Le Journal du Real
·10 janvier 2026
Le Real Madrid et le FC Barcelone se préparent à une finale sous haute tension

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·10 janvier 2026

Le cadre est identique : Djeddah, premier trophée de la saison, exposition maximale. Mais le Real Madrid et le FC Barcelone n’ont jamais été aussi ennemis. Le Clásico n’est plus seulement sportif : il est aussi judiciaire et stratégique.
Il y a douze mois, les dynamiques étaient inversées. Le FC Barcelone arrivait en difficulté, tandis que le Real Madrid sortait rassasié par ses récents succès. Aujourd’hui, le rapport de forces s’est déplacé. Le Barça version Hansi Flick semble retrouver du fonctionnement et des sensations, alors que le Real Madrid de Xabi Alonso est questionné, pris dans une désorientation collective et incapable de trouver le niveau de jeu nécessaire pour rivaliser à armes égales.
Mais le cœur du problème est ailleurs. L’affaire Negreira a provoqué une rupture définitive du dialogue, de la compréhension et de toute idée d’objectifs communs entre les deux clubs.
Comme le rappelle AS, chacun agit désormais dans son seul intérêt, une logique visible aussi bien dans les tribunaux de Barcelone que dans les bureaux du football espagnol et européen. Depuis Valdebebas, les dirigeants madrilènes réclament justice concernant les paiements effectués à l’ancien numéro deux de l’arbitrage espagnol, avec une ligne claire : aller jusqu’au bout, sans se soucier du coût ni de la forme, quitte à exiger des excuses publiques et des sanctions.
Cette fracture a profondément modifié l’équilibre institutionnel. Le FC Barcelone s’est rapproché de la Liga, de l’UEFA et de la Fédération, tandis que le Real Madrid s’en est éloigné, se retrouvant presque plus proche de la FIFA que des instances nationales. AS évoque une détérioration évidente des relations, illustrée par un symbole fort : lors du dernier Clasico au Bernabéu, la rencontre entre dirigeants s’est limitée à un salut froid et debout, sans véritable échange.
Sur le plan sportif, cette finale arrive à un moment critique pour le Real Madrid. Xabi Alonso et son équipe sont identifiés comme étant dans l’urgence, conscients de leurs lacunes, mais aussi de l’opportunité unique qu’offre un Clásico. Il n’y a pas de meilleur moment pour se relancer que face à l’ennemi historique, surtout dans une finale.
À Djeddah, il y a plus qu’un trophée en jeu : l’honneur et surtout la stabilité du Real Madrid, qui a besoin d’un véritable changement de direction. Un dernier élément statistique qui renforce encore l’enjeu : le vainqueur de la Supercoupe en Arabie saoudite a remporté la Liga lors des cinq dernières éditions.









































