OnzeMondial
·7 février 2026
Le récit effroyable de Tahirys Dos Santos (Metz), victime de l'incendie de Crans-Montana

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·7 février 2026

Il y a quelques semaines, le jeune joueur de Metz Tahirys Dos Santos était l'une des victimes du terrible incendie de Crans-Montana, qui l'a laissé brûlé au troisième degré.
Je me suis vu mourir. Ces mots, Tahirys Dos Santos les prononce avec une froideur qui glace. Brûlé au troisième degré, le jeune footballeur de 19 ans raconte sa nuit d’horreur à Crans-Montana à l'Equipe. « On était dans le bar depuis trente ou quarante minutes, l'ambiance était cool… Coline a voulu aller aux toilettes, je l'ai accompagnée. Je suis sorti avant elle et j'ai vu les flammes. J'ai tout de suite compris qu'on était en danger. Je n'ai pas réfléchi. J'ai fait demi-tour pour la chercher. »
Dans l'escalier, la panique s’empare de lui. « Je tombe. Coline aussi. Et après, c'est le trou noir. Je n'ai aucun souvenir de ce qu'il s'est passé jusqu'à ce que je me retrouve à l'extérieur, tout seul. Je me suis assis sur le bitume. Je criais le prénom de mes deux amis, celui de Coline. Je n'avais pas de réponse, c'était horrible. Je voyais les gens brûlés tout autour de moi. C'était une scène de guerre. »
Pour Tahirys Dos Santos, la peur n’a pas eu de place, noyée dans l'adrénaline : « Je ne me rappelle pas du tout de ce que j'ai ressenti. Je voulais juste savoir s'ils étaient vivants. » Il se souvient du soulagement quand son ami Elliot lui a annoncé que Coline et Hugo étaient vivants, au moins pour le moment. Mais l'horreur persiste : « Parfois, les images me reviennent… Je ne souhaite à personne de voir des choses pareilles. »
À l’hôpital, entre greffes et vêtements compressifs, Tahirys Dos Santos essaie de retrouver une vie normale. « Aujourd'hui, ça va bien. Je n'ai plus mal. Ça gratte toujours, mais c'est supportable. Le pire est derrière moi. » Et pourtant, l’incendie reste gravé : la disparition de sa chevelure, la peur, les cris, la mort autour de lui. « C'est trop compliqué de mettre des mots sur une chose pareille », souffle-t-il.
Malgré tout, il garde une lueur d’espoir : « Les médecins m'ont dit que je pourrai reprendre le foot. Ça m'a rassuré. » Entre souffrance et résilience, le récit de Tahirys Dos Santos est celui d’une nuit où l’horreur a frôlé la vie… et l’a presque emportée.
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