"Le but de Sergio Ramos à Lisbonne m’a sauvé" | OneFootball

"Le but de Sergio Ramos à Lisbonne m’a sauvé" | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Real France

Real France

·31 mars 2026

"Le but de Sergio Ramos à Lisbonne m’a sauvé"

Image de l'article :"Le but de Sergio Ramos à Lisbonne m’a sauvé"

À 94 ans, Pepe de Carlos a tout connu avec le Real Madrid. Socio numéro 1, il suit le club depuis 86 ans. Dans un entretien accordé à AS, il revient sur ses souvenirs de supporter.

Il évoque d’abord Santiago Bernabéu et son rôle au quotidien. "Il était tout pour le Real Madrid. Il installait les drapeaux de corner, les filets… tout était artisanal à l’époque, avec l’aide de personnes du club. Rien à voir avec aujourd’hui."


Vidéos OneFootball


Plus jeune, il allait au stade dans les tribunes populaires. "Je préférais aller avec les socios, debout, derrière le but. Il y avait un petit castillete et on se mettait là. Si on ne se mettait pas à cet endroit, on ne voyait pas le match, les plus grands nous cachaient la vue."

Il garde un souvenir très précis du 11-1 contre le Barça. "On était environ 15 000 dans la tribune avec des sifflets que le club nous avait donnés. On sifflait tous en même temps et c’était impressionnant. À la mi-temps, on leur en avait déjà mis huit, ils étaient complètement acculés."

Sur les Coupes d’Europe, il remonte jusqu’à la première. "À Paris, en 1956, on perdait 2-0 au début. Di Stéfano s’est mis à crier, à pousser tout le monde, et on est revenus à 2-2. Ensuite on a renversé le match. À la fin, dans les tribunes, il y avait des drapeaux de toutes les couleurs, et tout le monde criait ‘Espagne’, peu importe les idées politiques."

Image de l'article :"Le but de Sergio Ramos à Lisbonne m’a sauvé"

Pepe de Carlos et Tomas Roncero

Parmi toutes les finales, celle de 1998 reste particulière pour lui. "Personne ne misait un centime sur nous contre la Juventus. Et ce but de Mijatovic nous a changé la vie."

Il se souvient bien aussi de la finale de 2014 à Lisbonne. "J’y étais avec mes petites-filles, j’avais plus de 80 ans. À la 93e minute, elles me regardaient avec un air de dire ‘pourquoi tu nous as amenées ici pour perdre’. Et là, Sergio Ramos marque de la tête,…Son but m’a sauvé. C’était la folie totale dans le stade."

Pour lui, les fameuses remontadas du Real ne sont pas un hasard : "Quand le Bernabéu se réveille, c’est comme une injection. D’un coup, le stade pousse, l’équipe se sent invincible et les adversaires le sentent aussi."

Il prend des exemples récents. "Contre le PSG, après l’erreur de Donnarumma sur Benzema, le stade se réveille d’un coup. Contre City, quand Rodrygo égalise et qu’on annonce le temps additionnel, on a l’impression qu’il reste un match entier à jouer."

Sur les présidents, il cite deux noms : Florentino Pérez et Bernabéu. "Bernabéu a fait passer le football de sport à spectacle. Florentino l’a transformé en business, avec les grands joueurs et le développement économique."

Pour ce qui est des meilleurs joueurs qu'il ait connu, Di Stéfano reste au-dessus de tous, à ses yeux. "Il n’était pas le meilleur dans un domaine précis, mais il était très bon dans tout. Il pouvait jouer partout, défendre, attaquer, organiser…"

Aujourd’hui, il met en avant Thibaut Courtois. "C’est le meilleur gardien que j’ai vu de toute ma vie". Malgré les années, il continue d’aller au stade et de suivre son équipe. Et il ne ferme pas la porte à un nouveau sacre. "Une 16e Ligue des champions ? Bien sûr que je n’écarte rien. Avec le Real, tout est possible."

À propos de Publisher