Le jour où Malcom Bokélé reçoit un appel véhément de Pôle Emploi, alors qu’il joue sans salaire à Bordeaux | OneFootball

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·10 mai 2026

Le jour où Malcom Bokélé reçoit un appel véhément de Pôle Emploi, alors qu’il joue sans salaire à Bordeaux

Image de l'article :Le jour où Malcom Bokélé reçoit un appel véhément de Pôle Emploi, alors qu’il joue sans salaire à Bordeaux

Pour « Au cœur du jeu », l’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux, Malcom Bokélé, a fait la conclusion de sa première année au Club au Scapulaire, qui se ponctue par un banc en Ligue 1.

« Elle se conclut par un groupe en Ligue 1, face à Reims. Je suis encore sous licence. Petite anecdote, Pôle Emploi m’appelle : ‘vous vous foutez de notre gueule ? On vous voit à la télé, on vous donne le chômage, vous nous prenez pour qui ?’. Je lui réponds, ‘mais Madame, je ne reçois pas de salaire’. Ils me disent qu’ils veulent une preuve… Je pars au Château, je suis allé voir la dame qui s’occupait de la paperasse. Je lui demande de faire un papier qui certifie que Bordeaux ne paye pas. Ils m’ont fait ce papier. Je l’ai envoyé à Pôle Emploi, ils étaient choqués. Je m’entrainais avec les pros, tout ça, et je vivais en collocation… Je ne touchais que le chômage, rien d’autre. Cette saison-là, je fais le groupe contre Reims lors du dernier match. J’étais dans un film… ».

Comment a-t-il appris qu’il était dans le groupe ?


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« J’allais à l’entrainement à pied, j’habitais à dix minutes. Je marche, j’ai mes écouteurs, et je reçois un appel de Rio Mavuba… Rio, c’était le coach adjoint de la réserve. Il me dit ‘cours, cours, il faut que tu ailles t’entrainer avec les pros, tu dois faire un test Covid, il y a un match ce week-end, tu peux être dans le groupe. Cours !’. Je bombarde… J’arrive au truc de la réserve, je prends mes affaires, je me change… Je fais mon test Covid, négatif… Je m’entraine avec les pros. La veille du match, les supporters viennent avec des fumigènes, etc… Il y avait Rémi Oudin qui était venu me parler, et il me dit ‘t’as vu tout ça, profite. Je suis content pour toi, sache que tu me mérites. Si tu es là c’est que tu as le niveau. Tu es un des jeunes qui a vraiment montré qu’il avait le niveau’. Ça m’a grave touché… Bref, on va au match… J’étais dans un film. Je devais rentrer à la fin, mais il y a eu des changements, tout ça, je ne suis pas rentré. J’étais tellement dans un film, je ne comprenais pas ce qui se passait… J’étais sur le banc à coté de Jimmy Briand… Comme un enfant. Je ne pense pas que psychologiquement j’étais prêt, j’étais trop dans mon film. A l’aéroport, je vais voir le coach et je le remercie. Il me dit que c’est normal, que j’ai travaillé dur, qu’il est content de ce que j’ai fait. Il m’avait donné le numéro 34 parce qu’il venait de Montpellier. Tellement il me kiffait, il m’a dit que j’allais prendre ce numéro. Après ça, la saison s’est finie. J’aurais pu partir en vacances mais il restait une semaine avec la réserve. Je voulais m’entrainer avec eux car ça faisait un moment… ».

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