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·29 août 2026
Juventus 2-0 Parme : Nico Gonzalez sort la Vieille Dame du piège parmesan

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·29 août 2026

L’affiche ravivait les doux souvenirs de la finale de la Coupe de l’UEFA 1995, époque où les étoiles constellaient les deux camps, mais la réalité du terrain a offert un spectacle bien plus terne. Sur la pelouse de l’Allianz Stadium, la Juventus a fini par s’imposer (2-0) face à Parme, un score qui flatte quelque peu une prestation d’ensemble laborieuse. Les supporters piémontais n’en ont pas vraiment eu pour leur argent, endurant un début de partie à l’avantage des visiteurs et un premier acte d’une pauvreté affligeante, sans la moindre occasion nette. Si la Vieille Dame rejoint l’AC Milan en tête du classement avec six points, son jeu brouillon manque encore cruellement de maîtrise et de folie.
La lumière est finalement venue du banc, mettant en exergue les difficultés de certains cadres. Aligné à un poste inhabituel de numéro 10, Jonathan David a traversé la rencontre comme un fantôme, ne s’offrant qu’une timide opportunité (53e) avant de sortir sous les sifflets, laissant planer le doute sur son avenir turinois. À l’inverse, Nico Gonzalez a dynamité la partie en l’espace de quatre minutes. Le vice-champion du monde argentin a allumé la mèche d’une volée de l’extérieur, puis a trouvé le poteau, avant de délivrer le stade d’une frappe du droit déviée (62e). Seul Juventino véritablement dangereux, il a frôlé le doublé sur une frappe lointaine (83e) avant de se muer en passeur décisif.
Si l’étincelle argentine a sauvé le bilan offensif, les maux persistent à la pointe de l’attaque. Randal Kolo Muani a une nouvelle fois fait preuve de maladresse, vendangeant deux belles situations coup sur coup (50e, 55e). Bien que Luciano Spalletti l’ait laissé sur le pré jusqu’au coup de sifflet final, l’avant-centre tricolore s’expose inévitablement aux piques de son entraîneur. Le public bianconero pourra néanmoins se consoler avec la première apparition du défenseur colombien Lucumi, auteur d’une très belle reprise de volée (50e) pour marquer ses débuts sous ses nouvelles couleurs.
L’ouverture du score aurait dû libérer les locaux, mais elle a curieusement engendré une coupable déconcentration. La Juventus a bien failli concéder l’égalisation dans la foulée, sauvée in extremis par un double arrêt monumental de son gardien Vicario (64e). La fin de match a également été marquée par les frayeurs du jeune Bosnien Alajbehovic, miraculé sur un penalty non sifflé (77e). Il a finalement fallu attendre la 87e minute pour que Turin respire : parfaitement décalé par l’inévitable Nico Gonzalez, le rentrant Teun Koopmeiners a scellé le sort du match d’un tir croisé du gauche implacable (2-0).
Comptablement, la mission est remplie avec ce deuxième succès de rang. Cependant, les lacunes collectives soulèvent des interrogations avant le premier grand frisson de la saison, programmé la semaine prochaine face à l’AC Milan. La copie rendue ce samedi soir reste trop imparfaite pour prétendre dicter sa loi face à un tel rival. Néanmoins, à quarante-huit heures de la clôture du mercato estival, il y a fort à parier que la Juventus qui se présentera face aux Rossoneri affichera un visage sensiblement différent, au gré des arrivées et des départs imminents.







































