’était le cas contre Hiroshima et Fukuoka. Mais il a retrouvé du réalisme, notamment grâce au turc Deniz Hümmet, co-meilleur buteur de J1, et dont l’association avec Issam Jebali se passe très bien. L’effectif manque de qualité, notamment derrière, avec un Shinnosuke Nakatani en dessous des attentes. Mais dans cette zone Ouest assez étrange, avoir un bon gardien et un bon buteur, ça peut suffire pour faire une saison plus qu’honorable.

Le Surprenant Shimizu

Shimizu est quatrième. Et ce n’était pas gagné après un mois de février très peu convaincant. Mais Takayuki Yoshida laisse son emprunte petit à petit. Un jeu très pragmatique, mais qui fonctionne. On retrouve beaucoup du Kobe des dernières saisons dans ce Shimizu. Un avant-centre solide qui travaille beaucoup sans ballon et sait marquer sur ses quelques occasions, ici Oh Se-hun, à l’époque Yuya Osako. Un jeune avant-centre, Kanta Chiba, replacé un cran derrière, comme Taisei Miyashiro. Un onze globalement vieillissant, avec des joueurs qui connaissent le championnat, et un football globalement assez conservateur. Quand Shimizu marque, Shimizu essaie de conserver le score, avec un bloc qui redescend beaucoup et laisse la balle à l’adversaire. Même si ce n’est pas un football très séduisant, c’est une méthode qui fonctionne. S-Pulse manque peut-être un peu de qualité pour viser mieux qu’une quatrième place, mais ça reste une équipe très délicate à affronter.

Kyoto ralentit

Leader il y a quelques semaines, Sanga s’englue au milieu de tableau, avec quatre petits points pris depuis début mars. Si l’on a envie de crier à la fin de la pertinence de l’archaïque méthode Jo Gwi-jae, il faut nuancer. L’effectif de Sanga est trop limité. Le départ de Taichi Hara a été mal géré et aucun attaquant avec ce rôle de créateur dans le dernier tiers n’a été recruté. Si l’on ajoute des joueurs en sous régime comme Shinnosuke Fukuda et Yoshinori Suzuki, les défaites finissent par s’accumuler. Mais c’est peut-être un juste retour de bâton pour un club qui a décidé d’aligner des chèques sur des joueurs au hasard, menant à la création d’un effectif sans aucune cohérence.

Hiroshima déçoit

Après le premier mois de compétition, beaucoup voyaient Hiroshima en candidat sérieux pour le titre. Mais le Sanfrecce reste sur quatre défaites de rang. La dernière en date face à l’Avispa Fukuoka, lanterne rouge. Une déchéance en championnat qui s’ajoute à une élimination en Asian Champions League par les malaisiens de Johor Darul Tazim. Offensivement, Akito Suzuki est devenu l’ombre de lui-même. Certains choix de Bartosch Gaul interrogent, notamment le déclin du temps de jeu de Motoki Ohara et Mutsuki Kato, pourtant très intéressants, notamment dans leur jeu sans ballon. Ils ont été remplacés par Ryo Germain et Kosuke Kinoshita, deux bons joueurs mais qui ne fonctionnent pas ensemble. Mais les plus gros problèmes sont défensifs. Michael Skibbe a mis trois ans à faire fonctionner parfaitement son trio Araki, Sasaki et Shiotani. Gaul donne l’impression d’être reparti de zéro. Des erreurs de relance, de positionnement et une lenteur inquiétante quand le bloc est si haut. Le tacticien allemand a encore du travail, notamment pour relancer Keisuke Osako, dont le début de saison est catastrophique. Le gardien est peut-être en train de perdre sa place en Coupe du Monde.

Les autres

À l’Est, Kawasaki traverse une période délicate, avec deux victoires sur les six derniers matchs, et une défaite inquiétante cinq buts à zéro face au rival YFM. Comme l’an dernier, le front offensif fonctionne plutôt bien, mais la porosité derrière et les performances mitigées de Svend Brodersen placent Frontale à cinq points du quatrième. Un point devant Verdy, qui reste dans la première moitié de tableau, mais qui n’a marqué cinq points depuis début mars, avec une récente défaite contre la lanterne rouge. Kashiwa est sixième, et a enfin un sursaut d’orgueil, après un début de mois compliqué et une défaite dans le derby de Chiba. Un sursaut que n’ont pas les Marinos, neuvièmes, et qui n’ont à se mettre sous la dent qu’une victoire contre le JEF United et la manita dans le derby de Kanagawa.

À l’Ouest, le promu Nagasaki continue son apprentissage avec des victoires contre les mal classés et des défaites contre les concurrents au podium. L’absence de Thiago Santana cependant va sûrement porter préjudice au VVaren. Huitième, le Cerezo déçoit. Le volume d’occasion produit est assez correct, mais le club a de grosses lacunes dans les deux surfaces, malgré un Kosuke Nakamura de retour à un grand niveau. Le club d’Osaka est juste devant le Fagiano, qui malgré sa neuvième place n’est qu’à cinq points du troisième. Et qui s’est sort assez bien. La récente défaite un à quatre face à l’équipe B de Kobe fait cependant un peu tâche. Enfin, l’Avispa reste lanterne rouge, mais n’a plus perdu depuis trois matchs, et peut compter sur des jeunes en forme comme Yu Hashimoto et Teppei Oka. Petite lueur d’espoir supplémentaire : le premier but de Shahab Zahedi cette saison. L’Iranien, excellent en 2024, est depuis plus d’an an en grande difficulté.

Classement

Et la J2/J3

En zone Est A, peu de changements de dynamique, et toujours trois clubs en concurrence pour le titre. Devant, le Vegalta Sendai est le seul club professionnel japonais invaincu en 2026 avec Kashima, mais les performances sont parfois assez mitigées, et le club perd quelques points bêtement sur ses poursuivants, que sont le Shonan Bellmare, relégué de J1, et le Blaublitz Akita, qui tient la cadence, grâce notamment à un effectif complet et expérimenté en J2. Le Thespa Gunma est bon dernier.

En zone Est B, la lutte pour la tête est intense. En tête au début du mois de mars, le Ventforet Kofu, le FC Gifu et Omiya Ardija ont laissé les adversaires revenir, notamment Iwaki, nouveau leader. Fujieda MyFC et Matsumoto Yamaga restent placés. Un autre club de Nagano est lanterne rouge, Nagano Parceiro, avec notamment une défaite cinq à zéro dans le derby local face à Yamaga.

En zone Ouest A, Tokushima Vortis est logiquement premier grâce à son attaque performante, mais n’a que peu de marge sur ses trois poursuivants, le Kataller Toyama, l’Albirex Niigata, et la surprise Kochi United, toujours dans la course au titre malgré un des plus petits budgets. Le bas de tableau est aussi très disputé, avec Nara dernier, mais à quelques points de la cinquième place.

Enfin, en zone Ouest B, le Tegevajaro Miyazaki continue de dicter son rythme, avec huit victoires...mais une défaite il y a quelques semaines face au Reilac Shiga, promu de JFL avec un effectif comptant un bon nombre de joueurs qui n’avaient jamais connu le football professionnel. Derrière Miyazaki, le Kagoshima United met la pression. Le titre devrait se jouer entre les deux, puisqu’Oita Trinita, troisième, compte six longueurs de retard sur Kagoshima. Tout au fond du classement, le Giravanz Kitakyushu est toujours là, mais connait un sursaut d’orgueil avec trois matchs sans défaite.

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