Lucarne Opposée
·12 août 2026
Japon – J.League 2026/27 : guide de la saison

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·12 août 2026

Après huit mois d’absence, la J1 League a repris ses droits ce week-end. Elle était remplacée sur les six premiers mois de 2026 par la 100 Year Vision League, un tournoi amical permettant d’assurer la transition vers le nouveau calendrier calqué sur le modèle des grands championnats européens, d’août à juin. Voici ce qu’il faut savoir, club par club, pour aborder cette nouvelle saison.
Vainqueur du tournoi de transition assez sereinement, Kobe a retrouvé une nouvelle bonne dynamique grâce à l’arrivée du tacticien allemand Michael Skibbe, qui a instauré une concurrence saine à tous les postes. Une concurrence qui a stimulé des cadres sur le déclin, comme Yuya Osako ou Gotoku Sakai. Pour poursuivre sur la dynamique du titre, l’effectif a peu bougé cet été, à l’exception de quelques ajustements. Le latéral Rikuto Hirose, trop fébrile défensivement et l’ailier Takashi Inui, qui ne rentrait pas dans les plans du coach, sont partis. Le premier a été remplacé par Issei Takahashi, un latéral fiable avec un meilleur apport défensif. Le Vissel s’est aussi offert deux joueurs habitués à la J1, le milieu Kota Watanabe et l’attaquant Anderson Lopes, soulier d’or du championnat en 2023 et 2024. Le club du Hyōgo va encore devoir dégraisser son effectif pléthorique, notamment les jeunes de retour de prêt. Si certains ont montré de belles choses, d’autres enchaînent les échecs, comme Juzo Ura ou Justin Homma. L’effectif a en tout cas le mérite d’être complet. Chaque poste est doublé par un remplaçant de qualité. De quoi jouer sereinement la J1 et l’Asian Champions League.
Mais l’équipe qui fait le plus peur est une nouvelle fois Kashima. L’effectif est plus restreint, mais le onze est indécent de qualité. Fidèle à sa doctrine formatrice et post-formatrice, le club d’Ibaraki a dégraissé quelques indésirables comme Shu Morooka ou Kei Chinen pour laisser de la place aux jeunes. Haruki Hayashi sera dans la rotation sur les ailes et les jeunes Homare Tokuda et Minato Yoshida auront davantage de responsabilités. La base reste solide malgré les départs de Kimito Nono et Ryotaro Araki, et leur vente a été réinvestie dans le recrutement de trois joueurs performants ou ayant performé en J1. Le meilleur coup semble être Matheus Bueno, devenue une référence du côté de Shimizu. Rikuto Hirose et Yan Matheus apporteront eux davantage de percussion sur les ailes. La colonne vertébrale n’a pas bougé, avec Tomoki Hayakawa, Naomichi Ueda, Kim Tae-hyeon, Kento Misao et le duo offensif Yuma Suzuki et Leo Ceara. L’effectif semble peut-être un peu restreint pour concilier J.League et ACL, mais des renforts de fin de mercato ne sont pas à écarter.
Surprenant second de la Conférence Ouest du tournoi de transition du début d’année, le Cerezo a vu le mercato estival ruiner tout le travail effectué. Arthur Papas, le coach, a cédé à l’appel saoudien et la pépite Nelson Ishiwatari a plié bagage pour rejoindre la Belgique. Le club conserve la majorité de ses titulaires, mais l’effectif paraît bien limité. Surtout qu’une pluie de blessure s’est abattue sur Osaka, touchant des éléments importants comme Hayate Okuda, Masaya Shibayama et surtout Lucas Fernandes, meilleur passeur de la ligue en 2025. L’arrivée de Jackson Irvine redonne un peu d’espoir au peuple rose, qui pourra compter sur la jeunesse. L’excellent Raia Hayashi signe en provenance de l’Université Kokushikan, tandis que l’international U17 japonais Chimezie Kai Ezemuokwe intègre le groupe professionnel. L’espagnol Pablo Machín a hérité du poste d’entraîneur. Si sa carrière est pour l’instant compliquée, il aura pour une fois du temps. Car personne n’attendra le Cerezo en haut de tableau cette saison.
Deuxième en 2019, le FC Tokyo n’a depuis jamais réussi à rééditer cette performance. Non pas par manque de moyens, mais par manque d’ambitions. Des années à végéter dans le ventre mou, jusqu’à l’arrivée de Rikizo Matsuhashi. Le technicien japonais a installé un véritable projet de jeu, qui arrive à sa maturité cette saison. Il manquait un gros mercato, ambitieux, c’est désormais chose faite. Malgré la perte de la pépite Ryunosuke Sato, le club de la capitale s’est offert Nicolai Vallys, un des meilleurs joueurs de Superliga danoise. Il a été accompagné de Hirokazu Ishihara et Shion Homma, qui connaissent très bien la J1, ainsi que du défenseur Hayato Inamura, dont l’option d’achat a été levée. Ils complètent un effectif cohérent, avec beaucoup de bons jeunes joueurs, et notamment Yuta Sugawara, l’une des révélations japonaises du dernier Tournoi Maurice Revello. Le FC Tokyo se place donc clairement comme outsider pour le titre. Et contrairement à certains concurrents, l’Asian Champions League ne viendra pas fatiguer les organismes.
L’arrivée de Micha Petrović a totalement redressé Grampus, en un temps record, atteignant une troisième place de la Conférence Ouest assez surprenante lors du tournoi de transition. Le club d’Aichi a passé un été tranquille. Aucune recrue à l’exception de l’arrivée définitive de Tomoki Takamine, son option d’achat ayant été levée. Aucun gros départ non plus, uniquement un élagage méthodique mais nécessaire. Nagoya a des finances assez fragiles. Maintenant que le tacticien autrichien a stabilisé l’équipe, il va pouvoir développer son jeu offensif, et aider au développement de quelques jeunes qui rejoignent le groupe pro, notamment l’ailier Rekuto Shiraogawa. Après des années de magouilles et de transferts compulsifs, Grampus redécouvre son centre de formation. Un pas de plus vers l’assainissement de ce club mythique du football nippon moderne.
Depuis sa troisième place lors de sa promotion pour la saison 2024, Machida est incapable de briser ce plafond de verre. Le club tokyoïte joue le haut de tableau, mais reste un peu en retrait. Une dynamique qui se matérialise dans le mercato estival, globalement bon, mais encore un peu léger pour une équipe avec de telles ambitions et de tels moyens. Deux vraies nouvelles recrues uniquement : la latéral Takahiro Akimoto et l’ailier Yusuke Matsuo. Deux excellents profils, mais qui ne sont pas pour la zone qui aurait dû être prioritaire pour cette fenêtre estivale : le milieu. Ni Hiroyuki Mae, ni Neta Lavi, ni Keiya Sento et ni Ryohei Shirasaki n’ont le talent pour Machida. Et Hokuto Shimoda prend de l’âge. Devant, l’option d’achat pour Tete Yengi a été levée. Il sera accompagné d’un autre australien, puisque la « légende » Mitchell Duke fait son grand retour en J.League. La dernière attraction sera la hiérarchie des gardiens, avec la signature du germano-japonais Aki Koch et la belle histoire de Nicholas Guimaraes. Le jeune philippin de dix-neuf ans est né et formé au Japon, et a signé comme quatrième gardien en provenance d’Ichikawa SC, en division préfectorale de Chiba. C’est à dire le septième échelon du football japonais. Zelvia sera donc l’une des équipes à suivre cette saison, capable de surprendre mais surtout de décevoir.
Le Sanfrecce a toujours été un club sobre, privilégiant dans sa construction d’effectif une forte homogénéité. La surprise a donc été totale en voyant signer l’international ivoirien Sébastien Haller. L’attaquant est une fracture dans la méthode habituelle du club du Chūgoku. Mais une fracture peut être nécessaire. Le Sanfrecce joue au premier plan depuis des années, mais sans jamais conclure par un titre. Et notamment à cause d’une inefficacité offensive chronique. On la pensait pourtant réglée avec le recrutement début 2026 d’Akito Suzuki, mais le jeune attaquant n’a pas affiché l’efficacité qu’il avait à Bellmare. Un gros travail a été effectué pour remodeler l’attaque. Départ des flops Ryo Germain et Kosuke Kinoshita, ainsi que d’éléments un peu légers pour le haut de tableau. Et même si le départ de Sota Nakamura fait mal, il a été bien remplacé par Takuma Asano...avant qu’il ne se blesse. La direction mise sur la continuité pour le reste de l’effectif. Le gardien Keisuke Osako, annoncé en Belgique, devrait finalement rester. Bartosch Gaul a donc un effectif assez complet pour débuter sa deuxième saison sur le banc de Hiroshima.
Depuis le départ de Toru Oniki début 2025, Frontale erre sans réel but. Un été très calme malgré des performances médiocres en Vision League. Le buteur Erison, pas toujours très élégant ni efficace, mais capable de se transcender, est parti. Il est remplacé par deux Brésiliens en manque de temps de jeu, Derik Lacerda et Kayke Queiroz, qui seront en concurrence avec le flop Lazar Romanić. Kawasaki a même accueilli un troisième Brésilien sorti de nulle part, Pedro Romano, en défense centrale. Aucune recrue confirmée de J1 ou de J2, pas de recrues majeures dans le secteur défensif, et l’excellent Soma Kanda envoyé en prêt, l’espoir n’est donc pas permis à Kawasaki. Shigetoshi Hasebe va devoir être ingénieux et brillant pour inverser la triste dynamique de cet ancien cador malade.
Les fans du Gamba Osaka n’auront sûrement jamais droit au bonheur. La dernière décennie de ce club historique est assez tragique. Après avoir remporté l’ACL Two en finale face à Al-Nassr et CR7, on voyait enfin le club japonais lancer une belle dynamique. Mais Jens Wissing est parti. En Saudi League, comme Arthur Papas, le coach du Cerezo. Le jeune attaquant Harumi Minamino, révélation de la Vision League, a aussi fait ses bagages. Et dans le sens des arrivées, Bison Futé a indiqué un vert très éclatant. Deux petites recrues, dont un jeune de l’Université Meiji, et un ailier australien qui sort d’une saison honorable en A-League. Aucune au milieu, malgré le manque flagrant de profondeur. La préparation a été aussi entachée par les blessures d’éléments importants en défense, notamment Riku Handa et Shota Fukuoka. Le nouvel entraîneur Tomokazu Myojin, dont c’est la première expérience en tant que numéro un, va avoir du travail.
Alors qu’il est toujours pronostiqué dans le bas de tableau, le Tokyo Verdy surprend chaque année en accrochant un ventre mou sans trop de difficultés. Et cela pourrait être encore le cas cette saison. Le club de la capitale est resté fidèle à sa méthode de recrutement cet été. Des jeunes prometteurs en prêt, avec Soma Kanda et Shuhei Mizoguchi. Des universitaires, avec Yoshiki Takushima de Meiji. Et des bons coups. En l’occurrence Kim Hyun-woo, qui arrive de deuxième division, et Kai Shibato, renvoyé par Urawa dans des circonstances douteuses. Aucun départ important n’est venu fragiliser Verdy. Vidotto, Naoki Hayashi, Koki Morita et Itsuki Someno sont tous restés et encadreront une jeune génération phénoménale, celle des Joi Yamamoto, Shion Nakayama, Gakuto Kawamura, Kento Imai ou Keisuke Nakamura.
Actif et ambitieux sur le mercato, le Fagiano confirme qu’il veut jouer bien plus haut que la lutte pour le maintien. Le club du Chūgoku est ressorti du tournoi de transition avec beaucoup de certitudes, et des joueurs comme Towa Yamane ou Leo Gaucho seront très attendus pour 2026/27. Dégraissage massif, arrivée de l’excellent Na Sang-ho, de l’expérimenté Ryosuke Shirai et du prometteur international U23 Soichiro Mori en prêt. Et surtout l’arrivée d’Oberdan, un milieu brésilien de Jeonbuk en K League. Un transfert qui illustre la différence de puissance financière entre le championnat japonais et le championnat sud-coréen. Okayama se donne en tout cas les moyens d’aller chercher le ventre mou, qui est l’objectif du club.
Risée de la J1 ces dernières années, Urawa avait besoin de tout reconstruire. Structure interne, staff, effectif. Et c’est à moitié fait. Beaucoup de changements cet été, avec la nomination d’un nouveau coach, Jo Gwi-jae, qui arrive avec son staff, et d’un nouveau préparateur physique. Les Reds ont aussi profité de l’été pour se débarrasser de beaucoup de flops et autres erreurs de casting aux salaires bien trop grands pour leur apport. Au revoir Hiroki Abe, Shoya Nakajima, Isaac Kiese Thelin, Shion Homma et Rio Nitta. Bonjour plutôt à des joueurs à potentiel mais qui ont déjà un peu d’expérience : Kotaro Hayashi, Harumi Minamino et Shuta Sasa. Urawa dispose ainsi d’un effectif moins profond et concurrentiel mais dans lequel il sera plus simple de construire autour d’Ado Onaiwu et Hiiro Komori. Et les jeunes Yota Horiuchi, Jumpei Hayakawa, Yoshitaka Tanaka ou Hayate Ueki auront peut-être enfin l’occasion de briller. Malheureusement pour le club de Saitama, il reste une grosse inconnue : Jo Gwi-jae et son style tactique très à l’ancienne. Son Kyoto n’avait pas d’identité de jeu réelle, et fonctionnait beaucoup à réaction, pour des résultats alternatifs.
À l’image de son tournoi de transition et de sa saison 2025, S-Pulse est dans sa dynamique habituelle, qui devrait le mener autour de la treizième place. C’est ce qu’inspire le mercato estival, où le club a une nouvelle fois confié les clés aux agents. Trois avant-centres à gros salaire recrutés pour un seul poste avec Oh Se-hun, Ryo Germain et Kosuke Kinoshita. Un chantier au milieu avec le départ du duo Matheus Bueno et Zento Uno, remplacés tant bien que mal par Kei Koizumi, Dieguinho et Won Du-jae. Le dernier arrivant blessé de longue date. Le cas le plus folklorique étant Vini Peixoto, recruté en Bosnie mais prêté en J2 à Sapporo dans la foulée, puisque Shimizu dépassait les quotas de joueurs étrangers. Takayuki Yoshida devra donc reconstruire une nouvelle équipe, puisque les joueurs inadaptés à son projet ont été remplacés par d’autres joueurs inadaptés. Heureusement pour Shimizu, l’effectif a encore trop de qualité pour vraiment faire partie du wagon de queue. Et l’arrivée du latéral Hidehiro Sugai est une excellente prise.
En grandes difficultés financières à cause de la maison mère Nissan, qui détient désormais 100 % des parts à la suite du retrait du City Group, les Marinos arrivent avec peu de certitudes. Surtout défensivement, la faiblesse de cette équipe ces dernières saisons. Le front offensif offre quelques motifs d’espoir, avec des joueurs performants comme Kaina Tanimura, Jordy Croux ou Tomoki Kondo, et l’émergence de talents comme Hiroto Asada et surtout Shin Miidera, né en 2010 et intégré à l’équipe première. Sportivement, YFM paraît donc relativement armé, mais l’atmosphère négative autour de l’équipe pourrait vite faire sombrer le tout. Le coach australien Steve Corica, nommé cet été, aura du travail.
Depuis sa troisième place en 2025, Kyoto Sanga fait n’importe quoi sur le marché des transferts. L’effectif est construit sans cohérence et Jo Gwi-jae, qui réussissait à faire tenir le tout, est parti à Urawa. Certaines recrues laissent plus que sceptiques. Takumi Kato, vingt-six ans, ancien avant-centre de Shimizu, qui vient de marquer quatre buts en six mois du tournoi de transition J2/J3. Everton Maceio et Thiago Souza, qui arrivent en prêt de Serie D brésilienne. Ren Kato, en difficulté depuis son arrivée en J1, arrive pour remplacer Hidehiro Sugai, un des meilleurs latéraux du championnat. Rien n’a de sens et Sanga est un simple outil d’agents pour placer leurs joueurs. Dix joueurs brésiliens sous contrat pour six places maximum par feuille de match. Assez décevant pour un club avec un si gros actionnariat. Heureusement, des cadres sont encore là : Masaya Okugawa, Rafael Elias. Marco Tulio aussi quand il n’est pas blessé. Le nouvel entraîneur Ranko Popović connaît bien la J1, mais ne laisse pas un grand souvenir de son passage à Kashima en 2024.
Vice-champion 2025, Reysol a sombré de manière incompréhensible pendant le tournoi de transition. Un jeu trop stéréotypé, un mercato raté, et des joueurs pas toujours très concernés, telles étaient les causes de cette débâcle. Néanmoins, le club de la préfecture de Chiba était à chaque fois à rien d’obtenir un résultat. Tout n’était donc pas à jeter pour la direction et Ricardo Rodriguez, qui a été conservé. Le mercato estival a réglé une partie des problèmes, et notamment celui du piston gauche, grâce à l’arrivée de l’excellent Keita Endo du FC Tokyo. Dans l’axe, Makoto Mitsuta permettra également de fluidifier le jeu de combinaisons de Kashiwa. Avec les retours de plusieurs joueurs, dont Koki Kumasaka, lourdement blessé, Kashiwa peut espérer rejouer le haut de tableau. Attention aux problèmes défensifs, l’arrivée de Shogo Asada semble légère pour tout solutionner.
Promu, le VVaren Nagasaki a eu la chance, comme HollyHock et le JEF United, de disputer le tournoi amical de six mois. De quoi s’adapter aux exigences de la J1 sans risquer de se mettre en difficulté dans la course au maintien. Le club de Kyushu a fait un recrutement pour le moment efficace, avec les défenseurs Takuma Ominami et Kanta Doi, et le jeune milieu Kenshin Yasuda. Des noms qui ont des références en J1, et qui compensent le départ de l’expérimenté Kazuki Kushibiki. Les recrues de l’hiver dernier, plus nombreuses, ont eu l’occasion de s’adapter. Il y aura donc des attentes autour de Nagasaki, et de son projet assez séduisant. Le nouveau stade sera sûrement bien rempli, l’engouement local devient impressionnant.
Malgré une promotion en J1, Mito continue sa stratégie sportive : la post-formation et les bons coups. Beaucoup d’arrivées en prêt : Akinari Kawazura, Yu Funabashi, Motoki Nishihara ou Kotaro Uchino, pour densifier un effectif un peu jeune et léger pour l’élite du football japonais. Les moyens sont très limités à Ibaraki, et le salut passera par une surperformance des cadres comme Chihiro Kato, Yoshiki Torikai, Kenta Itakura ou Malick Fofana, qui va revenir de blessure. HollyHock reste favori à la relégation, a l’effectif le plus limité, et un gardien peu fiable avec Konosuke Nishikawa. Mais Daisuke Kimori, le coach, a beaucoup de bonnes idées et connaît cette situation. Son équipe est compliquée à manœuvrer.
Dernier de la zone Ouest pour le tournoi de transition, l’Avispa est en train de couler, à cause notamment d’une stratégie sportive incompréhensible et un recrutement compulsif cet été. Le club de Kyushu a été chercher toutes les opportunités qui passaient. Shu Morooka, poussé vers la sortie par Kashima car très fragile. Werik Popo, très décevant au Fagiano qui n’a pas voulu le conserver après son prêt. Ou même l’Espagnol Oriol Romeu, trente-quatre ans. Le coach Shinya Tsukahara, malgré des résultats catastrophiques, a lui en revanche été conservé. Tomoya Miki, Yu Hashimoto et Shosei Usui devront être performants pour éviter le naufrage de Fukuoka.
Club historique du football japonais, le JEF United a finalement obtenu son retour en J1 en 2026 après de longues années en J2. Les débuts pendant le tournoi de transition ont été très délicats. De quoi motiver la direction à multiplier les investissements malins. Et notamment l’avant-centre de Kawasaki Erison, et l’attaquant Ken Yamura de Fujieda en J2. Le club de Chiba avait beaucoup manqué d’efficacité dans les deux surfaces. La priorité a donc été mise sur l’attaque, avec le recrutement également de Leonardo Rocha, deux mètres, pour la rotation. Et sur la défense, avec l’australien Daniel Hall. Le départ d’Issei Takahashi au Vissel Kobe a été bien anticipé, en le remplaçant dans la foulée par Takahiro Iida, un profil un peu plus offensif. La plus grosse interrogation reste au poste de gardien, où Jose Aurelio Suarez semble un peu limité. Même si l’objectif du JEF reste le maintien, attention à une belle surprise.







































