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·27 septembre 2026
Kitambala : "Ma chance à l'ASSE ? C'est qu'on ne m'a pas sifflé"

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·27 septembre 2026

Dans une interview donnée à Jasy Football Stories, le joueur évoque son passage chez les Verts et sa relation avec Christophe Galtier qui l’a fait venir à l’ASSE, alors qu’il était en difficulté à Lorient.
Lynel Kitambala : "Christophe Galtier, j’avais joué avec son fils, Jordan, au centre de formation. J’ai signé chez les Verts dans les dernières minutes du mercato. Quand je signe, Loïc Perrin qui est l’emblème du club, se fait les ligaments croisés donc je vous laisse imaginer l’ambiance quand j'arrive (ndlr, rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche en 1/16e de finale de Coupe de la Ligue remporté 3-1 contre Bordeaux). T’es censé être heureux mais tout le monde est sous panique. J’arrive en même temps que Max-Alain Gradel, mais comme Perrin vient de se blesser, l’atmosphère n’est vraiment pas bonne. Il suffit de voir la photo officielle de ma signature, quand tu vois la tête du coach, tu ne sens pas un entraineur qui est heureux à ce moment présent. Il n’est pas là parce qu’il est heureux de recruter un joueur, qu’il a eu au téléphone, qu’il a voulu prendre, il pose pour la photo mais il est dans une autre émotion.
Quand j’arrive à Saint-Étienne moi je sais que personnellement je ne suis pas bien, je ne suis pas bousillé non plus mais je ne suis pas au top et cela se ressent, car j’ai des doutes sur le terrain et des doutes face aux buts mais je me déchire tous les jours à l’entraînement. Je me suis donné, j’ai travaillé. J’ai joué des matchs dans une animation où j’étais seul en pointe, je fais 1m78, ça n’a pas marché, je me suis vraiment senti trop seul, ça n’a pas du tout fonctionné. Ça ne collait pas à mes qualités où j’avais besoin d’un autre attaquant avec moi. Je faisais des matchs corrects mais je ne marquais pas... Sauf que là tu es à Sainté, tu n’es pas à Lorient, c’est un cran au-dessus niveau pression. La chance que j’ai eu à Saint-Étienne, et j’assume de le dire, c’est qu’on ne m’a pas sifflé, alors que... Un grand club comme celui-ci, si tu n’es pas performant, généralement ça ne passe pas auprès des supporters. On m’a toujours encouragé.
Ensuite le coach change de tactique et fait jouer Aubameyang avec Sinama-Pongolle devant et puis Aubam' commence son explosion à Sainté. J’ai toujours été respectueux de cela, moi je voulais jouer neuf, aucun problème mais Aubam', il marque toutes les semaines mon gars donc j’ai fermé ma gueule. J’ai bossé jusqu’au moment où un petit jeune monte pour un entrainement avec nous, Kévin Mayi. Il s’entraîne super bien et moi je passe à côté du mien. Galtier m’appelle dans son bureau assez énervé et il me dit que la prochaine fois qu’un gamin du Centre monte avec les pros et qu’il me lave, il me sortait définitivement de l’équipe. J’ai dit, ok coach, ça n’arrivera plus, c’est promis. J’ai redoublé d’efforts, j’allongeais mes journées avec du travail à la salle.
J’ai eu la reconnaissance d’Alain Blachon son adjoint qui a vu mon travail pendant plusieurs semaines. Cela m’avait fait chaud au cœur. C’était avant une rencontre, et il avait vanté la qualité de l’effectif et le fait que nous les remplaçants nous méritions tout autant de jouer vu le travail que nous fournissions et il m’avait cité. Devant tout le monde, il avait dit en discours d’avant-match que j’étais celui qui avait le plus progressé et que j’étais irréprochable après avoir bossé comme un chien et que malgré les choix du coach, je méritais de démarrer. Cette reconnaissance m’a fait plaisir.
Il y a une chose pour laquelle j’aurais toujours du respect pour Christophe Galtier. Alors qu’Aubam' est dans les meilleurs buteurs de Ligue 1, sur un match à Ajaccio (ndlr, 1-1, J31) il le décale à droite et me fait passer dans l’axe avec Laurent Batlles en dix. Respect pour cela mais je n’ai plus de temps de jeu, je n’ai quasiment pas joué de la saison, je n’ai pas le rythme. Je suis ultra motivé, je fais un retour défensif devant le banc de touche juste avant la pause. Claquage mon gars. Claquage ! Saison terminée. J’avais le seum (sic). Fin d’année, je n’ai pas joué, je n’ai pas marqué, je me suis dit, ça y est Sainté, ils ne voudront plus de moi, c’est terminé. J’étais dans l’émotion, il fallait que je trouve une porte de sortie, sinon je me suis dit que ma carrière allait se terminer.
J’ai demandé à David Wantier de me trouver un club comme Bastia ou Evian Thonon pour m’épanouir Ligue 1 dans une équipe plus basse que l’ASSE. Il me fait comprendre qu’il demande partout mais qu’il ne trouve pas et arrive la fameuse discussion avec Galtier. Il m’explique que Nantes est venu aux informations et que Michel Der Zakarian me veut pour remplacer Filip Djordjevic. Galtier me dit qu’il a expliqué à MDZ que s’il voulait m’utiliser en pointe, il allait perdre son temps. Je n’ai pas compris cela, si tu ne comptes pas me faire jouer à l’ASSE, ne va pas dire ça et envoie moi directement à Nantes. Laissez-moi partir, peut-être je vais foirer mais peut-être aussi que je vais réussir et revenir de mon prêt à Saint-Étienne encore plus fort. Il me parle finalement de Bernard Casoni qui était à Auxerre, un ami à lui. J’ai fuit Auxerre après ma formation, ce n’est pas pour y retourner. Wantier me dit la même chose, en gros il n’y a que Auxerre comme choix pour moi.
L’AJA, je suis parti de chez eux pour aller à Lorient et ils sont dans le mood où l’enfant du pays revient au club sauf que moi je ne suis pas dans le mindset de revenir dans mon club formateur, que j’ai quitté en Ligue 1 et qui maintenant est en Ligue 2. Finalement j’y suis retourné en prêt, dans une période où Paul Georges Ntep, avec qui j’habitais, explose. Je marque quelques buts, je joue toute la saison malgré quelques petites blessures. Il me reste un an de contrat avec l’ASSE, je sens qu’ils ne veulent pas me récupérer et qu’il faut que je trouve une nouvelle destination.
Je lance à nouveau Wantier, et j’apprends que Birmingham a contacté directement mon frère pour me faire venir. David Wantier en entend également parlé et cela l’a énervé. Je lui ai demandé de faire mieux son boulot, j’étais plus âgé et donc plus affirmé parce qu’il voulait m’envoyer dans des destinations inaccessibles. J’étais serein et lui, il revient vers moi après et me propose Charleroi... Je me suis dit, mais il est sérieux lui ? C’est un fou. Je préfèrais jouer en Ligue 2 qu’en Belgique à l’époque. Il repart au charbon, il n’a rien trouvé d’autre, il me reste un an de contrat, Sainté ne veut plus de moi, il n’y a que Charleroi qui maintient son offre pour moi, j’ai signé chez eux. D'ailleurs si l'ASSE ne versait pas la dernière année de contrat, on me menaçait de ne pas me payer mon salaire. Logique. Tranquille.
En Belgique, on m’a vu comme le mec qui venait de Saint-Étienne et c’était très bien pour moi. Premier entraînement, j’ai voulu montrer tout de suite, que ce n’était pas mon niveau et cela s’est très bien passé."







































