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·11 août 2026
« Je ne contrôlais plus rien », Safonov raconte l’instant où tout a basculé

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·11 août 2026

Matvey Safonov, 27 ans, gardien du Paris Saint-Germain, s’est replongé avec émotion dans la finale Paris Saint-Germain/Arsenal de la Ligue des champions. Auprès du site du club, le portier russe a raconté la tension de la séance de tirs au but et son explosion au dernier penalty.
Revenons sur la finale de la Ligue des champions et cette séance de tirs au but. Que se passe-t-il dans la tête d’un gardien à ce moment-là ? « Il y a énormément de choses qui se passent. Une séance de tirs au but, c’est toujours un équilibre entre les émotions et les informations que tu as préparées avant le match. Nous travaillons beaucoup ce type de situation. En finale de Ligue des champions, c’est encore plus difficile, parce qu’il est impossible de savoir exactement où un joueur va frapper. Nous avions bien préparé cette séance. Je n’ai pas arrêté de penalty, mais je pense que j’ai rendu la tâche plus compliquée aux tireurs adverses. » Au bout du compte, vous remportez cette finale. Qu’as-tu ressenti ? « Sur le moment, je n’ai pas vraiment réalisé ce que nous venions d’accomplir. Je pense qu’avec le temps, je mesurerai encore davantage ce que représente cette victoire. Avant le match, je m’étais dit que je devais le préparer comme n’importe quelle autre rencontre pour ne pas me laisser envahir par le stress. J’ai gardé toutes ces émotions en moi. Puis, au dernier penalty, tout est ressorti d’un coup. À cet instant-là, je ne contrôlais plus rien. Après coup, j’ai commencé à comprendre un peu mieux ce que nous avions réussi. »
Ce récit révèle toute la solitude du gardien dans un moment pourtant éminemment collectif. Safonov n’a repoussé aucun tir, mais son rôle ne se résume pas à une statistique : la préparation, la lecture des tireurs et la pression psychologique participent aussi au rapport de force. Surtout, son explosion au dernier penalty mesure l’intensité d’une finale longtemps contenue. Derrière le calme exigé par son poste, le Parisien raconte le moment précis où le professionnel a laissé place à l’homme.
Avec qui as-tu eu envie de partager ce moment en premier ? « D’abord avec l’équipe. C’était notre trophée. Nous l’avions gagné ensemble. Puis, après cette première vague d’émotions, j’ai pensé à ma femme, qui était au stade. Je l’ai attendue une quinzaine de minutes après le coup de sifflet final pour qu’elle me rejoigne sur la pelouse. Je voulais partager ce moment exceptionnel avec elle, dans ma vie comme dans la sienne. »
Le choix de Safonov donne au sacre une profondeur supplémentaire. Son premier réflexe reste celui du groupe avant que la célébration ne devienne familiale. Ces quinze minutes d’attente, au cœur de l’euphorie, racontent la valeur intime d’un tel accomplissement : une carrière, des sacrifices et des proches enfin réunis sur la même pelouse. Le trophée appartient au Paris Saint-Germain, mais chacun de ses acteurs l’emporte également dans sa propre histoire. On espère que les acteurs parisiens vont nous relancer dans une grande histoire cette saison. Le film n’est pas fini.







































