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·23 mai 2026
La consécration d’une génération

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·23 mai 2026

Ce 22 mai 2026 fera date dans l’histoire du RC Lens. Pas seulement parce qu’il a vu les Sang et Or remporter leur première Coupe de France (enfin !) Mais parce qu’il a aussi été le théâtre d’une impressionnante démonstration de la ferveur populaire que le club est capable d’engendrer. Pendant qu’une ahurissante vague de 50 000 âmes lensoises déferlait sur le Stade de France, 38 000 personnes vibraient devant les écrans géants de Bollaert. Et combien devant ceux installés dans de nombreuses communes de la région ? L’équivalent d’un Camp Nou de Barcelone ou du Monumental de Buenos Aires s’est mobilisé pour vivre ensemble cette grande soirée et soutenir l’équipe de Pierre Sage. Voici donc ce que peut produire ce club pas comme les autres quand la réussite sportive vient se mêler à sa ferveur populaire, qui n’a jamais faibli, même dans les années les plus difficiles, alors que les années de Ligue 2 s’empilaient.
Au contraire, c’est sans doute là que cette ferveur, présente depuis 120 ans d’histoire, s’est renforcée. Et la nouvelle génération tient désormais enfin son titre. Les moins de 30 ans en avaient sans doute marre de se contenter d’écouter les histoires de ceux qui étaient là les 9 mai 1998 ou 8 mai 1999. Il a fallu de la patience. Une reconstruction minutieuse sous la présidence de Joseph Oughourlian. Puis une croissance fulgurante une fois l’équipe remise entre les mains de Franck Haise. Une période de transition avec Will Still. Puis « le Sage » est arrivé pour ramener pour de bon le RC Lens là où le Druide l’avait amené avec Gervais Martel : au rang des clubs qui gagnent.

Le RC Lens a fait rêver plus d’une fois ces dernières saisons. La saison record de 2022-2023 restera inoubliable pour tous ceux qui étaient là. Mais ces 84 points s’effaceront le jour où une génération dorée fera mieux. La Coupe de France 2026, elle, restera inscrite dans les livres d’histoire du Racing, même quand les suivantes la rejoindront. C’est ainsi la génération des Florian Sotoca, Jonathan Gradit, Jean-Louis Leca, toutes ces chevilles ouvrières ayant accompagné le club de la Ligue 2 jusqu’à ce sacre, qui laissera une trace indélébile, même si le temps de jeu, l’infirmerie ou un nouveau statut de directeur sportif sont autant de facteurs qui les ont peu à peu placés dans l’ombre. Mais on est sûr qu’aucun supporter lensois ne les oubliera dans 20 ou 30 ans, tout comme ceux qui étaient un peu plus dans la lumière : Florian Thauvin, Odsonne Édouard, Mamadou Sangaré, Adrien Thomasson, Wesley Saïd… et ceux qui sont partis depuis longtemps mais qui ont contribué à ramener le club là où il est aujourd’hui : Seko Fofana, Massadio Haïdara, Loïs Openda, Facundo Medina, Kevin Danso…
Avant même la finale de la Coupe de France, lors du match face à Nantes, un tifo mélangeait les visages des légendes d’hier et d’aujourd’hui. Il est bon de voir que toutes les générations de supporters du RC Lens ont désormais leurs héros d’enfance. Les images de Thomasson soulevant la Coupe de France avec Gradit, Sotoca et Saïd vendredi soir prendront la même place que celles de Daniel Leclercq pointant du doigt le virage lensois en tenant la Coupe de la Ligue. À Lens, loin des moyens d’autres places fortes du football français, il faut parfois passer par des années difficiles, mais la ferveur et la victoire finissent invariablement par se transmettre. Un héritage qu’on espère porté par Kyllian Antonio, Ismaëlo Ganiou ou encore Rayan Fofana, qu’il ne faudra jamais oublier quand des saisons plus sombres arriveront. Surtout que la soirée de ce vendredi est venue nous rappeler à quel point le foot est beau quand c’est Lens qui gagne !
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