Calciomio
·27 mai 2026
Les onze meilleurs talents italiens de la saison 2025/2026 de Serie B

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·27 mai 2026

Comme le raconte transfermarkt.it, après tout, ce n’est pas la première fois que la Serie B se révèle être une véritable fabrique de futures stars. Il suffit de penser à l’apport de Pio Esposito dans l’Inter championne d’Italie 2025/26 ou au fait que le joueur italien le plus précieux d’aujourd’hui et de l’histoire, Sandro Tonali, s’est formé précisément en deuxième division avec Brescia. Voici donc les 11 talents sélectionnés.
TOMMASO MARTINELLI (Fiorentina/Sampdoria)
Le gardien de la Fiorentina prêté à Gênes n’est pas un nom inconnu. Il avait déjà été mis en avant dans le Talents Calendar 2023, où son histoire et sa formation avaient été racontées. Entre-temps, le joueur né en 2006 à Bagno a Ripoli a grandi en apprenant aux côtés de De Gea, a débuté en Serie A, disputé trois matches de Conference League et conduit une Sampdoria en plein chaos vers des eaux plus tranquilles.
Grâce notamment à sa taille, Martinelli couvre énormément de terrain dans son but. Associé à une grande réactivité et à un placement incroyablement mature, cela en fait un gardien difficile à surprendre. Tout laisserait penser à un profil “très italien”, pour citer Stanis La Rochelle, mais son jeu au pied le place aussi dans la catégorie des gardiens modernes capables d’aider leur équipe dans la relance. De Gea n’est pas certain de rester : son heure est-elle arrivée dans le club qu’il considère comme chez lui ?
GADY BEYUKU (Modène)
Modène a eu le nez creux en recrutant un jeune joueur qui était titulaire avec l’équipe de France U20 lors de la Coupe du monde disputée l’automne dernier. Et ce n’est pas anodin. Beyuku présente déjà un profil très avancé sur le plan athlétique : sa capacité à se projeter et à porter le ballon vers l’avant en transition rend sa contribution tangible, même si techniquement et dans la qualité de frappe, il a encore une marge de progression.
Agressif au pressing, peut-être même parfois trop porté sur l’anticipation, il possède les qualités nécessaires pour évoluer comme défenseur axial droit dans une défense à trois, comme cela lui est déjà arrivé. Une saison supplémentaire en Serie B pourrait lui être bénéfique, mais être encadré dès maintenant en Serie A pourrait aussi accélérer son développement et l’amener vers son plein potentiel.
RAPHAEL KOFLER (Südtirol)
C’est le talent maison du club du Tyrol du Sud, et le moment est venu pour lui de passer un cap. Né en 2005, le défenseur central de Merano possède tout pour s’imposer immédiatement et séduire aussi bien le marché italien qu’allemand : une maturité au-dessus de la moyenne, une qualité technique remarquable pour un défenseur, de l’élégance dans les mouvements, de la précision dans les interventions et une grande régularité durant toute la rencontre.
À seulement 21 ans, Kofler montre déjà qu’il peut exister à un niveau supérieur et qu’il possède la personnalité pour diriger une défense dans les deux phases du jeu. Son passé de milieu de terrain contribue à faire de lui un joueur particulièrement complet dans le football moderne.
MATTEO PALMA (Udinese/Sampdoria)
Autre jeune au potentiel immense déjà évoqué dans notre Talents Calendar 2024, Palma possède une double nationalité mais semble pour l’instant privilégier l’Allemagne, même s’il a porté le maillot italien chez les U15. Il serait donc judicieux de tenter de le convaincre. Car le garçon est considéré comme un élu : il a brûlé les étapes avec l’Udinese et démontre aujourd’hui, à peine majeur, qu’il possède les qualités nécessaires pour changer le destin d’une équipe de Serie B irrégulière comme la Sampdoria, aux côtés du déjà cité Martinelli.
Comme l’avait écrit Aniello Luciano, Content Manager de Transfermarkt.it, Palma est “très doté athlétiquement, exploite sa taille pour dominer le jeu aérien et les duels physiques. Malgré une structure imposante, il possède une bonne mobilité, défend intelligemment les espaces dans son dos et sait occuper ceux vers l’avant lors de la construction. Il prend des risques en attirant le pressing adverse et casse les lignes grâce à des passes fluides. Un véritable défenseur moderne”.
FARÈS GHEDJEMIS (Frosinone)
Saison exceptionnelle pour le joyau adopté par Frosinone, mais attention : son avenir pourrait être loin du Latium, voire même de l’Italie. La saison passée, Ghedjemis n’avait pas particulièrement brillé et, hormis quelques éclairs de talent, rien ne laissait présager une explosion aussi spectaculaire.
Dépasser largement la barre des dix buts en Serie B n’est pas simple, et cela concerne généralement des avant-centres expérimentés, pas des ailiers de 23 ans. Mais l’Algérien ne fait pas que courir : il repique pour frapper, attaque la surface, tente sa chance de loin et affiche un bagage technique intéressant qui attire déjà l’attention de clubs italiens et français, pays où il a grandi. L’heure des choix approche pour l’ailier droit de Frosinone.
ISSA DOUMBIA (Venezia)
MVP absolu de la Serie B, le milieu de terrain originaire de Treviglio se déplace comme un top joueur, performe comme un top joueur et attire l’attention des plus grands clubs, preuve supplémentaire que la Serie B devient un laboratoire de talents de plus en plus intéressant. Milan, Atalanta, Inter, Roma, Benfica, Sporting : tout le monde se renseigne auprès du club vénitien, et son avenir semble déjà tracé, qu’il décide de rester avec Venezia en Serie A ou de partir vers des horizons plus ambitieux, avec le Portugal qui l’appelle comme les sirènes appelaient Ulysse.
Les trois grands clubs portugais se trompent rarement en matière de talent et parviennent souvent à transformer les jeunes en stars mondiales vendues à prix d’or. Doumbia possède toutes les caractéristiques pour exploser : gros physique, excellente mobilité, capacité à défendre et couvrir énormément de terrain, mais aussi une nouvelle efficacité offensive, comme le montrent ses buts et ses passes décisives. Un profil extrêmement moderne que l’Italie risque de laisser filer.
CHRISTIAN COMOTTO (Milan/Spezia)
Fils de l’ancien joueur Gianluca Comotto, qui a disputé 277 matches de Serie A, Christian est un talent promis à faire parler de lui très rapidement. Passé par Pérouse puis Florence avant de rejoindre le centre de formation du Milan, le Milan Futuro était déjà devenu trop étroit pour lui et, à seulement 17 ans, il a été envoyé en Serie B.
Malgré son âge et le contexte du Spezia, il a déjà montré une personnalité surprenante : vision du jeu, grande qualité technique et capacité à gérer le ballon ainsi que le rythme du jeu comme un vétéran. Sur le terrain, il possède une élégance naturelle, une qualité de plus en plus rare, mise au service d’un cerveau qui pense vite et sait quoi faire avant même de recevoir le ballon. Son apprentissage en Ligurie le renforce, mais il lui faudra désormais trouver l’environnement idéal pour exploser, que ce soit dans une équipe plus compétitive ou au Milan, entouré de joueurs expérimentés capables de le guider.
ALPHADJO CISSÈ (Milan/Catanzaro)
Le Verona possédait son contrat, Catanzaro est le club qui l’a lancé, et le Milan celui qui a remporté la mise en janvier en l’achetant avec anticipation. Cissé s’est montré polyvalent, intelligent et débordant d’énergie. En Calabre, il a trouvé le contexte idéal pour exprimer toute son envie de mettre en avant ses qualités techniques et sa créativité balle au pied, une envie presque contagieuse tant il a habitué les défenses adverses à souffrir face à lui.
Seule ombre au tableau : une blessure qui a cassé son rythme et qui pourrait l’obliger à repartir à la poursuite du temps perdu la saison prochaine. Mais sa qualité technique, sa capacité à éliminer les défenses adverses, son dribble et son apport dans le jeu collectif ont déjà convaincu les Rossoneri de dépenser 8 millions d’euros plus bonus pour sécuriser le talent né à Trévise, déjà apparu à deux reprises avec l’Italie U21.
YANIS MASSOLIN (Inter/Modène)
D’un côté à l’autre de Milan, les Nerazzurri ont eux aussi observé la Serie B et réservé un talent. Il s’agit de Massolin, arrivé à Modène l’été dernier pour seulement 700 000 euros avant d’être déjà revendu à l’Inter pour 3,5 millions plus divers bonus, preuve que le club milanais a été séduit par un profil particulièrement atypique.
Le milieu offensif, souvent utilisé comme mezzala mais aussi en soutien de l’attaque, mesure presque deux mètres, mais il ne se distingue pas tant par son occupation de la surface que par son toucher de balle élégant et ses mouvements étonnamment légers pour un joueur de cette taille. Par moments, le Franco-Algérien semble se déplacer sur la pointe des pieds, timidement, avant de trouver soudainement la passe décisive ou le bon déplacement. Son évolution reste encore à définir et à orienter, mais une place en Serie A semble indispensable pour évaluer sa capacité d’adaptation à un contexte plus compétitif. Sera-t-il un joueur de l’Inter ?
EMANUELE RAO (Napoli/Bari)
Ferrare a pleuré la faillite de la SPAL, le club d’Emanuele Rao jusqu’à la saison 2024/25. Naples a flairé la bonne affaire et recruté le jeune joueur avant de le laisser en prêt à Bari, club appartenant également à la famille De Laurentiis. Dans une saison compliquée pour les Pouilles, le petit joyau de Rovereto s’est malgré tout distingué, devenant au fil des mois le joueur le plus brillant et précieux des Biancorossi.
Rao se distingue par son dribble, sa fréquence de touches de balle en conduite et son excellent contrôle, qu’il utilise aussi bien en transition que dans ses appels. Malgré son jeune âge, il a également beaucoup aidé son équipe devant le but. Son mois de mars a montré à toute l’Italie qu’il était prêt à exploser, même s’il lui manque encore de la constance et davantage de détermination, des qualités difficiles à afficher dans un contexte aussi compliqué.
CRISTIAN SHPENDI (Cesena)
Deuxième saison consécutive en Serie B pour Cristian Shpendi, frère de Stiven. Véritable dynamite en Serie C il y a deux ans, l’attaquant albanais né à Ancône atteint une nouvelle fois la barre des dix buts en deuxième division. Contrairement à sa première saison, il a cependant appris à davantage jouer pour l’équipe, notamment parce qu’il ne possède pas le profil physique de l’attaquant moderne qui écrase les défenses grâce à sa puissance athlétique. Une évolution vers un style plus moderne pourrait d’ailleurs lui être très utile afin d’éviter de manquer le train comme cela a pu arriver à son frère, lancé avec énormément d’envie mais encore trop inexpérimenté.
Cristian semble désormais se rapprocher d’un profil d’attaquant mobile, qui attaque la profondeur et le but sans rester figé dans la surface, préférant les appels dans le dos des défenses au jeu dos au but. Il lui manque peut-être encore quelques buts, trop peu ayant été inscrits dans le jeu au cours de ces deux saisons, mais toutes les bases d’une évolution positive sont réunies.
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