Le Journal du Real
·4 juin 2026
Les deux dernières cartes à jouer d'Enrique Riquelme pour sa campagne

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·4 juin 2026

Depuis plusieurs jours, Enrique Riquelme distille les grandes lignes de son projet présidentiel. Raúl comme directeur sportif, Hierro à la tête de La Fábrica, Rodri et Haaland comme recrues phares. Des noms qui font rêver et des annonces qui font débat.
Mais une dernière information en date, rapportée par Rodra, donne à ce projet une dimension inédite : selon des proches du candidat, Riquelme serait prêt à vendre Vinicius Junior pour financer son mercato. Une révélation qui, si elle se confirme, changerait énormément de choses au Real Madrid.
L'équation n'est pas nouvelle dans les couloirs du football européen, mais l'entendre formulée aussi clairement dans le contexte de la campagne présidentielle madrilène constitue un tournant. Riquelme envisagerait de se séparer du Brésilien pour dégager les fonds nécessaires ou peut-être simplement libérer une place en attaque pour Erling Haaland.
Le timing n'est pas anodin, étant donné que le contrat de Vinicius court jusqu'en 2027, et que les négociations de prolongation sont dans l'impasse depuis des mois. Sa valeur marchande, estimée à environ 200 millions d'euros en temps normal mais réduite à 150 millions d'euros à un an de la fin de son bail, représente précisément le levier financier dont un club aurait besoin pour aller chercher le Norvégien à Manchester City.
Riquelme lui-même avait posé les bases de cette ambition lors de son passage dans l'émission El Hormiguero, en promettant publiquement l'arrivée de Haaland et de Rodri en cas de victoire dimanche. Il avait même signé une garantie personnelle : si ces deux joueurs ne rejoignaient pas le Real Madrid, il rembourserait à 100% les cotisations des socios pour la saison suivante. Une déclaration fracassante, qui a immédiatement été démentie par l'entourage du joueur. Le père d'Haaland, Alfie, et son agent Rafaela Pimenta, ont répondu d'une seule voix : « Tout cela est très divertissant, mais pas vrai ».
Le contexte autour de Haaland rend l'opération particulièrement complexe. Le Norvégien est lié à Manchester City jusqu'en 2034, mais il existe des rumeurs persistantes autour d'une clause libératoire dans son contrat, mais son montant n'a jamais été confirmé. Ce qui est certain, en revanche, c'est que Haaland a toujours affiché une admiration pour le Real Madrid et que son entourage n'a jamais totalement fermé la porte à long terme. Vendre Vinicius Junior pour le financer serait audacieux de la part de Riquelme. Certains diront aventureux.
L'autre pilier du projet Riquelme s'appelle Jürgen Klopp. Le candidat aurait déjà tenu deux réunions avec des représentants proches du technicien allemand, actuellement directeur mondial du football chez Red Bull. Riquelme en avait lui-même ouvert la porte dans Marca il y a quelques jours, déclarant sans ambiguïté : « J'adorerais le voir entraîner le Real Madrid, tôt ou tard ». Le message était clair.
Dans une interview accordée à AS, l'entrepreneur espagnol a également déclaré qu'il faisait son maximum pour ramener un entraîneur qui le ferait rêver en tant que supporter du club. Klopp semble être l'élu de sa direction sportive.
Klopp avait lui-même confié à un proche, Miroslav Tanjga, ses deux grands rêves de fin de carrière : sélectionner l'Allemagne et entraîner le Real Madrid. Des mots qui ont pris une résonance particulière dans ce contexte électoral et le projet de Riquelme. Mais il y a un obstacle de taille, et il s'appelle Oliver Mintzlaff. Le CEO de RB Leipzig et dirigeant du groupe Red Bull a été catégorique : l'engagement de Klopp envers le groupe est total.
Riquelme compte néanmoins annoncer son entraîneur vendredi ou samedi, soit à la veille du scrutin. Un nom qui, selon lui, serait capable de « redonner une identité forte au Real Madrid ». Si ce nom est bien celui de Klopp, cela signifierait que des discussions avec Red Bull ont progressé de manière significative en coulisse, loin des déclarations publiques. Si c'est un autre profil, la campagne de Riquelme aura joué sur l'effet d'attente jusqu'au bout.
Ce qui frappe dans la stratégie de Riquelme, c'est la cohérence du récit qu'il construit. Chaque annonce s'emboîte dans la suivante : un staff de légendes avec Raúl et Hierro, un entraîneur charismatique et reconnu mondialement, des recrues capables de redonner le souffle épique que Madrid a perdu ces deux dernières saisons. Le tout financé, en partie, par la vente d'un joueur dont l'avenir au club n'est de toute façon plus assuré.
Mais entre le récit et la réalité opérationnelle, les obstacles s'accumulent. Haaland sous contrat jusqu'en 2034, Klopp lié à Red Bull sans clause de sortie, l'entourage du Norvégien qui dément tout accord. Le projet Riquelme est séduisant sur le papier. Dimanche, les socios décideront s'ils sont prêts à lui faire confiance pour le transformer en réalité.







































