Peuple-Vert.fr
·13 mai 2026
Karl-Heinz Rummenigge rend hommage à la grande ASSE

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À l’occasion des 50 ans de la finale entre l’ASSE et le Bayern Munich, Karl-Heinz Rummenigge a rendu un hommage appuyé aux Verts des années 70. La légende allemande décrit une équipe redoutée en Europe et revient aussi sur la célèbre soirée des poteaux carrés de Glasgow.
Même au Bayern Munich, l’ASSE des années 70 avait laissé une forte impression. Dans un témoignage accordé à l'ASSE à l’occasion du cinquantième anniversaire de la finale de Coupe d’Europe 1976, Karl-Heinz Rummenigge a salué le niveau de l’équipe stéphanoise dirigée par Robert Herbin. Double Ballon d’Or et figure historique du football allemand, l’ancien attaquant bavarois évoque une formation capable de rivaliser avec les meilleures équipes européennes. "C’était une top-team en Europe à l’époque", explique-t-il d’abord. Rummenigge insiste ensuite sur la difficulté des confrontations face aux Verts. "Quand on jouait à Saint-Étienne, on appelait ça "l'enfer Vert". C’était une équipe techniquement très forte, mais capable aussi de jouer un football physique." Un hommage fort venant de ce joueur qui a marqué l’histoire du Bayern Munich et du football européen.
Dans son intervention, Karl-Heinz Rummenigge évoque plusieurs figures emblématiques de l’ASSE des années 70. L’ancien international allemand se souvient notamment de Jean-Michel Larqué, qu’il présente comme un excellent joueur de cette génération stéphanoise. Il cite aussi le défenseur argentin Oswaldo Piazza, qu'il surnomme "le Taureau", réputé pour son impact physique. Rummenigge rappelle d’ailleurs les duels compliqués vécus par Gerd Müller face à Piazza. En attaque, il mentionne les frères Revelli et Dominique Rocheteau, qu’il avait retrouvé quelques années plus tard lors de la Coupe du monde 1982 en Espagne. "C’était une très bonne équipe qui avait déjà fait beaucoup parler d’elle en Europe", souligne-t-il encore. Des propos qui témoignent du respect conservé par les grandes figures européennes envers cette génération stéphanoise restée mythique malgré l’échec en finale de Coupe d’Europe.
Impossible enfin d’évoquer cette finale sans parler des fameux poteaux carrés de Glasgow. Karl-Heinz Rummenigge reconnaît lui-même que le destin avait basculé du côté bavarois ce soir-là. "Ils ont eu au moins deux frappes sur les poteaux et la barre leur avait également barré la route", se souvient-il. L’ancien dirigeant du Bayern estime même que l’histoire aurait pu être différente avec les standards actuels. "Si tout avait été un peu plus rond comme aujourd’hui, peut-être que l’un ou l’autre ballon serait entré." Avant de conclure avec lucidité : "Le destin était de notre côté. Heureusement, ils n’étaient pas encore ronds." Près de cinquante ans plus tard, cette finale continue donc de marquer les mémoires des deux côtés du Rhin, preuve de l’empreinte laissée par l’ASSE dans l’histoire du football européen.
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