Girondins4Ever
·1 février 2026
Jean-Claude Darmon : “48 heures avant qu’il disparaisse, j’étais avec lui. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait…”

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Sur RMC, Jean-Claude Darmon, l’argentier du foot français, s’est exprimé sur la disparition de l’ancien entraineur des Girondins de Bordeaux, Rolland Courbis.
« Il n’y a pas d’amitié sans preuve d’amitié. Rolland, je l’ai connu, il avait 16-17 ans. Il jouait à l’OM. C’était une beauté grecque, ce mec. Il me déroutait. Pour jouer en Grèce, il s’est trouvé un arrière-grand-père grec, je le rappelle… Il l’a trouvé. C’est un personnage hors-série. J’étais avec lui tout le temps dans les grands événements, heureux, et quelques fois malheureux. La seule fois où j’ai connu la garde à vue à la prison, je lui dois (caisse noire de Toulon, ndlr). 48 heures avant qu’il disparaisse, j’étais avec lui. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait… Les médecins ne savaient pas, ne connaissaient pas sa maladie. Il avait des difficultés à respirer. Mais il avait toujours le moral… Cet homme était incroyable. Il souffrait, c’est vrai, mais il avait le moral. Quand il est parti, ça a été un crève-cœur pour moi. Je ne pensais pas à tel point il était dans ma vie… j’ai tout organisé à l’église de La Madeleine, sans exception. J’ai beaucoup aidé pour Marseille, jusqu’au début de la crémation, et ça m’a vraiment marqué. Aujourd’hui, franchement, je paye un peu ça avec un moral à zéro, car cet homme vous emportait dans sa folie… Car Rolland était fou, fou de joie, fou de vie, fou de passion, et fou de football… C’était un génie, il savait tout faire ».
Rolland Courbis avait, quoi qu’on en dise, un poids dans le foot.
« Jusqu’à aujourd’hui, oui, il pesait lourd, dans la presse, les réseaux sociaux. On parle encore de lui. Il a fait la Une de L’Equipe et j’ai été surpris, parce qu’il était décrié. Certains l’aimaient, d’autres non, ou d’autres considéraient qu’il était un peu noir, gris, rose. Il a entrainé les joueurs vers un système de jeu dont lui seul connaissait la méthode. Rolland était un très bon entraineur, c’était un meneur d’hommes. Il avait le mot juste… Il n’avait fait aucune étude comme moi, mais on avait l’impression qu’il avait quelque chose en lui qui, spontanément, trouvait le juste mot. Tactiquement, on l’a vu, il a fait des choses… On parle de ce 5-4 contre Montpellier… »









































