Le Journal du Real
·17 janvier 2026
Le Real Madrid Baloncesto écrase le Clásico (80-61) et prend sa revanche sur le Barça

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·17 janvier 2026

Les 2 premiers Clásico de la saison nous avaient offert des matchs indécis jusque dans les dernières minutes. Une constante que cette 22e journée d’EuroLeague est venue briser de plein fouet. Toujours invaincus en 2026, ce sont bien les Catalans qui débarquaient dans la capitale espagnole en tant que favoris.
Mais rapidement, le Real Madrid Baloncesto a pris les commandes de la partie… et ne les a plus jamais redonnées ! Les Merengues ont parfaitement exploité leur force quand Barcelone a failli de fond en comble. Décryptage de ce récital made in Real.
WALTER TAVARES. C’est ainsi que l’on pourrait résumer les 5 premières minutes de la partie. Revanchard de sa défaite contre ce même adversaire 12 jours plus tôt (100-105), le Real Madrid Baloncesto muselle d’emblée les Catalans. Grâce notamment au trio de vétérans Campazzo-Henzoja-Tavares, les Madrilènes débutent sur un 10-2. Le meilleur rebondeur all-time de l’EuroLeague en profite d’ailleurs pour lâcher LE contre du début de saison sur Miles Norris, tout en enchaînant les points ainsi que les rebonds.
D’abord très fermé, le match se décante lors de l’entrée du duo Hernangómez-Shengelia côté barcelonais. Alors que rien ne rentrait pour les visiteurs, les 2 tours jumelles trouvent de l’espace dans la raquette, notamment lorsqu’Eddy Tavares fait un tour sur le banc en fin de 1QT (17-13). L’écart finit toutefois par croître en faveur de Merengues dominant dans la paint (9 rebonds à 4 dans le 1QT) et habiles dans la provocation de fautes.
Le Real Madrid Baloncesto surfe d’ailleurs sur cette dynamique en sortie de temps morts. De +7 (21-14), les coéquipiers d’un Noah Lyles en mode déménageur élèvent leur avance à +11 (32-21) au milieu du 2QT. Cet FC Barcelone vraiment maladroit (22% à 3 points en 1ère mi-temps) continue toutefois de profiter de l’absence du géant capverdien pour pénétrer dans la raquette Blancos. Résultat : les Madrilènes sont déjà dans la pénalité alors qu’il reste encore 5 minutes à jouer.
Heureusement, l’Éternel Sergio Lull met un terme à ce run visiteur de 0-8 (32-29) sur un scoop à la Curry. Cela relance ses teammates qui concluent la mi-temps en mode boulet de canon malgré les 4 ballons perdus dans le QT (43-32).
Comme à son habitude, Xavi Pascual a mélangé tous les ingrédients à sa disposition durant la 1ère moitié de la rencontre pour concocter sa meilleure recette au retour des vestiaires. Exit la combinaison meneur-arrière et bonjour à un 5 beaucoup plus physique avec seulement Kevin Punter à la baguette. Et ce, en dépit de 2 QT CATASTROPHIQUES de la part du joueur du mois de décembre.
Cette initiative fonctionne car le Real Madrid Baloncesto ne domine plus autant physiquement les Catalans, même en présence d’Eddy Tavares sur le parquet (45-40)… Enfin, avant que Tornike Shengelia se prenne pour un porteur de balle et que Mario Hezonja décide de mettre la Casa Blanca sur son dos. Au vu de cette série de mauvaises décisions, Xavi Pascual revient sur sa décision. Mais c’est trop tard. Des Merengues au style run and gun punissent à chaque erreur adverse. D’autant plus que contrairement aux Blaugranas, eux rentrent les paniers depuis le parking (40% dans le 3QT).
Seuls les lancers francs (8 fautes pour Madrid dans le 3QT) permettent au FC Barcelone de limiter la casse à l’approche du 4QT (63-47). Ce score fleuve s’explique en grande partie par les 4/18 à 3 points des Catalans - pourtant 3e meilleure équipe dans l’exercice en EuroLeague. Face au secteur intérieur XXL du Real Madrid Baloncesto (1er aux rebonds et aux contres dans la compétition), les visiteurs n’avaient pas trop le droit à l’erreur derrière l’arc. Ça n’a pas manqué !
Difficile de vivre pire humiliation pour le FC Barcelone. Et pourtant ! À leur supériorité physique, à leur activité incessante, le Real Madrid Baloncesto a déclenché une avalanche de « Bang ! Bang ! BAAANG ! » en fin de rencontre. Avec en tête de gondole un Usman Garuba (16 points et meilleur scoreur du match) impérial tant à 3 points que dans la raquette. Sergio Scariolo en profite même pour faire tourner, comme Xavi Pascual d’ailleurs.
80-61, score final pour des Merengues irrésistibles ce soir. Ces derniers ont constamment su maintenir un niveau plancher élevé, quand les Catalans ne vivaient que par des flashs beaucoup trop insuffisants. Une contre-performance Blaugranas rare, personnifiée par un Kevin Punter fantomatique (3 points, 0 passe et 0/4 à 3 points).
Le Real Madrid Baloncesto possède désormais le même bilan que le 6e, l'Olympiacos. L’objectif qualification directe aux playoffs est plus que jamais d’actualité. Une montée en puissance à confirmer chez eux dès dimanche en Liga face à Valence, puis mardi en EuroLeague contre Milan.
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