Le Journal du Real
·7 juillet 2026
Le Real Madrid au Mondial : Cucurella qualifié, Bernardo passe à côté

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·7 juillet 2026

La nuit de lundi à mardi restera dans les mémoires des fans du Real Madrid et du monde entier pour deux raisons très différentes. D'un côté à Dallas, un derby ibérique poussif qui s'est conclu dans le temps additionnel sur un but de Mikel Merino, envoyant l'Espagne en quarts et signant peut-être le chant du cygne de Cristiano Ronaldo en sélection.
De l'autre côté, à Seattle, un match sous haute tension marqué par l'une des polémiques les plus retentissantes de ce Mondial, avant que la Belgique ne balaie les États-Unis 4-1 avec une aisance surprenante. Deux joueurs du Real Madrid poursuivent donc la compétition, Marc Cucurella et Thibaut Courtois, et clap de fin pour Bernardo Silva lors de cette Coupe du monde 2026.
Le huitième de finale Espagne-Portugal promettait le spectacle. Le résultat a livré quelque chose de plus austère, et finalement de plus cruel. Pendant 87 minutes, les deux équipes se sont neutralisées dans un match brouillon, haché, où les occasions franches se sont faites rares. L'Espagne a dominé la possession sans jamais parvenir à trouver la faille face à un Diogo Costa impérial, auteur de plusieurs arrêts décisifs sur Lamine Yamal et Alex Baena. Le Portugal a subi, mais a tenu.
Marc Cucurella a été l'un des rouages les plus actifs du côté espagnol. Constant dans ses montées, régulier dans ses transmissions, le nouveau joueur du Real Madrid a signé une prestation solide et discrète, dans la lignée de son début de tournoi prometteur. Ses deux passes décisives contre l'Autriche au tour précédent l'avaient placé parmi les hommes en forme de la Roja, et il a confirmé ce statut en maintenant une pression constante sur le couloir gauche portugais tout au long de la rencontre.
Du côté portugais, le scénario a été cruel. Roberto Martínez a tenté de forcer le destin en faisant entrer la nouvelle recrue du Real Madrid, Bernardo Silva. Une entrée qui s'est avérée catastrophique. L'ancien joueur de Manchester City n'a pas réussi à apporter la moindre étincelle, se perdant dans un match qui déjà lui échappait tactiquement.
Et puis à la 87e minute, sur un coup franc joué vite et concédé par les Portugais, Mikel Merino a surgi au premier poteau pour dévier le ballon au fond des filets. 1-0, qualification espagnole, et une dernière image de Cristiano Ronaldo en larmes sur la pelouse de Dallas, probablement au terme de sa sixième et dernière Coupe du monde. 11 buts, 27 matchs, six participations, zéro titre. Une carrière mondiale hors norme qui se referme sans le trophée tant désiré pour la plus grande légende du Real Madrid.
À Seattle, le contexte était différent. Depuis plusieurs jours, le football mondial bruissait d'une affaire sans précédent : Folarin Balogun, attaquant américain expulsé lors du match précédent contre la Bosnie-Herzégovine, avait vu sa suspension annulée après une intervention directe de Donald Trump auprès de la FIFA. Une décision qui avait provoqué une vague d'indignation dans le monde entier, et une motivation supplémentaire chez les Belges. « Il y avait un sentiment d'injustice dans le groupe et on avait à cœur de répondre sur le terrain », a confié Nicolas Raskin après la rencontre.
Répondre, ils l'ont fait. Dès la 9e minute, Charles De Ketelaere ouvrait le score sur une belle combinaison collective. Le match semblait plié avant même que Balogun, finalement titulaire et acclamé par le public américain, n'obtienne un coup franc qui a permis aux États-Unis d'égaliser de manière un peu chanceuse à la 31e.
Une déviation sur le mur a surpris Courtois, battu sans vraiment pouvoir y faire grand-chose. La réponse belge a été immédiate : deux minutes plus tard, De Ketelaere remettait les siens devant d'une tête puissante.
La suite n'a laissé aucun suspense. Vanaken à la 57e sur une sortie catastrophique du gardien américain, Lukaku en fin de match pour le 4-1 final. Et entre les deux, à la 82e, un arrêt décisif du portier du Real Madrid sur une frappe de Balogun qui aurait pu relancer les débats. Le gardien du Real Madrid a tenu son rang, maintenant sa porte inviolée sur les tentatives dans le jeu. Courtois et la Belgique retrouveront l'Espagne de Cucurella en quarts de finale. Un nouveau duel de joueurs du Real Madrid au Mondial, vendredi à Los Angeles.







































