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·19 avril 2026
La montée, la Ligue des Champions et un goût d’inachevé : Franck Haise raconte son aventure lensoise avec émotion

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·19 avril 2026

De la Ligue 2 à la Ligue des champions, le nom de Franck Haise restera gravé dans l’histoire du Racing Club de Lens. « Si les hommes passent et que le Racing perdure, certains noms inspireront à jamais émotions et respect. Merci pour tout, Monsieur Haise », avait d’ailleurs écrit le club pour annoncer le départ de l’entraîneur en juin 2024.
Dans le fauteuil du podcast Kampo, Franck Haise a retracé sa carrière en détail. Une heure et demie de discussion franche, parfois teintée de nostalgie, notamment lorsque l’homme de 55 ans revient sur son aventure lensoise. De sa nomination en 2020 à la crise sanitaire qui stoppe les championnats, de la remontée en Ligue 1 à la construction d’un groupe, avec notamment les arrivées de Medina ou Fofana, jusqu’à cette qualification en Ligue des champions. Une trajectoire exceptionnelle, conclue par le départ du coach.
C’est d’ailleurs à ce moment-là que l’émotion le rattrape. Franck Haise exprime notamment son grand regret de ne pas avoir pu « dire au revoir ».
« J’avais fait quatre ans et demi à la tête de l’équipe première, sept ans au club. J’avais vécu des choses complètement exceptionnelles et tu les mesures encore un peu plus avec le temps qui passe. Et en fait, je m’étais juste dit un truc : je ne veux pas me faire virer, ça serait trop difficile à Lens. Je peux accepter de me faire virer de partout, parce que quand tu es coach, c’est notre réalité. Mais avec ce que j’avais vécu, me dire un jour “tu vas faire tes cartons”, j’aurais eu du mal à le supporter. Donc j’ai préféré faire mes cartons en décidant moi-même de partir. M’occuper du changement avant que le changement ne s’occupe de moi. »
Mais le Normand ne pouvait pas encore l’annoncer aux joueurs. « Je ne pouvais pas l’annoncer aux joueurs parce que, quand on finit la saison, ce dernier match où on fait nul contre Montpellier, on termine finalement septièmes, alors qu’on aurait dû se qualifier pour l’Europa League. On se qualifie pour les barrages de la Conférence, donc il y a déjà ce goût d’inachevé. Au dernier match, je sais que je pars à 99 %, même si je n’ai pas encore d’accord avec un autre club. Puis il y a le départ de Jean-Louis Leca, avec une fête pour la fin de sa carrière. Je ne voulais surtout pas gâcher ce moment-là. Mais en même temps, j’étais très embêté, parce que je savais que j’allais partir. Et je ne pouvais pas vraiment dire au revoir. C’est un moment difficile. J’ai eu la chance que le club me fasse un beau cadeau. Quand je suis revenu de vacances, on a fait un barbecue à Bollaert avec tous les salariés. Et je n’ai même pas pu dire un mot. Impossible. Je n’ai pas pu dire au revoir aux gens. C’était dur. »
Des déclarations qui ont notamment fait réagir des supporters du Racing mais aussi pas mal de ses anciens joueurs comme Jonathan Gradit, Florian Sotoca, Cheick Doucouré ou encore Kevin Danso.
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