La boulette du speaker, du combat en zone mixte, Luis Enrique se paie un journaliste… Ce que vous n’avez (peut-être) pas vu de PSG – LOSC | OneFootball

La boulette du speaker, du combat en zone mixte, Luis Enrique se paie un journaliste… Ce que vous n’avez (peut-être) pas vu de PSG – LOSC | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Le Petit Lillois

Le Petit Lillois

·17 janvier 2026

La boulette du speaker, du combat en zone mixte, Luis Enrique se paie un journaliste… Ce que vous n’avez (peut-être) pas vu de PSG – LOSC

Image de l'article :La boulette du speaker, du combat en zone mixte, Luis Enrique se paie un journaliste… Ce que vous n’avez (peut-être) pas vu de PSG – LOSC

Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure en 2026, même dans la défaite. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors du revers du LOSC (3-0) contre le Paris Saint-Germain vendredi.

La dix-huitième journée de Ligue 1 offrait un déplacement bien difficile au LOSC, opposé au Paris Saint-Germain ce vendredi soir. Les Dogues ont, malgré le boycott lancé par une majorité de leurs supporters, tout de même pu compter sur un précieux soutien. Ils étaient environ 180 Lillois dans le parcage visiteurs, eux qui brandissaient une banderole en soutien à leurs frères : « Le respect des supporters n’est pas négociable », était-il possible de lire. De la lecture ? Il y en avait également sur les tables des journalistes, équipées d’un tout nouvel écran sur lequel il était possible de suivre l’intégralité des chaînes qui diffusent du football français. Pratique, mais pas que… Le Paris Saint-Germain a pensé à tout, incluant un onglet « boutique » à son nouveau dispositif. Certains professionnels ont-ils déjà craqué ? Personne ne le saura jamais.


Vidéos OneFootball


Donner de la voix

Ce soutien n’a malheureusement pas suffi pour pousser le LOSC vers la victoire, balayé (3-0) par une équipe du Paris Saint-Germain menée par l’inévitable Ousmane Dembélé, auteur d’un doublé (13′, 64′). Les Dogues étaient pourtant concernés, à l’image de Nabil Bentaleb. Ce dernier était un leader vocal en l’absence de Benjamin André, blessé à l’épaule, et il relayait une multitude de consignes. Il demandait notamment à Nathan Ngoy de toujours proposer des solutions (10′), que ce soit à son portier ou aux éléments les plus offensifs, quand il missionnait les ailiers de coller les lignes pour écarter au maximum le bloc parisien. L’international algérien a donné de la voix, au point de la perdre sur la deuxième réalisation parisienne. En retard, il arrivait sur les lieux du crime alors que la moitié des actes avaient déjà été commis. Il n’était ainsi que spectateur lorsqu’il suivait du regard le piquet d’Ousmane Dembélé plonger jusqu’aux filets. Dans un rôle similaire, Olivier Giroud s’est quant à lui beaucoup concentré sur Ethan Mbappé, qu’il n’a cessé de guider (exemple : 34′). Ce dernier était d’ailleurs sifflé à sa sortie (77′). Le seul Lillois à l’avoir été.

Un autre acteur du jeu travaillait ses vocalises, il s’agit de Luis Enrique. Alors que les zones dédiées aux entraîneurs sont délimitées sur la largeur de la pelouse du Parc des Princes, et non pas en longueur, l’Espagnol surgissait dans l’espace vital de Bruno Genesio pour réclamer une faute dans la surface après trente minutes. Réclamer est un mot bien faible pour décrire l’état dans lequel était Luis Enrique.

Donner de la voix, il y en avait aussi pour le speaker du Paris Saint-Germain, qui annonçait de façon précoce le but du break (58′). L’entièreté du stade, sauf lui, avait vu le drapeau de l’arbitre assistant et entendu le coup de sifflet de Jérôme Brisard pour annuler cette réalisation pour un hors-jeu bien visible à l’œil nu. C’était néanmoins trop tard. Le speaker s’était lancé, les effets de lumières et les premiers feux d’artifice aussi. Tout a dû être coupé d’un coup net : « Oh, un hors-jeu vient d’être sifflé à l’instant », tentait-il de se rattraper tardivement. Le mal, un bien grand mot, était fait. De quoi faire sourire.

Dans les entrailles du Parc

Lorsque le coup de sifflet final retentit, c’est toujours le branle-bas de combat chez les journalistes : certains doivent rapidement quitter la tribune pour renouer avec le petit écran lors de la première coupure publicitaire, d’autres pianotent frénétiquement en tentant de prendre le temps de vitesse ou dévalent les escaliers (attendent plutôt l’ascenseur en ce qui concerne le Parc des Princes) pour atteindre la zone mixte et/ou la salle de conférence de presse. L’objectif ? Devancer les acteurs du jeu pour pouvoir, ensuite, aller à leur rencontre. Ces derniers pouvaient croiser, en repassant par le grand salon destiné aux médias et aux influenceurs en tout genre, la sécurité en train d’analyser derrière le bar chaque fait et geste d’Ousmane Dembélé. Le Ballon d’Or 2025 les avait charmés. Enfin, il existe une ultime catégorie de journalistes, celle de ceux qui s’étaient installés en tribunes pour flâner et qui repartent sur le même rythme de croisière après avoir savouré ce qu’ils étaient venus consommer. Pas de combat pour eux ce vendredi soir…

Un combat ? Et oui, récolter des réactions peut vite devenir une lutte et il faut apprendre, au fil des saisons, à jouer des coudes. C’est souvent le cas lors de soirées de Ligue des Champions, ou lorsque l’on se déplace au Parc des Princes. Les journalistes s’amassent tous au même endroit, autour de caméras qui deviennent soudainement des aimants, et il faut savoir faire preuve de malice pour se faire voir, ou se faire entendre. Cela a été le cas pour les journalistes lillois, eux qui se positionnaient à l’opposé des Parisiens pour intercepter les Dogues. La stratégie a été efficace pour Ayyoub Bouaddi, moins pour Aïssa Mandi.

Le show Luis Enrique

Le piège du Parc des Princes, c’est également la disposition des pièces. Passer de la zone mixte à la salle de conférence de presse, c’est toute une gymnastique. C’est souvent soit l’un, soit l’autre, ou alors il faut courir pour tenter de s’offrir les deux perspectives. Dans l’auditorium parisien, Bruno Genesio affichait grise mine, ne cachant pas sa vive déception suite à cette nouvelle défaite. Il répondait néanmoins clairement à chaque question, majoritairement des interrogations lilloises. L’atmosphère était bien différente à l’arrivée de Luis Enrique, toujours en train de faire le show.

Interrogé d’entrée sur Ousmane Dembélé, l’entraîneur du Paris Saint-Germain ne vantait les mérites de son protégé que sur deux tirades. Il le brimait ensuite, affichant son mécontentement vis-à-vis de son implication défensive. Il en profitait pour dévier sur différents sujets, analysant la physionomie de la rencontre tout en mettant en lumière la prestation du LOSC, qu’il tenait à valoriser. Cette réponse, qui durait plusieurs minutes, n’était sans doute pas celle attendue par son interlocuteur. Il en était de même pour clôturer son passage, lorsqu’il était interrogé par deux fois par un journaliste espagnol sur deux sujets à la marge. Luis Enrique répondait avec une pointe d’ironie et un sourire provocateur : « Je ne connais pas la réponse à votre première question… Et pour la deuxième, je ne connais pas la réponse non plus », lâchait-il, provoquant l’hilarité générale dans les rangs parisiens, eux qui connaissent désormais très bien le personnage. Notre confrère espagnol, lui, pouvait traîner son spleen.

Le rire laissait ensuite la place aux doux sons des claviers, contraints d’écrire à vitesse grand V : « La salle ferme dans 10 minutes », venait d’annoncer le service de sécurité présent sur place. Il fallait faire vite, trop vite pour certains, qui devaient encore gérer un direct sur L’Equipe du Soir. Mais que faire face à un coup de pression ? Décamper.

À propos de Publisher