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·13 septembre 2026

L’Entraineur du Borussia Mönchengladbach viré : Pourquoi le VfL a déjà décidé d’arrêter avec Eugen Polanski ?

Image de l'article :L’Entraineur du Borussia Mönchengladbach viré : Pourquoi le VfL a déjà décidé d’arrêter avec Eugen Polanski ?

Trois journées auront suffi. Après trois défaites et douze buts encaissés, Borussia Mönchengladbach a décidé de se séparer d’Eugen Polanski. Le 0-5 subi samedi à Freiburg a été le résultat de trop, mais le départ du technicien de 40 ans ne s’explique pas seulement par trois mauvais matchs. Les doutes existaient déjà depuis la saison dernière.

Le maintien avait sauvé Polanski sans vraiment effacer les doutes

Eugen Polanski avait récupéré une équipe en crise en septembre 2025 après le départ de Gerardo Seoane. D’abord intérimaire, l’ancien joueur de Gladbach avait progressivement redressé la situation avant d’être confirmé jusqu’en 2028. Le maintien avait finalement été assuré lors de la 32e journée grâce à une victoire tardive contre Dortmund.


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Mais la saison était loin d’avoir été réussie. Gladbach avait terminé seulement 12e avec 38 points. Sur ses 31 matchs de Bundesliga à la tête de l’équipe, Polanski avait enregistré neuf victoires et dix matchs nuls. Au printemps, son équipe avait également traversé une longue période sans victoire avant de sauver définitivement sa place dans l’élite.

Rouven Schröder avait pourtant choisi de lui renouveler sa confiance au mois de mai, tout en annonçant qu’il n’y aurait pas de simple continuité.

Un mercato important… et un début de saison catastrophique

Gladbach a effectivement beaucoup bougé cet été. Rocco Reitz est parti au RB Leipzig, Nico Elvedi à Leeds et Marvin Friedrich à l’Union Berlin. Dans l’autre sens, le club a notamment recruté Enzo Leopold, David Herold, Isac Lidberg, Yukhym Konoplia, Zento Uno et Daniel Batz, tout en faisant revenir Kō Itakura et en conservant définitivement Hugo Bolin. Au total, une dizaine de nouveaux joueurs ont intégré le groupe.

La préparation avait pourtant donné l’impression que quelque chose pouvait fonctionner. Gladbach avait remporté tous ses matchs amicaux, avec notamment des succès contre Hoffenheim et Aston Villa, avant de commencer sa saison officielle par un 5-0 contre Schott Mainz en Coupe d’Allemagne. Puis tout s’est effondré en Bundesliga.

Le premier match s’est terminé par un 3-0 à Leipzig, avec notamment un but de l’ancien Gladbacher Rocco Reitz. Une semaine plus tard, Borussia semblait avoir parfaitement réagi contre Elversberg : Gladbach menait 3-1 après 56 minutes… avant de complètement craquer et de perdre 4-3, avec un dernier but encaissé dans le temps additionnel.

Le déplacement à Freiburg devait permettre de voir une réaction. Il a finalement précipité la rupture. Battu 5-0, Gladbach a terminé la troisième journée avec zéro point, trois buts marqués et douze encaissés. Freiburg a inscrit trois de ses cinq buts dans le dernier quart d’heure, alors que Tim Kleindienst avait également été expulsé après un deuxième carton jaune.

La défense et l’impression de ne plus progresser ont pesé lourd

Le problème n’est donc pas uniquement comptable. En trois journées, Gladbach a montré pratiquement les mêmes défauts que pendant une partie de la saison dernière : une équipe capable d’avoir de bonnes périodes, mais beaucoup trop fragile dès que le scénario bascule.

Perdre 3-0 à Leipzig pouvait encore être accepté. Perdre contre Elversberg après avoir mené 3-1 était beaucoup plus difficile à expliquer. Prendre ensuite cinq buts à Freiburg a achevé de donner l’impression que Polanski ne parvenait plus à stabiliser son équipe. Le contexte n’était pourtant pas simple. Enzo Leopold s’est gravement blessé au genou, Nicolas Kühn a subi une importante blessure musculaire, Jens Castrop était déjà indisponible et plusieurs recrues défensives manquaient encore contre Freiburg.

Mais après le match, Rouven Schröder avait refusé de garantir le maintien de son entraîneur. « Il faut se demander comment nous pouvons faire gagner des points à Borussia Mönchengladbach », expliquait-il alors, annonçant une analyse avec Polanski, les joueurs et le conseil d’équipe. Moins de 24 heures plus tard, la décision est tombée.

Polanski part, mais les problèmes de Gladbach restent

Le club a donc choisi de couper court avant que la saison ne ressemble définitivement à la précédente. Tobias Trulsen quitte également ses fonctions et Jan-Moritz Lichte assurera l’intérim, accompagné notamment de Markus Gellhaus, en attendant la nomination d’un nouvel entraîneur.

Polanski quitte Gladbach avec forcément une certaine amertume. « Après le maintien réussi, nous avons changé beaucoup de choses pour cette saison. Nous avions beaucoup d’ambitions mais nous n’avons pas réussi à les concrétiser », reconnaît-il dans son message de départ.

Son éviction règle la question du banc, mais pas toutes celles qui entourent l’équipe. Après une 12e place la saison dernière, un mercato important et désormais le pire départ possible avec zéro point en trois matchs, le Borussia Mönchengladbach doit surtout déterminer si sa crise venait réellement de son entraîneur… ou si elle est devenue beaucoup plus profonde.

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Crédit image : Lars Baron/Getty Images

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