Calciomio
·8 avril 2026
« Je n’entraîne pas des schémas, mais des idées » : le football italien pleure le visionnaire qui a fait débuter Pirlo à 16 ans et révolutionné l’analyse vidéo avant tout le monde

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·8 avril 2026

Le monde du football est en deuil. Mircea Lucescu s’est éteint ce mardi soir à l’hôpital universitaire de Bucarest, des suites d’un infarctus dont il ne s’était jamais remis. Il avait 80 ans. Hospitalisé depuis une semaine, le technicien roumain était plongé dans un coma artificiel depuis plus de 24 heures avant son décès.
Sélectionneur de la Roumanie jusqu’à ses derniers jours, Lucescu avait quitté son lit d’hôpital pour tenter de qualifier sa sélection au Mondial 2026, un rêve brisé en demi-finales des barrages européens. Un dernier acte à l’image d’un homme qui n’a jamais rien fait comme les autres.
En Italie, où il avait débarqué en 1990, Lucescu a laissé une empreinte indélébile. Au Pisa d’abord, où il a posé les bases de ce qui allait devenir la figure du match analyst, en demandant dès son arrivée un magnétoscope plutôt que des attaquants. Au Brescia ensuite, de 1991 à 1996, où il a fait jouer George Hagi et fait débuter un certain Andrea Pirlo à seulement 16 ans. À l’Inter enfin, en 1998, prenant la succession de Gigi Simoni dans un vestiaire fracturé, avant de démissionner après quelques mois.
Son oeuvre la plus marquante reste ses douze années au Shakhtar Donetsk, où il a construit un véritable « Brésil d’Ukraine », remportant notamment la Coupe UEFA 2009. Au total, il aura soulevé entre 36 et 38 trophées à la tête de huit clubs différents, ce qui en fait l’un des entraîneurs les plus titrés de l’histoire.
« Je n’entraîne pas des schémas, mais des idées », disait-il souvent. Visionnaire, polyglotte, passionné d’art et de culture, Lucescu emmenait ses joueurs dans les musées à chaque déplacement. Le football perd l’un de ses plus grands penseurs.
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