AS Saint-Étienne
·20 février 2026
La victoire en luttant

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La situation est critique, les regards hagards, le drapeau rouge brandi. Le président Alain Bompard a haussé le ton, placé le groupe devant ses responsabilités, évoqué le passé glorieux du club. Ce poids historique qui pèse sur les épaules de joueurs inhibés par la peur de mal faire, crispés, paralysés par l'enjeu alors que la menace d'une descente nationale se fait chaque semaine plus prégnante. Seizièmes au coup d'envoi "d'un match à la vie à la mort", selon les propres termes employés par Patrick Guillou, n'ont plus connu les joies d'un succès depuis deux mois et une victoire aux dépens de Strasbourg (1-0). Pis, quatre jours auparavant, ils ont subi un terrible camouflet. Battus par Wasquehal (0-2), ils se sont inclinés à la maison pour la cinquième fois de la saison. Gravement malade, Olivier, l'un des membres fondateurs des Magic Fans, leur a donné une formidable leçon de courage et les a assurés du soutien inconditionnel du Kop Nord.
"Pour eux notamment, on se doit d'avoir une âme de guerriers. On ne doit pas se cacher et tous ensemble, on se doit de retrousser les manches", confie Patrick Guillou, de retour de suspension, tout comme le Brésilien Eduardo Oliveira et le Danois Allan Olesen, dans les colonnes de "La Tribune". Mettant ses actes en adéquation avec ses propos, il se bat et montre l'exemple, manquant cependant de réussite sur une frappe lointaine venant s'écraser sur le montant gauche des cages gardées par Jérôme Hiaumet. Quand les vents sont contraires...
Terriblement efficaces loin du stade Francis-Le-Basser, les Mayennais de Franck Haise et de l'ex-Stéphanois, Philippe Cuervo, viendront même climatiser le Chaudron sur un modèle d'appel de Lionel Rouxel trompant posément Dominique Casagrande. "Nous jouions avec le frein à main, la trouille au ventre. La rentrée de Karim (Fellahi) et le discours du coach ont porté leurs fruits", estimera après coup Patrice Carteron. Dos au mur, ses coéquipiers, portés par un excellent David Hellebuyck, se révoltèrent et sur coups de pied arrêtés, trouvèrent la faille par Stéphane Hernandez et le Polonais Marcin Kuzba, se muant en passeur décisif pour Karim Fellahi après que le futur Ligérien, Mickaël Citony a gâché un ballon de 2-2.
L'heure de la révolte avait enfin sonné. "Beaucoup nous avaient vus dans la boîte avec le couvercle dessus. Il ne restait plus qu'à mettre les clous. Mais nous avons su nous remobiliser et nous appuyer sur les valeurs de cette ville, de ce club", jugera Patrick Guillou, soulagé. Au terme d'une saison décevante, les Verts se maintiendront en Ligue 2.
Mercredi 6 mars 2002
À Saint-Étienne (Stade Geoffroy-Guichard), AS Saint-Étienne bat Stade Lavallois : 3-1 (0-0).
Arbitre : Thierry Desessart; 11 742 spectateurs.
Buts pour Saint-Étienne : S. Hernandez (66e), Kuzba (70e), Fellahi (89e).
But pour Laval : Rouxel (59e).
Avertissements à Saint-Étienne : Guillou (83e), Kuzba (87e).
ASSE. Casagrande - Olesen, S. Hernandez, Oliveira, Carteron (cap.) - Guillou, Sablé (Huard, 77e), Esposito (Kuzba, 61e), Hellebuyck - Di Rocco . E. Mendy (Fellahi, 66e). Entraîneur : Frédéric Antonetti.
LAVAL. Hiaumet. Buzaré, Moreau (Cuervo,18e puis Citony, 82e), Cazarelly, Neva - Monier (Haise, 67e), Ba, Viaud (cap.), Le Frapper - Rouxel, Mauricio. Entraîneur : Victor Zvunka.
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