« Les gens l’ont défoncé » : de cible de toute l’Italie au rôle retrouvé de leader de la Squadra Azzurra juste avant de défier la France | OneFootball

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·30 septembre 2026

« Les gens l’ont défoncé » : de cible de toute l’Italie au rôle retrouvé de leader de la Squadra Azzurra juste avant de défier la France

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Comme Tuttosport, Alessandro Bastoni vient de traverser sept mois particulièrement difficiles, entre polémiques, sifflets et désillusion sportive. Tout a commencé le 14 février à San Siro, lors d’Inter-Juventus. Le défenseur avait simulé une faute provoquant l’expulsion de Kalulu, avant de célébrer la décision arbitrale comme s’il venait de marquer. La scène avait déclenché une véritable tempête : Bastoni est devenu la cible des supporters italiens et a été sifflé dans plusieurs stades jusqu’à la fin de la saison.

Le calvaire s’est poursuivi le 31 mars à Zenica, lors du barrage décisif pour le Mondial contre la Bosnie. Déjà sous pression, le défenseur a été expulsé pour avoir annihilé une occasion nette de but. De février à juillet, il a vécu dans un véritable « frullatore », un tourbillon émotionnel, tout en continuant à travailler en silence. Sa famille et l’Inter, de Beppe Marotta au personnel d’Appiano Gentile, l’ont soutenu. Cristian Chivu l’a également constamment protégé : « Les gens l’ont défoncé », tout en estimant que Bastoni n’avait pas besoin d’être « récupéré psychologiquement ».


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Son absence au Mondial lui a finalement permis de bénéficier d’un été plus calme, après plusieurs années passées sur les terrains. Suspendu contre la Belgique, il a retrouvé la sélection à Bursa, face à la Turquie. Et de quelle manière : son quatrième but avec l’Italie a offert le 1-0 et lancé la victoire 4-1, comme une première lumière au bout du tunnel.

Après la rencontre, Bastoni a surtout endossé le costume de leader : « Je me sens redevable envers les Italiens et je le serai pendant les quatre prochaines années. » Il réclame de « l’équilibre et de la patience » pour cette nouvelle génération et demande aux supporters de protéger les jeunes joueurs : « S’il y a quelqu’un à attaquer, faites-le avec nous, qui avons les épaules plus larges. »

Puis cette phrase, presque comme une libération : « De temps en temps, ça fait du bien d’être heureux. »

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