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·9 septembre 2026
Jeux sud-américains: sous Milei, une bourse ne paie pas un loyer

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·9 septembre 2026

La délégation argentine qui participera aux Jeux Odesur compte 658 athlètes qui, à Santa Fe, chercheront des victoires pour le sport national. À partir du samedi 12 septembre, ces athlètes représenteront nos couleurs, mais ils le feront, une fois de plus, au milieu d’une coupe budgétaire brutale touchant à la fois les bourses et les infrastructures, conséquence des politiques du gouvernement de Javier Milei.
La baisse du budget consacré aux politiques sportives a été bien plus profonde ces dernières années. Selon un rapport de l’observatoire « Táctica », qui suit le sport argentin, l’exécution du budget sportif en 2026 a chuté de 4,0 % en termes réels au premier semestre par rapport à 2025. Et si l’on prend en compte cette exécution budgétaire par rapport à 2023, la contraction atteint presque 68 %.
À cet égard, l’une des baisses les plus marquées de ces dernières années s’explique par l’ajustement total de plusieurs lignes budgétaires. Les plus frappantes, à ce stade, concernent le sport communautaire, l’ENARD, les clubs de quartier et les compétitions nationales. Par exemple, l’Ente Nacional de Alto Rendimiento Deportivo a subi une coupe de près de 75 % en termes réels par rapport au premier semestre 2023. À cela s’ajoute une baisse de 82,8 % pour le sport communautaire et de 98,8 % pour les clubs de quartier. À ce stade, la diminution de presque 100 % pour le développement des activités et des compétitions à l’intérieur du pays a également représenté un coup très dur pour le sport national.
Ces dernières heures, on a appris par le biais du Journal officiel que le gouvernement a augmenté de 8 % les bourses sportives. Ainsi, un sportif qui remporte une médaille d’or, par exemple aux Jeux Odesur, percevra une bourse mensuelle de 699 840 pesos pour cette catégorie. Soit 450 dollars par mois. Ce qui est dérisoire au vu des coûts auxquels sont généralement confrontés les sportifs de haut niveau. Par exemple, selon un rapport immobilier du portail Zona Prop, louer un studio dans la ville de Buenos Aires (où se trouve le CENARD) coûte en moyenne 771 871 pesos par mois, de sorte que la bourse ne suffit pas à couvrir ce logement.
Les chiffres se traduisent en histoires bien réelles. Après que Las Leonas ont remporté le titre mondial aux Pays-Bas, c’est la gardienne Cristina Cosentino qui a révélé que, pendant la préparation à la Coupe du monde, l’une de ses coéquipières « est restée vivre au CENARD pendant un mois » parce que l’argent qu’elle recevait ne lui suffisait pas pour payer un loyer. Bien que le CENARD offre certains équipements, la vérité est que le manque d’infrastructures n’en fait pas un lieu adapté pour y vivre pendant une longue période. Elle n’est pas la seule. Les réalités faites de tombolas, de tirages au sort et d’appels à l’aide se multiplient sur les réseaux sociaux de la plupart des sportifs.
Dans le cas de Las Leonas, les bourses tournent autour d’un million et demi de pesos ou, parfois, de beaucoup moins, car elles entrent dans le cadre de l’excellence olympique. C’est aussi le cas, par exemple, de Maligno Torres qui, selon le tableau, reçoit une bourse un peu plus élevée. Cependant, cet argent, qui au fond se situe dans la moyenne de ce que gagne n’importe quel travailleur, est présenté comme une supposée « récompense », alors qu’en réalité il ne crée pas de différence substantielle.
La liste présentée par le gouvernement national (que l’on peut voir ici) fait aussi référence, entre autres, à une bourse pour les jeunes ayant un potentiel de développement. Au-delà des montants, ce qui est frappant, c’est que, par exemple, y figure la projection sud-américaine junior, destinée aux athlètes de 16 à 21 ans, qui sera de 326 592 pesos, mais pour bénéficier de cette aide, les sportifs doivent obtenir une médaille aux Jeux, lors d’un championnat sud-américain de leur discipline. Autrement dit, cela inverse la logique du soutien. Au lieu de soutenir un athlète prometteur, l’athlète doit d’abord obtenir un résultat qui le valide : l’État n’investit pas dans l’athlète, il le paie une fois le résultat obtenu.
Dans cette situation budgétaire, l’Argentine se prépare à montrer ce qu’elle a de meilleur lors des prochains Jeux sud-américains. Et comme toujours, elle le fera avec l’esprit qui nous caractérise.
Cet article a été traduit en français par une intelligence artificielle. Tu peux lire la version originale en 🇪🇸 ici.







































