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·26 septembre 2026
Juventus : ce chiffre explique aussi pourquoi Spalletti demande du temps

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Luciano Spalletti insiste régulièrement sur la nécessité de construire progressivement sa Juventus. Au-delà du discours d’un entraîneur confronté aux blessures et aux changements tactiques, un chiffre permet de mesurer l’ampleur du chantier : selon Tuttosport, les Bianconeri utilisent en moyenne plus de sept nouveaux joueurs par match de Serie A depuis le début de la saison.
Le quotidien turinois inclut dans ce calcul les recrues estivales mais aussi les joueurs revenus de prêt, comme Douglas Luiz et Nico Gonzalez. Au total, onze éléments ont intégré ou réintégré l’effectif pendant l’été et la plupart ont rapidement été sollicités.
C’est là que la comparaison avec les autres grandes équipes italiennes devient intéressante. L’Inter peut introduire ses recrues de manière progressive dans un collectif déjà structuré. La Juventus, elle, a dû demander immédiatement beaucoup plus à ses nouveaux joueurs.
Cela se traduit forcément sur le terrain. Les automatismes sont moins installés, les associations changent davantage et Spalletti doit simultanément découvrir certains profils, gérer les blessures et faire évoluer son système. Le passage récent au 3-4-2-1 constitue l’un des exemples les plus visibles de cette recherche d’équilibre.
Le chiffre ne permet évidemment pas d’expliquer toutes les difficultés rencontrées depuis le début de la saison. Une équipe profondément renouvelée reste attendue sur ses résultats, et la Juventus ne peut pas simplement repousser indéfiniment le moment où les automatismes devront apparaître.
Mais la donnée permet de mieux comprendre la différence avec certains concurrents. Spalletti ne travaille pas seulement sur un changement tactique ou quelques nouvelles recrues : il cherche à intégrer une partie importante de l’effectif tout en disputant déjà des rencontres décisives.
La diversité des joueurs utilisés montre aussi pourquoi les performances peuvent encore varier fortement d’un match à l’autre. Les repères collectifs n’ont pas encore eu le temps de se stabiliser totalement.
Le temps demandé par Spalletti ne relève donc pas seulement d’un discours de circonstance. La Juventus actuelle est l’une des équipes les plus renouvelées parmi les grandes formations italiennes. À lui, désormais, de transformer progressivement cette instabilité initiale en véritable profondeur d’effectif.







































