Le Journal du Real
·21 septembre 2026
Le Real Madrid de Mourinho retombe à la case départ

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·21 septembre 2026

Le Real Madrid a sombré au Riyadh Air Metropolitano, s'inclinant 2-1 face à l'Atlético de Madrid lors de cette 7e journée de championnat. Un match totalement renversé par le carton rouge de Dean Huijsen à la 52e minute, suivi dans la foulée d'un penalty transformé par Álex Grimaldo, puis d'un second but signé Jonathan David six minutes plus tard.
Cette défaite relègue le Real Madrid à la 4e place du championnat, avec six points de retard sur un FC Barcelone toujours invaincu après 7 journées de Liga. L'écart, déjà conséquent à ce stade précoce de la saison, interroge sur la réelle capacité des Merengues à inverser la tendance, malgré l'arrivée de José Mourinho sur le banc cet été, censée marquer une rupture nette avec les difficultés rencontrées ces dernières saisons.
D'ailleurs, c'est le deuxième pire début de saison de l'entraineur portugais à la Maison Blanche. Seule la saison 2012/13 était pire avec seulement 11 points sur les sept premières journées. Les Merengues n'ont pas fait pire depuis le fameux exercice 2018/19 post-three-peat, avec 14 points au bout des septs premières journées.
🚨 José Mourinho vit son 2e pire départ de saison au Real Madrid. Après 7 journées de Liga : 5 victoires, 2 défaites. ❌ Seule la saison 2012/13 était pire : 3V, 2N, 2D.
Ce retard de six points n'a rien d'anecdotique, d'autant que le Barça tient un rythme historique depuis le début de la saison. Hansi Flick affiche sept victoires en sept journées, 21 points sur 21 possibles et 31 buts inscrits, soit la meilleure entame offensive de toute l'histoire du club sur ses sept premières journées de championnat, avec une moyenne de 4,4 buts par match. À ce rythme, les records historiques de points et de buts marqués sur une saison de Liga pourraient eux aussi être menacés d'ici la fin de l'exercice.
Une seule fois dans l'histoire du championnat espagnol, une équipe a réussi à combler un tel écart face à un FC Barcelone alors leader, pour finir par être sacrée championne en fin de saison. Cet épisode remonte à la saison 2006-07. À la 24e journée, le Barça de Frank Rijkaard comptait 49 points, contre 43 pour le Real Madrid de Fabio Capello, alors 4e du championnat.
Les Merengues avaient su recoller au score lors de la seconde partie de saison, terminant à égalité de points avec le Barça (76 chacun), avant de décrocher le titre grâce à leur meilleur bilan en confrontation directe. Un précédent qui laisse une mince lueur d'espoir, mais qui souligne surtout la rareté d'un tel exploit.
Ce scénario rappelle furieusement un souvenir douloureux. La saison dernière déjà, sous les ordres de Xabi Alonso, le Real Madrid s'était incliné 5-2 au Metropolitano en septembre, une défaite qui avait sonné comme le début de la fin d'un projet pourtant prometteur. Il s'agit d'ailleurs de la cinquième défaite du Real Madrid en cinq déplacements consécutifs dans cette enceinte, un chiffre qui illustre la difficulté persistante des Merengues à s'y imposer, saison après saison, changement de banc ou non.
Des enseignements clairs avaient alors été tirés de cette débâcle. Arda Güler positionné à droite, au-dessus d'un double pivot Valverde-Tchouaméni : cette configuration n'avait plus jamais été revue depuis. Jusqu'à hier. Pour la première fois depuis cette soirée cauchemardesque, le Real Madrid a de nouveau aligné exactement le même schéma. Un choix qui, une fois de plus, a coïncidé avec une défaite au Metropolitano.
Cette nouvelle désillusion tombe à un moment presque salvateur du calendrier. La longue trêve internationale à venir offrira un peu de répit au Real Madrid, le temps de digérer ce revers et de retrouver ses organismes physiques et mentaux. À la reprise, les Merengues recevront d'abord Villarreal, avant un déplacement à Séville, dans la dernière ligne droite avant le Clásico.
Ce rendez-vous décisif, prévu le 25 octobre prochain au Camp Nou, ressemble déjà à une obligation absolue pour le Real Madrid, seule occasion crédible de recoller significativement au classement avant que l'écart ne devienne totalement irrattrapable face à un FC Barcelone lancé à pleine vitesse.