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·6 juillet 2026

La FIFA sème la colère en annulant la suspension de Balogun

Image de l'article :La FIFA sème la colère en annulant la suspension de Balogun

La FIFA a annulé ce dimanche la suspension de Folarin Balogun qui avait reçu un carton rouge lors des seizièmes de finale face à la Bosnie-Herzégovine. Une décision rarissime, qui permet au pays hôte de conserver son meilleur joueur pour le huitième de finale face à la Belgique ce lundi.

La commission de discipline de la FIFA a justifié sa décision en invoquant l’article 27 du Code disciplinaire, faisant passer la sanction d’un match de suspension ferme à un match avec sursis, assorti d’une période probatoire d’un an. Problème : l’article 66.4 du même code prévoit pourtant clairement qu’un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant, comme ce fut le cas pour tous les cartons rouges prononcés précédemment dans cette Coupe du Monde. Une contradiction flagrante que la Fédération belge de football a immédiatement relevée dans un communiqué officiel, exprimant sa stupéfaction et annonçant examiner toutes les options disponibles pour défendre ses droits.

Le sélectionneur belge Rudy Garcia n’a pas mâché ses mots : « Je ne savais pas qu’à la Coupe du Monde comme à la FIFA, le 5 juillet était en réalité le 1er avril. Nous ne défendons pas l’équipe nationale ou la fédération, nous défendons le football et l’intégrité. » Des mots forts, qui résument parfaitement le sentiment général face à une décision qui bafoue les principes fondamentaux du fair-play.


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Car ce qui choque au-delà de la décision elle-même, c’est le contexte dans lequel elle a été prise. Donald Trump s’est personnellement mêlé de cette affaire, remerciant la FIFA sur Truth Social d’avoir « réparé une grave injustice », tandis que la Maison Blanche publiait un « USA, USA, USA » tout trumpien. Son secrétaire d’État Marco Rubio avait lui aussi plaidé publiquement pour un réexamen du carton rouge, estimant que les États-Unis s’étaient fait « entuber ». Une ingérence politique dans le football d’une rare indécence, et qui a visiblement porté ses fruits. Quand on regarde les ralentis, le geste de Balogun était clairement dangereux, et aurait pu fracturer la cheville du joueur bosnien. Le rouge était totalement justifié.

La Belgique devra donc se battre contre vents et marées, un peu à l’image de la France face au Paraguay, qui avait elle aussi tous les éléments contre elle et qui a finalement réussi à s’imposer. Ce contexte ne peut que renforcer la motivation des Diables Rouges face au pays hôte.

D’ailleurs, dans ce même registre, la France a de son côté fait appel du carton jaune infligé à Michael Olise, qui en cas de nouvel avertissement face au Maroc pourrait être privé d’une demi-finale. On verra si pour cette sanction-là, la FIFA fera preuve d’autant de souplesse que lorsque Donald Trump appelle personnellement Gianni Infantino pour effacer une suspension.

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