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·15 février 2026
Les marseillais dans la crise

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·15 février 2026

L’Olympique de Marseille devait absolument gagner, hier, pour regagner la confiance de leurs supporters. Raté ! Les Olympiens, alors que le match était bien embarqué, puisqu’ils menaient 2-0, ont encore craqué dans le dernier quart d’heure, dans ce qu’il semble devenir une habitude. Pas de quoi apaiser les tensions.
Alors que les supporters des virages Nord et Sud ont choisi de ne pas assister aux quinze premières minutes du match pour montrer leur colère, les Olympiens ont plutôt bien démarré, malgré les sifflets et l’ambiance hostile. Procédant en contre, avec un 4-2-3-1 prudent choisi par Pancho Abardonado, les Marseillais ont laissé la possession aux strasbourgeois, pour mieux les accueillir. Et cela a semblé d’abord efficace. Alors qu’une foule d’ultra a commencé à entrer dans les Virages, Greenwood, sur une superbe passe de Gouiri, a choisi ce moment pour marquer son 14e but de la saison. Puis, en retour de seconde période, Amine Gouiri est passé de passeur à buteur, pour faire le break. L’OM semblait alors à l’abri.
Mais les marseillais sont retombés dans leurs travers. Alors que tout semblait bien engagé pour reconquérir un peu leur public, l’OM a coulé. Nanasi, dans un premier temps, s’est baladé dans la surface marseillaise et a inscrit le but de l’espoir, à la 74e minute. Puis, comme beaucoup trop souvent cette saison, l’OM a craqué à la toute fin du temps additionnel. Emerson est coupable d’une faute dans la surface, sur Gessine Yassine, qui sortira sur blessure, et le pénalty est sifflé par François Letexier. Panichelli ne se fait pas prier pour envoyer un missile à Rulli, qui n’a pas eu la main assez ferme. Score final : 2-2, sous les hués du Stade Orange Vélodrome.
Le match avait commencé déjà sous tension. Malgré l’absence des ultras, ces derniers se sont faits entendre et ont copieusement sifflé l’entrée des joueurs et le nom de certains cadres, comme Pavard ou le capitaine du jour, Hojberg. Tout le long du match, des banderoles hostiles aux dirigeants marseillais, en particulier Pablo Longoria et Frank McCourt, ont été brandies. Et les tensions ne sont pas apaisées.
Au coup de sifflet final, la bronca est descendue des travées du Vélodrome. Une cinquantaine de supporters marseillais, pour la plupart cagoulés, ont tenté de franchir les portes vitrées des salons et de la corbeille présidentielle, sur le parvis du Vélodrome. Ils n’ont pas réussi à pénétrer dans le Zone VIP, grâce à la célérité des stadiers. Ambiance délétère à Marseille.









































