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·24 septembre 2026

José Mourinho peut imposer sa vision au Real Madrid

Image de l'article :José Mourinho peut imposer sa vision au Real Madrid

L'arrivée de José Mourinho cet été s'inscrit dans le sillage d'une saison particulièrement mouvementée pour le Real Madrid. Entre les tensions autour de Vinícius Júnior, le passage éclair de Xabi Alonso, l'intégration compliquée de Mbappé, l'intérim d'Álvaro Arbeloa et la violente altercation entre Tchouaméni et Valverde, le club madrilène a longtemps semblé traversé par des entraîneurs impuissants. Les rapports de force internes étaient largement dominés par les joueurs.

Or, le football d'aujourd'hui récompense l'inverse. Les plus grandes équipes se construisent désormais autour d'une vision long terme portée par leur entraîneur, avec un pouvoir décisionnaire sur le mercato et les choix d'effectif. Le PSG est ainsi devenu celui de Luis Enrique, bien plus que celui d'Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia ou Vitinha. Le Bayern Munich s'est transformé en équipe de Vincent Kompany, davantage que celle de Harry Kane, Michael Olise ou Joshua Kimmich. Arsenal, de son côté, reste avant tout le projet de Mikel Arteta, plus que celui de Bukayo Saka, Declan Rice ou William Saliba.


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Vu la relation qui existe entre Florentino Pérez et José Mourinho depuis 2010 et le premier passage du technicien portugais sur le banc madrilène, ce dernier pourrait bien s'octroyer ce même statut au Real Madrid.

  1. À lire aussi : Mourinho a un plan sur mesure pour la trêve

Une méthode nouvelle pour le Real Madrid

Sous la présidence de Florentino Pérez, le Real Madrid a toujours davantage porté la vision du président que celle de ses entraîneurs, un projet confié en priorité à ses stars plutôt qu'à un système tactique précis. C'est aussi pour cette raison que le club a toujours privilégié les meneurs d'hommes aux tacticiens purs sur son banc de touche.

Depuis le départ de José Mourinho en 2013, seul Zinédine Zidane a vraiment pu peser sur les grandes décisions du club, lors de la phase de reconstruction entamée en 2019. Le Français avait alors bénéficié d'un mercato XXL, avec plus de 300 millions d'euros investis en une seule fenêtre de transferts pour Eden Hazard, Luka Jović, Éder Militão, Ferland Mendy et Rodrygo. Un chèque en blanc rarement accordé à un entraîneur madrilène, qui avait notamment permis à Zidane de ramener personnellement Hazard, un joueur qu'il suivait de près depuis ses années LOSC.

Ce contexte explique en partie les échecs répétés des profils plus tacticiens sur le banc madrilène, à l'image de Rafael Benítez, Julen Lopetegui ou plus récemment Xabi Alonso, qui n'ont jamais vraiment pu composer avec les joueurs qu'ils souhaitaient réellement. Carlo Ancelotti fait figure d'exception dans cette histoire récente, mais son succès madrilène tient davantage à sa gestion humaine du vestiaire qu'à un véritable pouvoir décisionnel sur le mercato. Dès 2023, l'Italien réclamait déjà Harry Kane pour succéder à Karim Benzema, avant que Florentino Pérez ne tranche autrement, préférant patienter pour la signature libre de Mbappé.

Mourinho peut incarner ce rôle

À travers ses différents mandats, s'il y a bien un entraîneur qui a su faire tourner la tête de Florentino Pérez, c'est José Mourinho. Il est peut-être même le coach le plus tacticien à avoir réussi dans toute l'histoire du club madrilène. Des recrues arrivées sur sa demande, des transferts bouclés en plein mercato hivernal pour renforcer son effectif : le président n'a jamais vraiment remis en question les décisions du Portugais lors de son premier passage sur le banc, entre 2010 et 2013, même lorsque celui-ci s'est mis à dos Iker Casillas et une bonne partie de son vestiaire.

Loin d'être timide, avec le caractère que tout le monde lui connaît, le Special One n'aurait aucun problème à devenir l'image de ce nouveau Real Madrid. Partout où il est passé, à Chelsea, à l'Inter Milan ou lors de son premier passage madrilène, l'équipe a toujours fini par s'identifier à sa personnalité forte, bien avant de porter celle de ses meilleurs joueurs. Cette capacité à s'imposer comme véritable figure centrale du projet, au-delà du simple rôle d'entraîneur, pourrait justement être ce qui a manqué au club ces dernières saisons.

La question du temps que lui accordera Florentino Pérez

Reste une inconnue de taille : le temps. Sur les 17 entraîneurs qui se sont succédé sur le banc madrilène au 21e siècle, seuls quatre sont parvenus à dépasser un an et demi en poste. Une tradition qui se perpétue en réalité depuis les débuts de l'histoire du club. À la Maison Blanche, l'échec se paie cash et rarement dans la durée.

Deux entraîneurs seulement ont survécu à une saison sans Liga ni Ligue des champions ces dernières décennies. José Mourinho fut de ceux-là en 2010-11, remportant la Coupe du Roi cette année-là, le premier titre du club depuis 2008. Carlo Ancelotti a connu le même sort en 2022-23, au sortir pourtant d'un exceptionnel triplé Liga-Ligue des champions-Supercoupe d'Espagne la saison précédente.

Le contraste est frappant avec les autres grands d'Europe. Mikel Arteta a dû patienter sept saisons avant de remporter son premier trophée avec Arsenal. Vincent Kompany entame sa troisième année à la tête du Bayern Munich sans avoir encore soulevé la Ligue des champions. Même constat pour Hansi Flick au FC Barcelone, où la patience accordée dépasse largement celle que le Real Madrid a toujours réservée à ses entraîneurs. Le début de saison actuel, marqué par un net retard sur le Barça et plusieurs polémiques arbitrales, rappelle que la patience du président madrilène a toujours eu ses limites, même envers les techniciens qu'il affectionne le plus.

🚨 Le Real Madrid est déjà à SIX points de Barcelone. Une SEULE fois ils ont renversé un déficit de six points face à un Barça leader du championnat : Lors de la saison 2006/07 sous Capello. @diarioas

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