Le Journal du Real
·13 janvier 2026
Les raisons de la rupture entre le Real Madrid et Xabi Alonso sont connues

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·13 janvier 2026

Le Real Madrid n’accorde que rarement du temps lorsque les signaux deviennent négatifs, et la situation vécue par Xabi Alonso en est une nouvelle illustration. Arrivé l’été dernier avec l’étiquette d’entraîneur prometteur et un discours ambitieux, le technicien basque incarnait un nouveau cycle censé insuffler énergie, pressing et modernité au jeu madrilène.
Les premiers mois ont entretenu l’illusion d’un projet solide, notamment avec la bonne Coupe du monde des clubs en juin, avec quelques performances encourageantes et une adhésion apparente du vestiaire. Pourtant, derrière cette façade, les doutes se sont rapidement accumulés, tant sur le terrain qu’en interne. La Supercoupe d’Espagne perdue face au FC Barcelone a finalement servi de révélateur et de point de rupture, précipitant une décision que beaucoup jugeaient inévitable.
Sur le plan sportif, le bilan n’a jamais totalement convaincu. Le Real Madrid n’a pas remporté la Coupe du monde des clubs et a montré de grandes difficultés face aux blocs bas, un problème récurrent déjà observé lors de la fin de l’ère Ancelotti. Le pressing haut, présenté comme l’une des marques de fabrique du nouveau projet, a progressivement disparu, notamment après la lourde défaite concédée au Metropolitano (5-2 face à l’Atlético).
Selon Marca, l’équipe a semblé perdre en intensité physique et en énergie collective, au point que la préparation athlétique a été remise en question en interne, marquant le manque de soutien du vestiaire envers son coach. Le manque de constance dans le jeu et l’absence d’identité claire ont peu à peu érodé la confiance accordée à l’entraîneur.
Marca affirme qu’au-delà des résultats, le Real Madrid a souffert d’un déficit criant de créativité au milieu de terrain. Le départ de Luka Modrić, décidé par le club malgré les réserves de Xabi Alonso, a laissé un vide que le recrutement n’a pas comblé. Les profils présents, comme Tchouaméni, Camavinga ou Valverde, apportent puissance et volume, mais peinent à dicter le tempo et à structurer le jeu.
Jude Bellingham, souvent déplacé, n’a jamais pu s’installer durablement dans un rôle de véritable chef d’orchestre. Cette carence s’est traduite par un recours excessif au jeu long, notamment lors de la Supercoupe en Arabie saoudite, donnant une image jugée indigne des standards madrilènes. Au Real Madrid, la manière compte autant que le résultat, et cette perte de contrôle a été lourdement sanctionnée par la direction merengue.
Enfin, la gestion humaine a joué un rôle central dans la rupture. Très exigeant et méthodique, Xabi Alonso a imposé un style plus rigide que son prédécesseur, mal accepté par une partie du vestiaire du Real Madrid, qui y voyait une perte d’autonomie et de liberté, dévoile Marca. Les tensions avec Vinicius, régulièrement remplacé et publiquement contrarié, ont cristallisé le malaise.
Le club a choisi de ne pas intervenir, laissant l’entraîneur seul face à un groupe de plus en plus divisé. La mise à l’écart progressive de jeunes joueurs comme Güler ou Mastantuono a également brouillé le message initial du projet. Isolé, fragilisé et sans résultats forts pour le protéger, Xabi Alonso a fini par payer le prix fort dans un club où l’exigence immédiate ne laisse aucune place à l’erreur.









































