Le 11
·11 janvier 2026
Les notes de LOSC – OL : Bodart coupable, Giroud en souffrance

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·11 janvier 2026

Piégé d’entrée après une erreur d’Arnaud Bodart, le LOSC s’est incliné face à l’OL (1-2), ce dimanche, aussi à cause d’un secteur offensif peu inspiré. De 3 à 6, découvrez nos notes après cette rencontre comptant pour les 16es de finale de Coupe de France.
Sa passe décisive l’a récompensé d’une activité folle. Dans un LOSC stérile par séquences, Hakon Haraldsson (6) a bien tenté de secouer le cocotier par son dynamisme et son intensité. Impliqué dans tous les circuits de passe lillois, il est – et de loin – le Dogue ayant touché le plus de ballons (82). L’Islandais a aussi eu une bonne présence en zone dangereuse, à l’image de ce bon placement sur le but lillois, où il ferme au second poteau avant de servir Nathan Ngoy (1-1, 28′). Jamais avare en efforts défensifs, comme à son habitude, il a même occupé un rôle de relayeur lorsque le LOSC est passé en 4-4-2 en fin de match.
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Aux côtés d’un Nabil Bentaleb (6) une nouvelle fois reculé en charnière centrale et encore très solide, Nathan Ngoy (6) a lui aussi tenu son rang. S’il est pris dans le profondeur sur le premier but, difficile de lui reprocher de faire confiance à Arnaud Bodart (0-1, 1′). Pour le reste, hormis quelques choix de passe qui ont pu agacer Bruno Genesio (24′), le Belge a fait preuve de solidité pour limiter l’influence de Pavel Sulc dans sa zone, et intervenir devant Endrick quand le besoin s’en faisait sentir (69′). Surtout, le défenseur est auteur du but de l’égalisation avec un dépassement de fonction bien senti pour propulser le ballon dans le but quasi vide (1-1, 28′).
Certes, Félix Correia (5) est à l’origine du seul but du LOSC, avec ce centre au cordeau venu piéger Rémy Descamps sur sa sortie (1-1, 28′) et a offert quelques passes en profondeur pertinentes. Mais le Portugais, préféré à Marius Broholm ou encore Ethan Mbappé à droite, a aussi affiché le même manque de percussion et de pouvoir d’élimination dans le un-contre-un (seulement un dribble tenté, et manqué). Une lacune assez regrettable pour un ailier, et qui a aussi causé une bonne partie de la stérilité offensive du LOSC.

Dave Winter/FEP/Icon Sport
Les matchs se suivent et ne se ressemblent pas pour Arnaud Bodart (3). Doublement fautive à Nice, puis déterminante contre Saint-Maur, la doublure de Berke Özer a encore basculé du mauvais côté face à l’OL. Et il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour le constater. Au bout de 45 secondes, le Belge, en grande difficulté à l’heure d’appréhender la trajectoire de ce long ballon et de se situer en conséquence, manquait totalement son intervention et était surpris par Afonso Moreira, qui ouvrait le score (0-1, 1′). Il a beau avoir réalisé 4 arrêts, tous l’étaient sur des frappes axiales et le mal était déjà fait, bien qu’il ne soit pas à incriminer sur le second but lyonnais.
Contraint d’enchaîner à la pointe de l’attaque du LOSC en l’absence d’Hamza Igamane, à la CAN avec le Maroc, Olivier Giroud (3) est en souffrance face à l’OL. Encore ce dimanche soir, l’avant-centre de 39 ans a trop peu pesé sur la défense lyonnaise, était trop peu souvent intégré dans les circuits offensifs lillois (20 ballons touchés, 1 seul au bout de 20 minutes) et à chaque fois trop court sur les bons centres de ses coéquipiers (36′, 62′). Son gabarit, sa grande force, s’est heurté à l’impact d’un Ruben Kluivert. Ce duel perdu face au Néerlandais dans le cœur du jeu qui débouche directement sur une frappe de l’OL est un symbole (72′).
Confirmé au poste d’ailier gauche, Matias Fernandez-Pardo (4) peine encore à retrouver la bonne formule, celle de l’ailier dynamiteur et dévastateur d’il y a quelques mois. L’attaquant de 20 ans – que la défense lyonnaise, agressive sur lui, avait bien identifié – a encore eu tout le mal du monde à faire la différence en un-contre-un (3 dribbles tentés, aucun réussi) et n’a pas su faire parler sa pointe de vitesse pour exploiter la profondeur. En crise de confiance apparente, l’ancien de la Gantoise a été plus menaçant lorsqu’il a été réaxé dans le 4-4-2 utilisé en fin de match, avec moins de mètres à parcourir pour attaquer la surface. Sans franc succès non plus.
Enzo PAILOT, à Villeneuve-d’Ascq
Les notes de LOSC – OL :
Bodart (3) – Meunier (5), Ngoy (6), Bentaleb (6), Perraud (5) – André (5), Bouaddi (4) – Correia (5), Haraldsson (6), Fernandez-Pardo (4) – Giroud (3)
Crédits photo : Johnny Fidelin/Icon Sport









































