Le Journal du Real
·15 août 2026
Les 3 maux que le Real Madrid doit soigner pour reconquérir la Liga

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·15 août 2026

Ce week-end, la Liga reprend ses droits avec Deportivo Alavés - Getafe et FC Séville - Rayo Vallecano à l’affiche. Il faudra patienter jusqu’au déplacement face à l’Espanyol, le week-end prochain, pour voir José Mourinho et ses joueurs fouler à nouveau une pelouse de championnat.
Et cette saison s’annonce d’une importance particulière. Depuis 2008, le Real Madrid a soulevé cinq titres de champion. Repartir sans rien cette année reviendrait à n’en gagner qu’un seul sur les cinq dernières saisons, face à un FC Barcelone loin d'être aussi dominant que dans les années 2010. Pour éviter ce scénario, Florentino Pérez est allé chercher l’homme derrière la fameuse “Liga de los récords” de 2011/12, quand Madrid avait tout explosé sur son passage avec 100 points et 121 buts marqués. Kylian Mbappé,lui, a déjà annoncé la couleur "Cette année, on va gagner des titres".
L’été a suivi la même logique. Marc Cucurella, Denzel Dumfries, Bernardo Silva, Ibrahima Konaté et Yan Diomandé. Le club n’a pas lésiné sur les moyens pour renforcer l’équipe à peu près partout. Avec un tel effectif et de tels investissements, repartir les mains vides serait difficile à justifier.
L’argent ne règle pourtant pas tout. Sur les deux dernières saisons de championnat, le Real Madrid joue presque deux visages différents selon s’il évolue à domicile ou non. À la maison, tout va globalement bien. Ailleurs, c’est une autre histoire.
Seulement 21 victoires en 38 matchs disputés loin du Bernabéu sur cette période. À peine plus d’un match remporté sur deux. Un chiffre étonnant pour une équipe censée faire trembler n’importe quel stade d’Espagne.
L’écart devient encore plus parlant quand on regarde le passé du Spécial One lui-même sur ce banc. Lors de ses deux premières saisons à Madrid, entre 2010 et 2012, il avait remporté 29 de ses 38 rencontres à l’extérieur. Huit victoires de plus sur le même nombre de matchs.
Autre chantier urgent : les matchs face aux vrais rivaux. Sur les deux dernières saisons, le Real Madrid a perdu trois des quatre Clásicos en Liga disputés contre le Barça. Sa seule victoire, 2-1, était venue face à un Barça privé de Hansi Flick, Raphinha, Robert Lewandowski et Joan García. En 2024/25, Madrid avait pourtant recollé à 4 points du Barça à quatre journées de la fin. Puis tout s’est écroulé au Montjuïc, dans une défaite 4-3 qui a coûté cher.
Contre l’Atlético, le bilan ne rassure pas plus. Deux matchs nuls en 2024/25, une lourde défaite 5-2 la saison suivante, puis une victoire 3-2 au retour. Dans ces face-à-face qui comptent double, Madrid n’a jamais réussi à prendre l’ascendant.
Dernier point et pas des moindres, la capacité à ne pas s’effondrer d’un coup. La saison passée, le Barça n’a jamais enchaîné deux résultats ratés d’affilée en championnat. Cette constance a fait toute la différence dans la course au titre.
Le Real Madrid, lui, n’a jamais su tenir la première place une fois qu’il l’avait. Entre novembre et décembre 2025, sous Xabi Alonso, l’équipe a traversé une série où elle n’a gagné qu’un seul match sur cinq. Puis, une fois la tête du classement reconquise sous Arbeloa, deux défaites de suite contre Osasuna et Getafe ont tout fait dérailler.
Même scénario l’année d’avant. En 2024/25, sous Carlo Ancelotti, les Merengues avait aussi traversé une série d’un seul match gagné sur cinq, avec des défaites contre l’Espanyol et le Betis qui avaient fait fondre sept points d’avance sur Barcelone. Un même symptôme, saison après saison, peu importe qui est sur le banc. Mourinho devra le corriger s’il veut vraiment ramener la Liga à Madrid.
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