Le Journal du Real
·13 janvier 2026
Les 12 travaux d’Arbeloa pour remettre le Real Madrid sur pied

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·13 janvier 2026

En mai 2025, une nouvelle page s’est tournée au Real Madrid avec le départ de la légende Carlo Ancelotti, parti entraîner la sélection brésilienne. L’Italien laisse derrière lui un palmarès exceptionnel : 15 titres, dont trois Ligues des champions sur le banc merengue, sans oublier la fameuse Décima, dont il fut l’un des grands artisans. Pourtant, la dernière saison d’Ancelotti n’a pas été glorieuse, marquée par une absence criante d’identité de jeu.
Le Real Madrid a alors misé sur Xabi Alonso, auteur de véritables miracles avec le Bayer Leverkusen. Sa nomination a suscité un immense espoir, laissant penser que la Casa Blanca allait enfin retrouver de la couleur. Huit mois plus tard, l’aventure est déjà terminée. Álvaro Arbeloa est désormais nommé entraîneur de l’équipe première.
Premier chantier pour le jeune tacticien espagnol : redonner une identité de jeu au Real Madrid. Durant sa carrière d’entraîneur, Arbeloa s’est largement inspiré de Jürgen Klopp lors de son passage à La Fábrica. Son idée repose sur un contre-pressing très haut pour étouffer l’adversaire. Jude Bellingham pourrait parfaitement endosser ce rôle, en évoluant derrière les attaquants. Ancien latéral, Arbeloa accorde une importance particulière à ce poste : les latéraux devront longer la ligne afin de libérer l’espace pour des ailiers aimant repiquer dans l’axe.
Cette philosophie pourrait s’avérer redoutable si les consignes sont correctement appliquées. Dans le vestiaire, le message est clair : repartir de zéro et entamer un nouveau cycle dès demain face à Albacete. En quête d’identité, les idées du nouvel entraîneur apparaissent comme une bouffée d’air frais.
La construction d’un collectif et d’un plan de jeu est la priorité absolue pour Arbeloa. Mais cela ne pourra se faire sans l’écoute et le respect de l’ensemble du vestiaire. Xabi Alonso a notamment quitté ses fonctions après avoir perdu une partie de son groupe. Ses compositions, ses choix tactiques et certaines décisions fortes n’ont pas toujours été comprises, provoquant une division interne.
Álvaro Arbeloa sait parfaitement où il met les pieds, et la gestion des égos ne semble pas l’effrayer. « Nous avons une équipe composée d’excellents joueurs, et ce sont tous de très bons gars. Personne n’est plus intéressé par la conquête de titres que les joueurs eux-mêmes », a-t-il déclaré en conférence de presse. Les journalistes espagnols ont rapidement évoqué l’épisode du Clásico entre Vinícius Júnior et Xabi Alonso, lorsque le Brésilien avait montré son mécontentement après son remplacement.
Arbeloa a éludé la question avec habileté : « Le feuilleton Vini-Xabi lors du Clásico ? Je suis concentré sur le match de demain. J’ai de la chance d’avoir Vini ; il est adoré par tous les fans. » Il a conclu en évoquant la finale : « Celui qui s’amuse, qui rit, qui danse, c’est ce Vini-là que je veux. » Les résultats à venir auront un impact direct sur la crédibilité du nouvel entraîneur auprès de ses joueurs. Le cas Vinícius n’est qu’un exemple parmi d’autres.
Álvaro Arbeloa devra également trouver la bonne formule pour faire cohabiter Kylian Mbappé et Vinícius Junior. Sur le papier, ce duo semble être le meilleur du monde, mais après une saison et demie, le rendement reste décevant. Depuis son arrivée à Madrid, le Français occupe une place centrale dans l’attaque, reléguant parfois Vinícius dans l’ombre.
Positionné en numéro 9, Mbappé affectionne pourtant le côté gauche. En match, il se rapproche souvent de la ligne de touche, se retrouvant très proche du Brésilien. Une situation idéale pour les défenses adverses, qui peuvent ainsi enfermer les deux stars. Vinícius exprime pleinement son potentiel lorsqu’il dispose d’espace à attaquer, chose devenue plus rare avec Mbappé à ses côtés.
Sous les ordres d’Ancelotti la saison passée, l’ancien de Flamengo a progressivement perdu confiance, ce qui se traduit aujourd’hui par une irrégularité marquée. Moins décisif, moins percutant, il a récemment mis fin à une disette de 16 matchs sans but lors de la finale face à Barcelone. Malgré la défaite, sa prestation a été saluée, notamment parce qu’il évoluait aux côtés de Gonzalo García, un véritable numéro 9. Ancelotti comme Xabi Alonso n’ont jamais trouvé la solution. Et si Arbeloa détenait enfin la clé ?
Historiquement, le Real Madrid n’a jamais manqué de solides références défensives : Sergio Ramos, Marcelo, Varane, Pepe… Ces dernières saisons, la situation s’est considérablement dégradée. Entre blessures à répétition et bricolage permanent, Ancelotti puis Alonso ont tenté tant bien que mal de colmater les brèches.
Le cas de Raúl Asencio, promu prématurément en équipe première, illustre les difficultés actuelles. Rüdiger, Alaba, Militão ou encore Ferland Mendy ont tous été touchés par de longues absences. Désormais épaulé par Antonio Pintus à la préparation physique, Arbeloa devra rapidement stabiliser ce secteur. Lors du dernier match, Aurélien Tchouaméni, aligné en défense, a vécu une soirée cauchemardesque. Le nouvel entraîneur pourrait rapidement dessiner un onze type, notamment en défense, afin de redonner des repères à une équipe en manque de certitudes.
Le chantier d’Álvaro Arbeloa s’annonce immense. La durée de son mandat reste floue et ressemble fortement à un intérim jusqu’à la fin de la saison, avant que le Real Madrid ne tente d’attirer un entraîneur de renom. Mais une chose est sûre : Arbeloa a une carte à jouer.









































