Calciomio
·28 mai 2026
« La crise profonde de notre football se raconte très bien à travers ce match »

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·28 mai 2026

Puis on ouvre le frigo et on se dit : « Qu’est-ce que je prépare, s’il est vide ? » La crise profonde de notre football se raconte très bien à travers un match comme Udinese-Como, un 0-0 sans contenu ni saveur, raconte La Repubblica.
Au coup d’envoi, le Como 1907 de Cesc Fàbregas, propriété du groupe indonésien Hartono, alignait onze étrangers. En face, l’Udinese Calcio de Kosta Runjaic, détenue par le fonds américain Guggenheim Partners, en comptait dix : seul Italien sur le terrain, Nicolò Zaniolo, revenu de loin et sorti depuis longtemps du giron de la sélection.
Tout cela, six jours après l’élimination de l’Équipe d’Italie de football du Mondial face à la Bosnie. Technique, tactique, systèmes de jeu, débats : tout devient secondaire quand la matière première manque. Le football italien n’est pas seulement en difficulté, il est presque en voie d’extinction.
Il y a pourtant une raison : même des clubs bien gérés comme l’Udinese et Côme recrutent à l’étranger plutôt que localement. Côme a bien lancé un projet de formation, mais ses effets ne sont pas encore visibles en équipe première. L’Udinese, elle, trouve plus avantageux de prospecter en Afrique ou aux Pays-Bas. Les anciennes filières entre petits et grands clubs ont disparu : si la Juventus FC, l’AC Milan et l’Inter Milan comptent déjà si peu d’Italiens, pourquoi les autres feraient-ils autrement ?
Résultat : des équipes transformées en multinationales. À Udine comme à Côme, les Italiens sont devenus l’exception. Depuis le début de saison, le seul “moment italien” côté Côme revient presque par hasard à Edoardo Goldaniga. Et à la 86e minute, l’entrée de Nicolò Bertola à Udine a offert un rare instant de dialogue… entre deux compatriotes sur le terrain.







































