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·25 septembre 2026
Kvaratskhelia et Dembélé se confient sur le Ballon d’Or, la LDC et les qualités de l’autre

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·25 septembre 2026

Khvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé, attaquants de 25 et 29 ans du Paris Saint-Germain, ont livré une interview ensemble à BBC Sport. Dans cet entretien, qui contient une seconde partie en individuel, les internationaux géorgien et français se livrent à propos du Ballon d’Or, de leur progression au PSG, de leurs coéquipiers et du coach Luis Enrique.
A Dembélé : tu te souviens de ton premier souvenir de Kvaratskhelia à l’entraînement ?
Il faisait froid (rires). C’était en janvier, je ne me souviens plus trop, j’avais trop froid (rires).
A Kvaratskhelia : ton premier souvenir de Dembélé ?
Quand j’étais à Naples, il m’a suivi sur Instagram, et je me suis dit qu’il avait appuyé par erreur (rires). Quand je suis arrivé, je lui ai demandé. Il m’a dit qu’il regardait les matchs et qu’il avait montré à ses amis que je le suivais. Maintenant, nous sommes amis. C’est un mec qui rigole toujours, qui est positif.
Qu’est-ce qui rend Kvaratskhelia spécial ?
Sa qualité, il l’a demandé à Naples ou au PSG. Sa façon d’attaquer, de défendre, d’aider toute l’équipe. Le PSG a fait un très bon recrutement, heureusement qu’on ne l’a pas laissé aller en Premier League (rires). C’est vraiment la mentalité du PSG, de l’équipe. C’est un joueur très important pour nous. En plus, il n’a que 25 ans, il a encore de très belles années devant.
En quoi Dembélé est spécial en tant que joueur ?
Ses qualités, sa façon de jouer avec les deux pieds, son accélération, sa relation avec le ballon. C’est le joueur le plus talentueux que j’ai vu.
A Dembélé : jouer ensemble, comment tu le qualifierais ?
Electrique. A chaque fois qu’il a le ballon, il peut se passer quelque chose. A chaque fois, il va en 1 contre 1, il provoque l’adversaire et il a montré toute sa qualité. Encore plus en Ligue des Champions, il a été exceptionnel. C’est pour ça qu’il a été nommé meilleur joueur. C’est un joueur qui peut nous aider défensivement, offensivement, il fait des buts et des passes décisives. Il est PSG compatible.
Comment c’est de jouer avec Ousmane ?
Je pense que l’on se comprend très bien. Je peux penser à la passer décisive contre le Bayern Munich, quand je l’ai vu, j’ai su où il serait. C’est facile de le comprendre, car il comprend le football. Il faut simplement faire l’appel et il donnera le ballon comme il faut. C’est très facile.
Ousmane, qui va gagner le Ballon d’Or ?
C’est lui. Franchement, il le mérite. Comme je l’ai dit, sa saison a été exceptionnelle. Comme on dit, il a brûlé la rétine.
Khvicha, qui mérite le Ballon d’Or ?
Ousmane, bien sûr. Parce qu’il est un joueur exceptionnel, sa façon de mener l’équipe est important. Ce qu’il donne à l’équipe est essentiel. Sa saison a été incroyable. C’est pareil que quand il l’a gagné.
(Dembélé) On peut le couper en deux ? (rires).
Khvicha, c’était comment de grandir en Géorgie ?
Je peux dire que tout était à propos du football. Juste après l’école, on jouait tout le temps. Parfois, on manquait la classe (rires).
Le football était le centre de votre vie ?
Oui, mais pas seulement pour moi. Le football est ce que les enfants en Géorgie aiment le plus.
Quand a été votre première fois en club ?
Je me souviens, oui, car avant je ne jouais que dans la rue. Mon père jouait et des gens lui ont dit que ce serait bien que je sois en club. J’ai commencé dans un petit club. Après, j’ai rejoint un centre de formation. Quand j’avais 12 ans, j’ai signé mon premier contrat.
Votre père avait quel rôle ?
C’était mon idole au début. Je ne pouvais pas chercher sur internet (sourire). On avait des vidéos de mon père et je les regardais. Je disais toujours que mon père était le meilleur, meilleur que Messi ou Ronaldo. Après, j’ai réalisé à quel point ils sont loin (rires). Mais mon père était un très bon joueur.
Il vous a donné des conseils ?
Après un match, il ne m’a jamais parlé des erreurs. Car il voulait que j’apprenne de mes erreurs. Il me disait de bien me reposer, des choses positives.
Vous avez toujours été un ailier ?
Dans un match, j’ai été arrière droit. J’ai pris la balle, j’ai dribblé 6 joueurs et j’étais face au gardien et j’ai raté. Ensuite, j’ai toujours été ailier.
Vous n’avez jamais voulu un autre poste ?
J’ai toujours été ailier gauche ou droit, parfois en numéro 10. Mais je suis surtout ailier gauche.
2 moments clefs dans votre carrière : le transfert à Naples, puis celui au PSG :
J’ai toujours voulu joué au haut niveau en Europe. C’est très bon de voir ce que l’on peut accomplir. Quand j’étais en Russie, mon rêve était de rejoindre une grande équipe en Europe. Quand j’ai signé à Naples, j’ai eu le sentiment que je pouvais le faire, montrer que je le mérite.
Le PSG était un autre pas en avant, c’est un des meilleurs clubs dans l’histoire. Quand ils m’ont parlé du projet, de la façon dont ils me suivaient, j’ai dit à mon agent et à mon père de ne pas parler aux autres clubs. Je savais que je pouvais réussir.
Que vous a apporté Luis Enrique ?
J’ai appris beaucoup de choses, peut-être que je peux être coach dès maintenant (sourire). Être avec lui, c’est apprendre tous les jours. Mentalement, tactiquement, psychologiquement, physiquement, il vous donne une leçon tous les joueurs. Il faut seulement écouter et faire ce qu’il dit en donnant le maximum.
Que pensez-vous de votre parcours ?
Je pensais que ce serait impossible pour moi. Jouer en équipe nationale semblait très loin. C’est pareil pour tous les enfants. Mais quand on avance, tout semble plus clair.
Que cela changerait de gagner le Ballon d’Or ?
C’est difficile à comprendre pour les grands pays ce que cela signifie pour les petits pays. Cela semble trop lointain, impossible pour nous. Je suis très fier d’être un des candidats avec ces joueurs extraordinaires. Je serais le plus heureux. Je veux rendre ma famille et mon pays fiers.
Vous pouvez gagner une 3e Ligue des Champions de suite ?
Tout est possible. Quand je suis arrivé, c’était dur de comprendre que l’on pouvait gagner une fois, mais on l’a fait. Ensuite, c’était difficile de penser à la 2e, mais on l’a fait. Tout est possible dans le football, si on a faim. Je pense que cette équipe a l’envie de tout gagner. Je pense que l’on peut le faire.
Quels souvenirs de la soirée du Ballon d’Or ?
C’était exceptionnel. Il y avait tous mes proches, les gens d’Evreux que l’on a invités.
Qu’est-ce qui vous rend le plus fier, d’être Ballon d’Or ou de rendre l’équipe meilleure ?
C’est exceptionnel de gagner un trophée individuel comme le Ballon d’Or, mais le plus important quand j’ai signé au PSG c’était de remporter une Ligue des Champions. On en a eu 2 et on veut continuer à gagner. C’est ça le plus important, les souvenirs que tu vas laisser aux supporters, aux gens à Paris. C’est vraiment une victoire, les moments aussi avec mes coéquipiers.
Quand on rentre sur Paris et on voit que tout est fermé parce qu’on va présenter la Ligue des Champions, c’est ça que l’on va retenir dans 20 ans.
Gagner le Ballon d’Or, cela change quelque chose ? Vous avez changé ?
Quand tu gagnes ce genre de trophée, il y a beaucoup de choses qui changent. Mais j’essaye de rester toujours le même. Il y a de plus grandes attentes, un peu de pression. Tu le sens. Tu as gagné ce titre exceptionnel. Mais dès que je rentrer sur le terrain, je ne change pas ma façon de jouer ou de voir les choses. Il n’y a que comme ça que je peux briller et aider l’équipe.
Tu essayer de jouer comme le petit Ousmane ou il faut mettre l’insouciance de côté ?
Je la garde un peu, je sais que je l’ai encore, pour m’amuser. Mais je voulais surtout être efficace, cela m’a réussi.
Tu cherchais moi l’efficacité avant ?
Oui, quand j’étais plus jeune, je voulais faire des petits ponts, des crochets, tu entends le public, c’est normal (sourire). Après, au fil des années, j’ai cherché l’efficacité. J’ai joué aussi avec les meilleurs, comme Messi à Barcelone, tout ce qu’il faisait était dans l’efficacité.
Comment rester au top ?
Tous ces succès, c’est grâce aussi aux partenaires. Ils m’aident, me mettent dans de supers conditions. C’est un trophée individuel, mais l’équipe aide beaucoup.
Qu’est-ce que ça représenterait de le gagner une seconde fois de suite ?
Quand tu l’as gagné la première fois, tu n’as pas envie qu’on te dise que c’est de la chance. Il y a l’envie d’être encore au top. Il y a de la fierté, des moments exceptionnels. On verra bien.







































