Calciomio
·21 avril 2026
« Je suis prêt à perdre plutôt que de faire des compromis » : la douche froide de la part du prophète du football italien sur ses intentions aux élections

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·21 avril 2026

Comme le raconte la Gazzetta dello Sport, Giovanni Malagò avance ses pions, sans encore officialiser sa candidature à la présidence de la Fédération italienne, mais avec un discours déjà très affirmé. Soutenu par la quasi-totalité des clubs de Serie A, il a rencontré leurs représentants lors d’une assemblée décrite comme « très calme », destinée à confronter les attentes des clubs à ses idées.
Lui-même reste prudent : « Pour présenter un acte formel, il faut un programme, et pour le construire je veux d’abord écouter toutes les composantes ». L’échéance est fixée au 13 mai, mais d’ici là, Malagò multiplie les consultations avec la Serie B, la Lega Pro, les joueurs et les entraîneurs. « À la fin de cette semaine d’échanges, je rassemblerai toutes les idées », explique-t-il, précisant qu’il rencontrera aussi son rival Giancarlo Abete, « dont je ne peux que dire du bien, même si nous avons des parcours différents ».
Mais derrière cette phase d’écoute, le ton est déjà clair. Malagò refuse toute logique d’arrangements : « Le mot compromis ne me plaît pas, il doit être remplacé par conviction et crédibilité ». Et il va plus loin : « Si je suis prêt à perdre les élections plutôt que de faire des accords avec tout le monde pour finalement ne satisfaire personne ? Absolument oui ». Son objectif est limpide : instaurer un climat de confiance et éviter les blocages qui paralysent le système.
Face aux demandes des clubs, il reconnaît des points d’accord dans le document de 29 propositions, tout en appelant à « mettre de côté les personnalismes ». Pour lui, « si la Serie A va bien, tout le football italien va bien », mais cela nécessite une vision collective et une meilleure reconnaissance institutionnelle.
Sur le fond, Malagò insiste sur la nécessité d’une réforme globale : « Si l’on pense aujourd’hui à une nouvelle direction, c’est parce que l’Italie est encore absente du Mondial ». Il prône une « réorganisation sportive et managériale », fondée sur les bonnes personnes, la formation, les centres fédéraux et une gestion plus durable.
Enfin, fidèle à son style, il esquive la question du futur sélectionneur : « Je ne sais même pas si je serai candidat, alors penser à un entraîneur… ». Mais le message est passé : Malagò veut changer les règles du jeu.









































