Le Journal du Real
·30 janvier 2026
"Le Real Madrid manque d'un leader", selon Predrag Mijatović

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·30 janvier 2026

Le Real Madrid a connu une tournée européenne particulièrement amère avec sa défaite 4-2 face au Benfica, un résultat qui l’a exclu du top 8 de la phase de groupes de la Ligue des champions. Selon MARCA, Predrag Mijatović, ancien joueur et figure historique du club, a confié à la Cadena SER que le problème ne résidait pas uniquement dans les entraîneurs ou les choix tactiques, mais dans l’absence de leaders évidents sur et en dehors du terrain.
Mijatović, lors d’une intervention sur El Larguero, a insisté sur la nécessité d’une présence incarnée de personnalités capables de redresser l’équipe dans les moments chauds. D’après lui, le Real Madrid actuel manque d’un joueur qui puisse dire « Que diable faisons-nous ? » dans des phases de crise, rappelant les figures historiques du club comme Fernando Hierro ou Sergio Ramos, qui imposaient leur autorité dans les matchs serrés.
Le débat s’est intensifié après la sortie médiatique de Kylian Mbappé, qui a lui-même exprimé, après la défaite au Portugal, une critique franche de la performance du groupe, en évoquant l’absence de continuité dans le jeu et la difficulté à maintenir l’intensité nécessaire à ce niveau.
Bien qu’il reconnaisse son rôle collectif et son engagement offensif, Mijatović a précisé que marquer des buts ne suffit pas pour être perçu comme un leader, un point qui a relancé le débat sur les responsabilités individuelles dans le vestiaire.
La critique de Mijatović vient s’inscrire dans un contexte actuel plus large de questionnement sur la structure interne du Real Madrid. Après plusieurs saisons dominées par une transition générationnelle, l’équipe semble parfois manquer de profils à même de prendre le jeu à son compte quand le niveau d’exigence augmente. Cette situation a déjà été évoquée par plusieurs analystes dans les jours qui ont suivi l’élimination, parlant de « fantômes et mêmes vices qui ressurgissent » malgré les changements d’entraîneurs et les rotations tactiques.
Au début de l’ère Arbeloa, certains commentaires insistent sur le fait que l’équipe a du mal à se sortir de certaines situations sans un référent capable de fédérer l’ensemble du groupe. Cette problématique n’est pas nouvelle au Real Madrid, mais elle est ici mise en lumière avec davantage d’acuité après l’échec en Ligue des champions, compétition où la gestion des temps forts et des moments de crise est souvent décisive.
La question de leadership se pose d’autant plus lorsque l’on considère que le vestiaire dispose de joueurs de haut niveau technique et de talents offensifs reconnus comme Mbappé ou encore Vinícius Jr., mais que ces performances individuelles n’ont pas toujours suffi pour construire une cohésion durable sur la durée d’un match ou d’une double confrontation.
Pour les Merengues, l’enjeu immédiat est alors de réagir sur le plan mental et collectif, afin d’éviter que ces critiques ne se transforment en crise durable. L’absence de leaders explicites n’est pas une fatalité, elle peut être comblée soit par l’émergence de nouvelles figures à l’intérieur du groupe, soit par des ajustements tactiques qui valorisent davantage la responsabilité collective.
Ce débat autour du leadership dépasse la simple critique sportive. Il touche à l’identité même de la Casa Blanca, un club habitué à imposer sa marque dans les grands rendez-vous. Face à des attentes énormes, le défi pour Arbeloa et ses joueurs sera alors d’incarner une forme de leadership collectif, voire d’en révéler individuellement au moment décisif, afin de répondre aux exigences d’un club de cette envergure.
Imen Ben Achour








































