ASM-SUPPORTERS.FR
·15 février 2026
Là où l’exploit vaudrait pardon

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·15 février 2026

La saison 2025-2026 de l’AS Monaco est un désastre. Annoncé comme un prétendant naturel au podium de Ligue 1, le club princier accumule les contre-performances, les blessures et les frustrations. Dans les tribunes comme sur le site asm-supporters.fr, les supporters des Rouge et Blanc grondent.
Pourtant, un mince espoir subsiste : les barrages de la Ligue des Champions. Un rendez-vous immense, presque insolent au vu du parcours national, et surtout un adversaire colossal dopé aux pétrodollars qataris : le Paris Saint-Germain. Sur le papier, l’affaire semble impossible. Mais dans le football, il existe ces soirs où tout bascule, où la logique s’efface devant l’exploit.
Si Monaco parvient à renverser le PSG, si le Rocher fait vaciller le géant parisien et décroche une qualification inespérée, alors tout changerait. Une victoire d’une telle ampleur effacerait les déceptions de la saison. Les supporters, prompts à la colère mais sincèrement attachés à leur club, ne pourraient qu’admettre la grandeur d’un tel exploit. Et, peut-être, ils pardonneraient. Car battre le PSG dans ces conditions ne serait pas seulement une performance sportive : ce serait un acte de rédemption.
La victoire de l’AS Monaco contre le Paris SG provoquerait un véritable séisme médiatique. Dans les rédactions parisiennes, l’ambiance oscillerait entre silence total, regards perdus et cafés froids abandonnés sur les bureaux. L’Équipe, dont la Une était déjà prête avec un titre du genre « Le PSG en patron », se retrouverait à improviser en catastrophe. RMC Sport, habituellement prompt à analyser les moindres détails du PSG, resterait muet pendant dix secondes en direct. Daniel Riolo finirait par déclarer, atterré : « Mesdames et messieurs… euh… voilà. Monaco l’a fait. ». Le Parisien, de son côté, tenterait de trouver des explications rationnelles : « Une nuit sans », « Le PSG surpris ». Les consultants de l’Equipe du Soir n’en reviendraient pas. Ludovic Obraniak qui avait annoncé « zéro chance, même pas une sur un million », tenterait de se rattraper : « Oui, mais… on parle d’un Monaco imprévisible, voilà… c’était… c’était écrit quelque part… ». L’ambiance serait au deuil et Bernard Lions lancerait une minute de silence. Vincent Duluc, hébété, hasarderait : « C’est l’une des plus grandes humiliations depuis… enfin depuis très longtemps. » Les réseaux sociaux exploseraient. Le hashtag #ParisEffondré deviendrait numéro un en 8 minutes. Les supporters parisiens oscilleraient entre colère, déni et tentatives désespérées d’accuser la météo, l’arbitre, les crampons, voire la forme du ballon.
Et à Monaco ? L’équipe du Rocher aurait le triomphe modeste, le regard déjà tourné vers le tour suivant. Au coup de sifflet final, les joueurs de l’AS Monaco lèveraient timidement les bras, presque surpris par leur propre exploit. Pas de débordement, pas de cris démesurés : seulement des sourires incrédules, des accolades sincères et cette émotion contenue qu’on voit chez ceux qui n’osent pas encore y croire complètement. Dans un coin du terrain, Denis Zakaria serrerait les poings, puis regarderait ses coéquipiers avant de déclarer, d’une voix posée : « Ce soir, c’est juste du travail récompensé. Rien de plus. Rien de moins. » Les joueurs rejoindraient doucement le parcage visiteurs, où les supporters monégasques chanteraient avec une fierté retrouvée. Les joueurs les applaudiraient longuement, comme pour leur dire : « On ne vous a pas oubliés, même dans nos mauvais jours. » Les supporters, extatiques, oublieraient leur mauvaise humeur et hurleraient leur bonheur. Quelques téméraires chanteraient à la gloire de Thiago Scuro, mais seraient vite repris par leurs camarades : il y a quand même des limites à ne pas dépasser ! En conférence de presse, Sébastien Pocognoli garderait la tête froide. Pas d’euphorie, pas de provocations : « C’est un grand moment pour nous, bien sûr. Mais il reste beaucoup de travail. On ne triomphe pas : On avance. » Pour clôturer cette soirée inoubliable le club publierait un communiqué simple, sans fioritures : « Fier de notre équipe. Merci pour votre soutien. Continuons ensemble. »
Et là, les fans pardonneront. Ils oublieront les défaites improbables, les matchs soporifiques, les cheveux qu’ils ont arrachés par douzaines. Parce que battre le PSG en barrages, c’est comme vivre ce miracle que seuls les amoureux connaissent, un instant suspendu, fragile et lumineux. Vive le football, vive Ludovic Giuly (6 avril 2004, quel souvenir !) et surtout vive l’AS Monaco !
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