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·31 août 2026
Jean-Paul Lempereur, nouvel actionnaire du RC Lens : « Pourquoi ne pas imaginer un musée du Racing Club de Lens ?»

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·31 août 2026

Pour les supporters du Racing Club de Lens, le groupe Lempereur n’est pas un nouveau du côté du RC Lens. L’entreprise est un partenaire historique du club du Pas-de-Calais. Cette fois, Jean-Paul Lempereur gravit une nouvelle marche au RCL en intégrant le conseil d’administration.
Lensois.com : Vous êtes un partenaire historique. Vous avez connu Gervais Martel, le titre de 1998. Comment vivez-vous l’arrivée d’un nouveau président, de nouveaux actionnaires ? Jean-Paul Lempereur : Je dirais que la transition s’est faite quand Joseph (Ndlr. Joseph Oughourlian) est arrivé il y a 10 ans. Je l’expliquais tout à l’heure. On m’a tendu la main. Parce qu’on parle beaucoup de Lens et ses valeurs. On avait bâti ensemble l’APE : ambition, passion et émotion. On m’avait appelé à l’époque pour avoir de l’ambition, de la passion et de l’émotion. On a beaucoup travaillé là-dessus. Ce que j’ai vécu avec Gervais, c’est les souvenirs, j’ai connu les bonnes années, 1998. J’étais avec Gervais ici et Claire Chazal au journal de 13 heures. On était champions de France. J’étais avec lui dans la tribune. J’ai connu 1998. J’ai connu le recrutement Guy Roux. Tout ça, j’ai bien connu toute l’histoire. Effectivement, quand Joseph est arrivé, je vous l’ai expliqué, entre la famille et moi, on a tout de suite essayé. Je vous rappelle que lorsqu’on était en Ligue 2 et que Joseph est arrivé, c’était les banderoles. C’était les envahissements de terrain. Ce n’était plus ça avec les supporters et ce n’était plus ça avec les entreprises. La première question de Joseph, c’était de dire comment peut-on recréer des liens avec les entreprises, créer des liens avec les supporters. Je pense à tout le boulot qui a été fait derrière, il y a eu ce PSE qui a été terriblement difficile. Mais tout ce qui a été fait à ce moment-là, jusqu’à maintenant, fait que l’on sent une vraie continuité. Et moi, effectivement, quand je participe au tour de table de Joseph, j’étais très motivé, séduit. Certes, c’est aussi beaucoup d’argent au niveau de notre famille. C’est quelque chose de très excitant, mais aussi de rassurant. Ce que je veux surtout dire, c’est qu’il peut y avoir de l’inquiétude parfois des supporters, il peut y avoir de l’inquiétude sur le monde du football. Que ce soit Joseph, Benjamin (Ndlr. Benjamin Parrot), Jean-Louis (Ndlr. Jean-Louis Leca), il y a une vraie vie, il y a une vie d’idées. On sait où on est, on sait où on veut aller et on sait quoi il va y avoir.

Est-ce que, malgré tout ce qu’on a dit, est-ce que vous avez quand même des ambitions sportives ? Est-ce que vous avez envie de voir Lens comme la saison dernière, par exemple ? Pour ma part, oui. Gagner la Coupe de France, le Trophée des champions, c’est motivant et ça donne plus envie d’y aller. En étant très honnête et sincère avec vous, si on n’avait pas eu la Coupe de France et si on n’avait pas eu le Trophée des champions, on a eu des discussions ensemble depuis six mois. À ce moment, on ne savait pas encore qu’on allait gagner la Coupe de France. Alors est-ce que ces succès récents m’ont incité à investir ? Je dirais non.
Vous venez en tant qu’investisseur, mais dans quel rôle ? Expliquez-nous. C’est plutôt des projets d’infrastructure, bien séparés. Les actionnaires que nous sommes, on n’influe pas sur le sportif et chacun a sa place, mais on veut vraiment contribuer avec l’expérience qui est la mienne, c’est de pouvoir justement se dire, qu’est-ce qu’on va faire ensemble avec cette tour ? Comment peut-on demain imaginer créer du lien entre le Louvre-Lens et le stade ? Pourquoi ne pas imaginer un musée du Racing Club de Lens ? On a plein d’idées qu’on est en train d’échanger, mais il est un peu tôt pour nous de vous dire tout ce qu’on a dans la tête et tout ce qu’on souhaite faire. Et sachez que les idées, on en a, les moyens, on les a, et le Racing Club de Lens continuera à grandir.
Propos recueillis par Clément Courtois au stade Bollaert-Delelis de Lens.
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