Le Journal du Real
·16 août 2026
Le Real Madrid boucle sa présaison en beauté contre Schalke 04

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·16 août 2026

Il y a des matchs de présaison qui ne laissent pas grand-chose derrière eux. Et puis il y a des matchs comme celui-là, à la Veltins-Arena de Gelsenkirchen, où l’on commence à comprendre ce que José Mourinho veut bâtir. Pour son dernier match de préparation avant le coup d’envoi de la Liga face à l’Espanyol, le Real Madrid a livré une prestation qui donne de la confiance.
Un football séduisant, offensif, direct. On y a retrouvé cette patte si particulière du premier passage du Portugais sur le banc madrilène, quinze ans plus tôt. Cette envie de faire mal vite, de chercher les attaquants dès la récupération du ballon.
Le scénario, lui, a rapidement pris forme. Dès la sixième minute, Kylian Mbappé ouvrait le score en interceptant une passe ratée du milieu de terrain allemand Schallenberg, avant de la déposer devant Loris Karius. Quatorze minutes plus tard, c’est au tour de Dean Huijsen de doubler la mise, d’une tête sur un corner botté par Arda Güler.
Le Real Madrid aurait même pu se mettre définitivement à l’abri avant la pause. Vinícius Júnior en a été empêché de justesse, sur un sauvetage de Timo Becker sur sa ligne de but. Mais l’histoire n’était que reportée de quelques minutes. En seconde mi-temps, sur un décalage signé Viní Jr., Álvaro Carreras trouvait Carlos Espí dans la surface. L’attaquant espagnol, décidément à l’aise cet été, inscrivait son deuxième but de la présaison pour porter le score à 3-0. Il aurait même pu s’offrir une passe décisive en toute fin de rencontre, servant idéalement Alexis Ciria. Mais le jeune ailier, pourtant seul face au but vide, manquait sa cible.
🚨 Victoire du Real Madrid face à Schalke 04 (3-0) grâce à des buts de Mbappé, Huijsen et Espí. ➡️ Fin de la pré-saison, rendez-vous samedi prochain pour le premier match en Liga face à l’Espanyol.
Ce sont aussi les retours et les nouveaux arrivants qui ont permis de livrer cette performance. Kylian Mbappé, apparu en pleine forme après ses vacances prolongées, a permis d'avoir un vrai aperçu de ce que Mourinho veut construire offensivement, à travers ses appels de balle incessants dans la profondeur.
Même constat pour Ibrahima Konaté, remplacé à la pause mais impérial sur ses 45 minutes de jeu. Son duo avec Dean Huijsen a parfaitement fonctionné, solide dans les duels et propre dans la relance, bien mieux en tout cas que celui formé par l’Espagnol et Antonio Rüdiger en seconde période.
Les entrées de Jude Bellingham, Marc Cucurella et Yan Diomandé ont, elles aussi, apporté un vrai supplément d’énergie une fois sur le terrain. De quoi permettre au Real Madrid de conserver l’ascendant dans le jeu jusqu’au bout, malgré les nombreux changements effectués par le Special One au fil de la rencontre, sans jamais laisser Schalke reprendre pied dans la partie.
S’il y a bien un joueur qui s’est imposé ce soir, c’est Dean Huijsen. Déjà convaincant contre le Deportivo La Corogne, l’Espagnol n’aurait pas volé le titre d’homme du match à Gelsenkirchen. Très propre à la passe, impérial dans les airs avec 6 duels aériens remportés sur 8, buteur de surcroît, il aurait même pu s’offrir un doublé en première période si Karius n’avait pas repoussé sa tête d’un réflexe salvateur.
Depuis qu’il porte le numéro 4, Huijsen semble avoir gagné en assurance. Et le timing tombe bien. Dans un Real Madrid où la plupart des places sont déjà attribuées, la charnière centrale reste l’un des rares postes sans titulaire indiscutable. Si Huijsen continue d’aligner ce genre de prestations une fois les matchs officiels lancés, il pourrait bien devenir l’un des tout premiers noms que José Mourinho inscrit sur sa feuille de match.
Reste un motif d’inquiétude, presque devenu une habitude cette présaison. Même dans une seconde période plutôt maîtrisée, où le Real Madrid a inscrit un but supplémentaire et créé trois grosses occasions, Schalke a tout de même terminé cette seconde période avec neuf tirs tentés, contre quatre pour les Madrilènes.
Ce relâchement, une fois l’avance acquise, commence à devenir une vraie tendance. Contre la Fiorentina, après un 2-0 et une première période solide, les Italiens avaient totalement pris l’ascendant en seconde période, neuf tirs à trois, pour un match nul final 2-2. Même scénario face au Ferencváros, à peine huit minutes après avoir inscrit le deuxième but, les Hongrois égalisaient et terminaient même la seconde période avec davantage de tirs cadrés que le Real Madrid, sept contre cinq.
Rebelote face au Deportivo, où les Galiciens avaient tiré neuf fois contre trois sur cette même période. Même lors du match d’entraînement, contre Leganés, le Real Madrid avait encaissé juste après avoir inscrit son deuxième but. Un point que Mourinho devra corriger avant que la Liga ne débute pour de bon.
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