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·22 août 2026
Juve-Milan : Spalletti possède déjà l’avantage qui manque à Amorim

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·22 août 2026

Pour la presse transalpine en ce début d’exercice, la Juventus possède déjà un avantage structurel sur le Milan : une identité de jeu nettement mieux définie sous la houlette de Luciano Spalletti.
La Juventus et le Milan abordent la saison 2026-2027 avec une ambition commune : effacer une campagne précédente décevante, marquée par une absence en Ligue des champions, et retrouver une place conforme à leur rang. Mais à l’heure d’établir un premier panorama de la Serie A, la presse locale estime que les Bianconeri possèdent un léger ascendant sur les Rossoneri. La raison ne tient pas seulement à la qualité du mercato, mais avant tout au facteur temps : Luciano Spalletti a eu près d’un an pour façonner son identité, là où Ruben Amorim vient tout juste de poser ses valises pour construire la sienne.
La différence fondamentale réside en effet dans la chronologie. En poste depuis fin octobre 2025, Spalletti a bénéficié de longs mois pour tester, ajuster et stabiliser son système. De son côté, Amorim n’a débarqué en Lombardie qu’en juin 2026. Conséquence directe : la Juventus part avec des repères collectifs beaucoup plus nets.
Aujourd’hui, les intentions de l’entraîneur toscan sont parfaitement lisibles. L’idée d’un 4-2-3-1 très offensif, basé sur la possession et la projection rapide, s’est installée. Ce système offre une liberté vitale aux créateurs (Kenan Yildiz, Francisco Conceição ou la recrue Kerim Alajbegovic), compensée par le rôle hybride et l’abattage de joueurs comme Weston McKennie. Derrière, la structure est claire : Jhon Lucumi vient renforcer une charnière articulée autour de Bremer, avec Guglielmo Vicario comme nouveau point de départ dans les buts, pendant que Kolo Muani est chargé d’apporter le réalisme offensif.
Le Milan, en revanche, reste davantage au stade du laboratoire. Si Ruben Amorim souhaite avancer son bloc et proposer un football plus courageux, plusieurs chantiers d’envergure restent ouverts. L’équilibre défensif dans ce bloc haut, l’utilisation des joueurs de couloir, la capacité à construire proprement depuis l’arrière et même la gestion du vestiaire (notamment le statut de certains cadres comme Rafael Leão) soulèvent encore des interrogations. C’est cette absence de base consolidée que les observateurs mettent en opposition avec le projet turinois.
Attention toutefois aux conclusions hâtives : posséder une identité mieux définie ne signifie pas automatiquement être supérieur sur toute la ligne. La Juventus affiche encore des doutes importants, particulièrement au milieu de terrain où Manuel Locatelli conserve de très lourdes responsabilités dans la construction du jeu. Le Milan, de son côté, dispose d’un effectif intrinsèquement de très haut niveau. S’il parvient à stabiliser rapidement son organisation, il peut combler ce retard tactique en un rien de temps.
Dans une saison charnière où ces deux géants cherchent à se relancer, cette différence de maturité dans le projet peut néanmoins peser dès les premières journées. Le Milan doit encore se découvrir. La Juventus, forte de sa longueur d’avance structurelle, doit maintenant franchir l’ultime étape : confirmer que l’identité construite peut désormais produire des résultats.
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