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·30 avril 2026
Lens : la réponse forte de Sage après son coup de gueule de la semaine dernière

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·30 avril 2026

Pierre Sage est revenu ce jeudi en conférence de presse sur son coup de gueule du week-end dernier face au Stade brestois, où il s'était senti "trahi" par certains de ses joueurs.
Vendredi dernier, le Racing Club de Lens avait réussi à arracher le match nul face au Stade brestois (3-3) après avoir été mené à 3-0. Une partie qui avait néanmoins rendu fou de colère Pierre Sage, pas tendre contre certains joueurs : "J'ai été trahi par le temps de jeu que j'ai donné. À partir de maintenant, tous ceux qui vont jouer, ce sont les joueurs que j'aurai décidés, et parce que je pense qu'ils sont en situation de faire gagner l'équipe, et non pas de relancer un max de joueurs."
"On était en train de rompre un pacte qui nous liait depuis le début de saison. Je ne me suis pas senti respecté. J'ai donné, et je n'ai pas eu le retour que j'attendais... J'avais eu une mauvaise expérience à Metz, et j'avais dit les mêmes choses. Malgré tout, 6 mois plus tard, je fais la même erreur…. Je suis coupable !" avait-il sèchement lancé.
Invité à revenir sur ce coup de gueule en conférence de presse, le technicien de 46 ans a été cash : "On peut enlever le conditionnel puisque les joueurs se sont vraiment sentis visés. Je m’en suis ouvert à eux et à l’ensemble du groupe. Je vais comparer ça à une situation de conflit dans une famille. Vous savez, ça arrive souvent, que ce soit lors d’un repas, ou au moment où il faut se répartir l’héritage. Il y a beaucoup de conflits dans les familles !" a-t-il rappelé.
Il poursuit, dans des propos rapportés par Lensois.com : "Et c’est justement dans ces moments-là que l’on voit vraiment le niveau d’amour. Et ce n’est pas parce qu’il y a un conflit dans un système que celui-ci est forcément ébranlé par ce qui arrive. À l’inverse, il doit aussi trouver ses ressources à l’intérieur de celui-ci. Et même quand le patriarche déconne, puisque cela a été le cas. J’y suis allé vraiment très, très fort."
Pour lui, c'est justement une preuve d'amour : "Je dois aussi montrer aux joueurs et au groupe que je les aime beaucoup et qu’on a beaucoup de choses à défendre encore. J’aurais pu jouer sur le timing en disant tout simplement que les joueurs n’ont pas le temps et pas le choix. Car ils ont tellement de beaux objectifs à atteindre… Mais ce sont tellement de bons gars que je ne pouvais pas laisser ça sous silence. Je me suis permis de leur donner ma position par rapport à la situation générale. Je me suis aussi permis de leur donner ma position individuelle par rapport aux reproches que je leur avais faits."
"Et ce n’est pas parce qu’on engueule quelqu’un ou qu’on affiche quelqu’un qu’on ne l’aime pas forcément. Il y a toujours un lendemain aux choses. Et nous, on a de beaux lendemains à vivre ensemble. C’est une période, en fait. À Lille, pour moi, il a manqué des choses. Contre Rouen, il a manqué des choses. Et forcément, à Brest, il a manqué beaucoup de choses aussi. De temps en temps, mon rôle, c’est de distribuer les bonbons. Et de temps en temps, mon rôle, c’est aussi de taper. Taper peut-être fort, peut-être maladroitement. Je le conçois aussi. Mais je reste quelqu’un d’humain, entier, honnête et transparent" a-t-il tout simplement conclu.
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